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Depuis la rentrée scolaire, le petit ami de Sara, Skyler, n’est plus le même. Après une nuit passée ensemble, Sara découvre avec effroi qu’elle est enceinte. Mais ce qui est dingue dans tout cela, c’est le fait qu’elle soit enceinte... de neuf mois ! Dans un souci de garder cela secret, Sara va se confier uniquement auprès de son ancienne meilleure amie, Hayley. Les deux amies vont alors rapidement se rendre compte que cette grossesse soudaine et fulgurante va devenir leur pire cauchemar... et pas uniquement pour elles !



L'AVIS:

Nous allons aujourd’hui nous pencher sur "Snatchers", un petit film américain réalisé par deux amis d'enfance californiens dont c'est ici le premier long-métrage. Prévu pour être au départ une web-série, ce film est entre autres passé par le festival SXSW d’Austin et le prestigieux festival de Sitges en 2019 avant d’arriver par chez nous en début 2020 sur Gérardmer.

Projeté en compétition officielle et présenté en tant que film d’ouverture sur la « Perle des Vosges », on peut dire que "Snatchers" a fait l’objet d’une belle mise en avant par les organisateurs du festival de Gérardmer ! Mais le film en valait-il vraiment la chandelle ?



Le hic avec les teen movies mêlant humour et fantastique, c’est que nous avons cette désagréable impression bien souvent de revoir le même genre de film depuis une grosse dizaine d’années, avec les mêmes ficelles scénaristiques, les mêmes profils de protagonistes, les mêmes styles de gags mêlant cul et absurde... Et malheureusement, "Snatchers" n’échappe pas à cette similitude dommageable que l’on retrouve dans trois quarts des longs métrages issus de cette catégorie filmique.

Présentant les mêmes défauts que ses petits copains (tout en offrant toutefois quelques qualités que nous aborderons dans la troisième et dernière partie de cette chronique), le film de Stephen Cedars & Benji Kleiman mêlant film de monstre et film de parasite (nous pensons inévitablement à "La chose (1982)", "Elmer le remue méninges" ou encore "the faculty" pour ne citer qu’eux) s'avère en effet bien trop classique dans sa narration et surtout dans sa façon de mener l’intrigue.
Empruntant des sentiers déjà maintes fois battus et ne cherchant que trop peu à innover - si ce n'est pour nous montrer le vilain petit parasite contrôler les humains en se fixant sur la nuque de ceux-ci (sympa !) - nous alternons entre ennui et petits sourires de coin tout au long du film... Les gags tombent très très souvent à plat dans la première partie (ce qui en deviendrait presque gênant tellement cette volonté de faire de l’humour semble sincère de la part de nos deux cinéastes...) et les dialogues s’avèrent guère intéressants et assez enfantins quand il s'agit de faire parler entre elles les protagonistes du film.

Et du côté de l’intrigue, ce n’est guère mieux : nous avons en effet droit à des raccourcis scénaristiques quelque peu navrants et surtout à une lenteur dans le développement de l'histoire hallucinante (le film parait faire 2h et non pas 1h30).

Voilà indéniablement ce qu’il en ressort des gros points faibles de "Snatchers".



Malgré tout, le film possède quelques petites choses sympathiques qui permettent finalement de rendre le visionnage « un minimum » appréciable.

Outre un duo féminin en guise d’héroïnes ma fois attachant, nous avons également droit à une petite poignée de personnages singuliers bien décalés (un fermier un peu foufou qui se la joue apprenti-scientifique, un jeune homme complètement timbré et légèrement versatile dans son comportement et ses paroles, un policier à la ramasse et dragueur, ou encore une mère de famille ayant du mal à passer à l'âge adulte : une jolie brochette de timbrés que voilà !) et à des créatures au look très eighties (exit les CGI dégueulasses) dont la particularité est, comme je l’ai déjà dit plus haut, de jouer les parasites et de contrôle le corps de leurs hôtes.

Par ailleurs, la deuxième partie de "Snatchers" arbore un rythme bien plus soutenu que dans sa première moitié et nous propose quelques scènes aux effets spéciaux de bonne facture (un headshot inattendu, un cocon bien fichu, quelques belles éclaboussures de sang...), si on en oublie les quelques meurtres hors champs (le massacre perpétré dans le commissariat aurait pu être bien plus graphique... L’une des grosses déceptions du film).

Voilà qui aide à faire quelque peu oublier les défauts de ce "Snatchers" finalement assez moyen dans son ensemble.



Bien moins divertissant qu’un "Freaks of nature" ou un "Tragedy girls" – tous deux passés également par Gérardmer et faisant partie de cette vague post-2000 de comédies fantastiques aux allures de teen movies - "Snatchers" réussit à redresser quelque peu la tête grâce à des personnages certes très stéréotypés mais amusants, des monstres originaux et des SFX de bonne facture. Du côté de l’humour (un brin casse-gueule) et du rythme (une lenteur effroyable dans sa première moitié), on repassera par contre... et ce sont bien là les points faibles indéniables de cette production qui, je pense, disparaitra définitivement des radars dans 2-3 ans...











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