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Dans la réserve de Red Crow, les morts reviennent à la vie à l’exception des habitants autochtones qui ne semblent pas touchés par cette épidémie. Shérif de la communauté mais également père avant tout, Traylor va devoir protéger la population et sa famille, tout en gérant tous les réfugiés blancs qui cherchent à se mettre à l’abri de cette contamination.



L'AVIS:

Du post-nuke, de la contamination/infection, du zombie, de l’action et de l’humour : le film canadien "Blood quantum" avait de quoi nous faire saliver lors de la 27ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer durant laquelle il fut présenté en compétition officielle.

Par ailleurs, mélanger la culture amérindienne avec des morts-vivants nous laissait entrevoir une sympathique sortie des sentiers battus, alors que le zombie movie peine depuis pas mal d’années maintenant à se renouveler et à proposer de réelles originalités (nous pourrons noter quelques idées nouvelles dans des films tels que "Miss zombie", "Les affamés" ou encore "The last girl : celle qui a tous les dons" mais plus de 90% des productions actuelles n’apportent clairement aucune réelle pierre à l’édifice).



Alors qu’en lisant le résumé nous étions tous dans l'attente de voir un film où les tomahawks, les arcs et les javelots allaient croiser les dents acérées de nos chers morts vivants, le tout dans une ambiance western-cheyenne et un contexte historique revisité, quelle ne fut pas la déception devant ce film canadien.

Car oui, exit tout ce que je viens de citer dans la paragraphe précédent : "Blood quantum" n’est pas la petite pépite que nous espérions. Le film de Jeff Barnaby ne vaut finalement que pour ses très nombreuses scènes sanglantes (ma fois très réussies), entre éviscérations (dont un joli clin d’œil au Romero "Le jour des morts-vivants"), décapitations, égorgements et autres joyeusetés perpétrées avec couteau, fusils, tronçonneuse, déchiqueteuse, sabre et autres armes utilisées à gogo!

Des séquences très saignantes, un second degré souvent utilisé et un humour bien présent (mais ne faisant pas forcément mouche à chaque fois, la faute à des personnages insipides et des dialogues creux) font de "Blood quantum" un film destiné aux festivals. Le genre de long-métrage devant lequel il fait bon rire car les séquences de massacres de zombies, gores à souhait et très diversifiées en ce qui concerne les mises à morts des morts-vivants, font souvent mouche et s’apprécient encore plus en groupes.



Le hic est que si l’on fait abstraction du côté saignant de l’entreprise, nous nous rendons compte qu’il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent dans "Blood quantum".
Dommage car cette grande métaphore sur le colonialisme et la discrimination raciale (un pan de l’Histoire du Canada mettant en scène les Natifs et les colons nous est ainsi narré) aurait mérité un meilleur sort que celui qui lui a été finalement destiné.

Dire que les amérindiens sont immunisés contre un virus zombifiant qui décime la population et ainsi transformer les réserves en terres d’asiles pour les Blancs aurait pu donner lieu à un film très original avec tout un pan de l’Histoire des Amériques revisité, sorte de revanche sur un passé qui a laissé des stigmates chez de nombreux peuples.
Mais au lieu de cela, nous plongeons rapidement dans un post-nuke classique dans lequel l’unique but, guère original, est de survivre face aux morts-vivants qui nous entourent.

Doté d’un casting très amateur, "Blood quantum" souffre de personnages pour la plupart inintéressants et de dialogues fades au possible qui freinent un côté humoristique pourtant souhaité par le cinéaste Jeff Barnaby dans son récit.

Avec son intrigue quelque peu bordélique (les liens familiaux sont décousus au possible, nous ne comprenons pas toutes les motivations de ce demi-frère qui vire soudainement du côté obscur...) servie sur un rythme lent navrant (laissant parfois la place à des inserts de dessins animés dispensables soit dit en passant), notre film canadien s’avère finalement être un gros foutoir ne distillant aucune émotion palpable, aucune empathie pour des personnages dont l’on se moque éperdument.



Comme quoi le gore ne fait pas tout... Le réalisateur de "Blood quantum" avait peut-être trouvé un contexte intéressant et des mélanges de genre idéaux pour faire un film teinté d’Histoire et de fantastique drôle et saignant à la fois mais le résultat n’est pas au rendez-vous malheureusement.
Nous ne garderons finalement de ce long-métrage que le côté saignant et divertissant dans ses jeux de massacres car pour le reste c’est raté, la faute à un récit lent et bordélique, des acteurs amateurs au possible et un humour mal dosé.
Une déception, pire un gâchis quand on s’aperçoit du potentiel qu’il y avait avec un contexte historique comme celui-ci mêlé à du post-nuke et des zombies...


Teaser :










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