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Réalisation
W.D. Richter

Scénariste
Earl Mac Rauch

Date de sortie
1984

Genre
science-fiction

Tagline


Cast
Peter Weller
John Lithgow
Ellen Barkin
Jeff Goldblum
Christopher Lloyd


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Michael Boddicker

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.5
(4 votes)
En 1936, le docteur Emilio Lizardo et le professeur Hikita travaillent sur un rayon à particule capable d'ouvrir une porte dans la matière afin de rejoindre la huitième dimension. Une tentative se solde par un semi-succès, entraînant la folie du docteur Lizardo qui sera interné et la découverte d'un monde extra-terrestres par Hikita. Des années plus tard, Hikita travaille toujours sur son rayon et s'est mis au service de Buckaroo Banzaï, un homme multi-casquettes qui parvient, à bord d'une voiture-jet et à l'aide du rayon à particule, à traverser la structure moléculaire d'une montagne. Une prouesse qui réveille la folie du docteur Lizardo, qui est en lien avec une race extra-terrestre voulant conquérir la Terre. Heureusement, il existe au sein de cette race un groupe œuvrant pour la paix. Les dirigeants extra-terrestres pacifistes, les Lectroïds noirs, demandent l'aide de Buckaroo Banzaï et de ses amis pour enrayer la future invasion des Lectroïds rouges...



L'AVIS :

Lors de certains interviews, l'acteur Peter Weller et quelques autres membres du casting qui ont pris part au tournage de ce film, déclarent sans sourciller qu'ils n'ont pas vraiment compris le scénario d'Earl Mac Rauch et qu'ils ne savaient pas toujours à quoi correspondait ce qu'ils étaient en train de jouer ! Je veux bien les croire car honnêtement, Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8ème Dimension n'a ni queue ni tête. L'affiche française du film, très Mad Maxienne, ne reflète franchement pas le spectacle décérébré auquel on va avoir droit. Certes, la voiture futuriste sera bien de la partie, et ce, dès le début du film, nous permettant de faire connaissance avec notre héros, le bien nommé Buckaroo Banzaï, joué par Peter Weller donc. Un héros qui possède tellement d'aptitudes que ça en devient presque gênant. Notre homme est quand même : neurochirurgien, scientifique de renom, guitariste / pianiste / chanteur dans un groupe au succès phénoménal, héros d'un comic, membre d'une agence de défense mondiale et il reçoit même des appels téléphoniques personnels du président des Etats-Unis ! Rien que ça !



Un véritable super-héros des temps modernes, qui bosse avec toute une équipe d'amis qui font ses quatre volontés, chacun étant doué dans un domaine. Qui plus est, en cas de grande nécessité ou menace importante, il peut même demander l'aide de la population avoisinante, comme ce sera le cas à un moment du film. Bref, en clair, Buckaroo Banzaï, c'est l'espoir de l'Humanité, celui vers qui on se tourne pour régler les affaires graves, comme une possible invasion extra-terrestres par exemple. Ça tombe bien, il y en a justement une qui se prépare ! Les habitants de la Planète 10, suite aux expériences concluantes de Buckaroo Banzaï et son ami le scientifique Hikita, ont en effet décidé de venir conquérir notre planète et pour se faire, ils prennent une apparence humaine, leur but étant de dérober le sur-propulseur permettant d'accéder à la 8ème dimension. Tout ça est assez compliqué mais ne comptez pas sur le scénario pour vous donner des réponses ou des précisions, je crois que tout le monde devait être perdu à un moment ou à un autre sur le tournage ! Je ne sais pas si John Carpenter a vu ce film, toujours est-il que Buckaroo Banzaï va recevoir le don de double-vue et, sans aucune paire de lunettes, contrairement aux héros de Invasion Los Angeles, il va pouvoir mettre à jour le véritable aspect des envahisseurs quand le commun des mortels ne verra qu'un simple humain. Les méchants aliens s'appellent tous John en plus, sûrement un signe ! Leur look est plutôt sympa, avec leur tête toute rouge assez rigolote. Les gentils E.T. ont la même tête mais de couleur noir. Allez savoir pourquoi.



Ça explique en tout cas pourquoi les gentils E.T. ont l'aspect d'un rasta noir quand ils ont une forme humaine. Non, en fait, ça n'explique rien du tout mais en fait, je m'en fout, ça fait longtemps que j'ai arrêté d'essayer de comprendre quelque chose à l'intrigue. Ce qui est décevant quand on se penche sur le cas Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8ème Dimension, c'est que ce film aurait pu être une franche réussite de la comédie de science-fiction, si la mise en scène et le rythme avaient suivi. Même si le scénario est relativement débile la plupart du temps, ça pouvait donner quelque chose d'extravagant et de délirant au final. Sauf que là, les bonnes intentions du réalisateur, à savoir offrir au public un film divertissant, bah elles tombent à l'eau tellement le film est ennuyeux et laborieux. Voir John Lithgow cabotiner et gesticuler à outrance est agréable cinq minutes mais le voir faire son numéro durant tout le film, ça devient vite épuisant. Et surtout, y'a rien de drôle, que ce soit dans les situations proposées ou les dialogues, tout tombe à plat. Les séquences passent du coq à l'âne de manière abrupte, sans réel lien entre-elles et on a une réelle impression de voir un film totalement décousu qui ne sait pas où aller ni quoi faire pour s'en sortir.



Dommage car les maquillages des aliens tiennent la route, la scène de la voiture traversant la montagne est bien faite, tout comme le vaisseau extra-terrestre plutôt bien incrusté et réalisé. Le film est bardé d'idées pas inintéressantes mais aucune n'est vraiment aboutie et l'ensemble tire plus vers le nanar que vers autre chose. Il en va de même pour la pseudo-romance entre Peter Weller et la potiche Ellen Barkin, qui n'amène ou n'apporte absolument rien à l'histoire. La présence de Jeff Goldblum fringué en cow-boy est amusante mais à part ça, il ne sert pas non plus à grand chose. Je ne sais pas si les enfants ou les jeunes adolescents peuvent encore trouver un intérêt à Buckaroo Banzaï, mais en l'état, le film a super mal vieilli pour ma part, et je suis très bon public pourtant. Il m'a fait penser au film Super Mario Bros si vous voyez ce que je veux dire. Preuve du manque de consistance du film, le (sympathique) générique de fin nous promet une suite des aventures de notre héros, suite qui ne verra jamais le jour. Qui a dit malheureusement ?

Disponible en mediabook DVD + BR chez BACH FILMS
Bonus :
- Présentation sympa du film par Claude Gaillard.
- Livret 24 pages : dossier de presse, revue de presse, photos.
- Bande-annonce.






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