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Mitchell Parker a un métier des particuliers : il est payé par des chefs du grand banditisme pour collecter des dettes en allant menacer ceux qui doivent de l’argent à ses créanciers de patrons. Mais un beau jour il va se retrouver mêler à une affaire de vol d’argent qui pourrait bien se retourner contre lui : alors qu’il venait récupérer chez un dealer une certaine somme que ce dernier devait à son patron, Mitchell tua ce dernier après avoir récupéré un gros paquet de fric qui appartient en réalité à un mafieux des plus sadiques...



L'AVIS:

Découvert en regardant les bonus d’un dvd, "Day of violence" m’avait fortement intrigué au départ par sa bande-annonce sale, saignante et violente. Une fois le dvd édité par ElephantFilms acheté, je découvris alors un polar effectivement assez violent teinté de torture porn (un registre cinématographique ayant connu de belles années au sein du cinéma de genre avec des sagas telles que "Saw" ou "Hostel").

Mélangeant drame social, ultraviolence, torture porn, thriller et polar noir, le film de Darren Ward ne vous laissera pas indifférent du fait de sa violence parfois très crue, certaines tortures vues dans le film relevant parfois d’un réel sadisme comme nous le verrons quelques paragraphes plus bas. Un long-métrage passé par la petite porte par chez nous, bien que ce dernier ait fait une belle petite poignée de festivals à travers le Monde, la plupart peu connus du Grand Public, dont par exemple le fameux BUT Film Festival (entendez par là le « B-Movies, Underground and Trash Film Festival ») à Breda en Hollande en 2010.



Même si le casting est loin d’être parfait (beaucoup d’amateurs semblent venir remplir la galerie des personnages), étrangement la sauce prend plutôt bien grâce à cette histoire simple et haletante dans laquelle nous sommes plongés. Une descente en enfer pour ce gangster des temps modernes qui se retrouve bien embêté après avoir volé sans le savoir son nouveau patron qui s’avère être un roi de la torture extrême, particulièrement sadique vis-à-vis des menteurs et des voleurs...
Inutile de vous dire que nous ne souhaiterions pour rien au monde être à la place de Mitchell, surtout quand ce dernier se retrouve en duo avec l’un des hommes de main de son nouveau boss qui a entre les mains, sans le savoir, la preuve que Mitchell a dérobé l’argent du patron (une vidéo enregistrée sur un téléphone portable récupéré sur le corps d’une victime)... La moindre suspicion à son égard, le moindre indice, le moindre comportement troublant ou tout simplement le moindre regard sur cette vidéo compromettante où l’on voit Mitchell voler l’argent pourrait mener notre collecteur de dettes à une mort certaine dans d’affreuses souffrances.
Une histoire simple mais sacrément prenante donc qui vient gommer en grande partie les quelques défauts vus par-ci par-là (casting très perfectible, scénario parfois creux, quelques raccourcis scénaristiques un peu faciles...).

"Day of violence", c’est également l’occasion de retrouver l’un de nos romains préférés en la personne de Giovanni Lombardo Radice (dont vous pourrez voir la petite biographie sur le site). Et Dieu seul sait comme nous aimons voir l’un de nos acteurs transalpins fétiches souffrir dans nos films favoris : après avoir eu le visage emporté par une balle dans "Pulsions cannibales" d’Antonio Margheriti, il se fit percer le crâne à la foreuse électrique dans "Frayeurs" de Lucio Fulci ou encore émasculer, décérébrer et dévorer dans "Cannibal ferox" d’Umberto Lenzi.
Celui que nous avons également vu entre autres dans "La maison au fond du parc", "Bloody bird", "Sanctuaire" et "La secte" va donc faire une sympathique petite apparition dans le "Day of violence" de Darren Ward dont il est question aujourd’hui. Ce sera en effet ce cher Giovanni Lombardo Radice qui va être le premier à se faire zigouiller dans notre film : avec la gorge tranchée en gros plan, inutile de vous dire que "Day of violence" commence sur les chapeaux de roues.



Car oui, ce qui marque dans le film de Darren Ward, ce sont bel et bien ses scènes très brutales. Sexe tranché en gros plan (la scène choc du film, très dure à regarder même pour les plus aguerris d’entre nous), gorge sectionnée, dents cassées avec un tournevis...). Des tortures certes pas si nombreuses que cela au final mais sacrément efficaces quand celle-ci viennent ponctuer ce scénario assez peu étoffé reconnaissons-le.
Outre les quelques effets sanglants réussis, nous noterons également des maquillages ultra réalistes (il faut voir le visage tuméfié de Mitchell qui transformerait presque notre gangster en Toxic Avenger) qui viennent faire leur petit effet dans le film de Darren Ward.

Mais malgré des scènes rudes qui font tout l’intérêt de notre film (et que nous étions clairement venus chercher, n’allons pas le nier), nous reprocherons cependant à Darren Ward d’avoir progressivement fait tomber son film dans un trop-plein d’action gommant en grande partie cette ambiance inquiétante (pour ne pas dire stressante) mise en place lors des 40 premières minutes.
Les tortures et scènes sanglantes se font en effet rares dans la seconde partie du film (une fois Mitchell libéré de ses liens et en cavale) pour laisser place à des scènes de gunfight plus ordinaires et sans grand intérêt car répétitives et ô combien déjà vues... Vraiment dommage de trancher de façon aussi radicale entre les deux parties de notre long-métrage...



Film mêlant le polar noir, le torture porn et le drame social, "Day of violence" est clairement un film à ne pas mettre entre toutes les mains. Car même si le film déçoit quelque peu dans sa seconde moitié, bien moins percutante une fois notre « héros » en cavale, il faut bien reconnaître que la première moitié du film de Darren Ward est réussie et parvient à nous plonger dans l’enfer d’un gangster pris à son propre jeu...

Teaser :










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