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L’action prend lieu et place dans un sanatorium où le Docteur Henry Stenson officie et raconte l'histoire de Gustav, Steven et James, trois patients totalement différents en physionomie, en âge et en tempérament. Seul point commun entre eux : la démence. Le film qui prend l’apparence d’un long-métrage à sketchs horrifiques se concentrera sur l'interrogation suivante : ce que l’on voit à l’écran est-il bien réel ou est-ce la résultante des divagations issues de l’imagination fertile d’un patient fou ?



L'AVIS :

Nous voici donc devant un énième long-métrage d’horreur découpé en segments distincts et se servant d’un asile comme prétexte ou plutôt comme fil directeur liant les histoires entre elles. Celles-ci seront narrées par le médecin en chef Henry Stenson, interprété par un Malcolm McDowell ne servant à rien car peu visible à l’écran et endossant le rôle de potiche présentant les courts-métrages, donc venu arrondir les fins de mois difficiles, mais il ne sera pas le seul, malheureusement !

Dans le premier sketch, « Figuratively speaking » (« Métaphoriquement parlant »), Gustav est un artiste introverti schizophrène qui croit que ses poupées d’argile sont vivantes et lui parlent. Ainsi, ces dernières iront jusqu’à lui faire commettre l’irréparable...à moins que ce ne soit la folie ! Le fameux Gustav est interprété par un John Glover ("L’antre de la folie", "Gremlins 2 : la nouvelle génération" ou encore dans le rôle de Lionel Luthor dans la série "Smallville") tellement hirsute qu’on dirait le sosie en chair et en os de Tahiti Bob, un méchant vu dans la série animée « Les Simpsons » qui en veut à Bart ! Nonobstant cette dégaine singulière, il interprète correctement l’artiste fou qui sombre de plus en plus dans la démence dès lors qu’il apprend par Sam, son ami et agent, qu’il doit changer de ville. Certes, l’ami en question est joué par Robert Englund (vu dans "Les griffes de la nuit", ses suites et moult navets) mais lui aussi, semble être venu cachetonner tant son temps de jeu est ridicule et que son rôle paraît fade à l’extrême, tout comme l’histoire d’ailleurs qui sombre dans l’ennui le plus profond tellement elle ne montre rien ! A oublier d’urgence, d’ailleurs c’est déjà fait en ce qui me concerne !



Le deuxième segment, « Monsters are real » (« Les monstres sont réels »), présente Steven, un jeune garçon maltraité par son père (l’excellent Chris Mulkey, une sale tronche aperçue dans beaucoup de seconds rôles dans des films de secondes ou premières zones dont le cultissime "Cloverfield"). Durant son calvaire, une créature sombre veille sur lui et n’hésite pas à intervenir pour le défendre. Est-il atteint d’hallucinations ou son protecteur est-il bien réel ? Soupçonnant que Steven est victime de mauvais traitements, sa professeure Mme Lorne (la mignonette Lacey Chabert, actrice adepte de séries dont « La vie à cinq » et de comédies romantiques), tentera d'intercéder en sa faveur. C’est de loin la meilleure histoire du lot car c’est bien glauque par son sujet (la maltraitance des enfants), le monstre est vraiment bien fait mais surtout très hideux de près et la fin est pessimiste au possible. Une réussite donc, même si on aurait aimé que ce soit un peu plus long et en apprendre un peu plus sur le boogeyman encapuchonné !



Le troisième récit, « Up to the last man » (« Jusqu'au dernier homme »), présente James Silo, un professeur d’université qui, obsédé par les prédictions pour décembre 2012 faites par les Mayas prévoyant une catastrophe mondiale, conçoit un bunker et du coup rendant moins original son nom de famille ! De fait, persuadé que la fin du monde est proche, il se fera renvoyer de son travail car il consacre tout son temps à son abri souterrain dans lequel il se mettra à l’abri mais loin de tous dont sa femme et ses deux fils qui finiront par le laisser tout seul. Si l’interprète principal, Lou Diamond Philips (Richie Valence dans « La bamba » !) est habité par son rôle et donne beaucoup de sa personne, on trouvera quand même ce segment très répétitif et à l’intérêt limité car il ne repose finalement que sur le fait de savoir si le protagoniste est fou ou pas, ce que l’on sait dès le début ! Bref, trop peu convaincant !



Si sur le papier ce long-métrage présente un superbe casting avec – excusez du peu ! – Malcolm McDowell, Robert Englund, Lou Diamond Philips ou encore John Glover, c’est malheureusement parce qu’il n’a pas grand-chose à montrer et encore moins à raconter ! Seule est à retenir la seconde histoire parlant d’un enfant traumatisé par son père et s’étant construit un croquemitaine imaginaire qui est la meilleure car surprenante, anxiogène et singulière. La première étant la plus mauvaise car sans aucun intérêt hormis la coupe de cheveux hallucinante de son principal protagoniste alors que la troisième est trop moyenne pour faire de ce long-métrage un incontournable dans son genre. En revanche, par son format, elle aurait très bien pu figurer dans des séries telles que "Les contes de la crypte" ou encore "Fear itself" !

LA BANDE-ANNONCE :











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