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Tout va pour le mieux pour Tree qui file le parfait amour avec Carter. Seulement voilà, un beau jour Ryan, le colocataire nerd de ce dernier, débarque dans sa chambre et raconte qu'il revit encore et toujours la même journée terrifiante après son meurtre perpétré par un assassin arborant le faciès de la mascotte de l'équipe de basketball de l'université de Bayfield. Tree comprend alors que tout a recommencé et réalise peu de temps après qu’elle se retrouve à nouveau coincée dans une boucle temporelle le jour de l’anniversaire de ses 18 ans avec un tueur au masque de bébé à ses trousses. Elle doit désormais élucider non seulement sa propre mort, mais également celles de ses amis...



Avec Happy Birthdead 2 you (toujours produit par Blumhouse Productions, qu’on ne présente plus), on prend les mêmes et on recommence : Tree se réveille toujours dans la chambre de Carter et retrouve notamment Ryan (le colocataire asiatique complètement geek), Lori (son amie étudiante en médecine) et Danielle (la bombasse du campus), en clair la quasi intégralité du jeune casting du précédent opus écrit et réalisé lui aussi par Christopher B. Landon ("Paranormal activity : the marked ones", "Manuel de survie à l'apocalypse zombie"), fils du regretté Michael Landon (mais si Charles Ingalls de « La petite maison dans la prairie » !). Tree (diminutif curieux de « Theresa ») meurt encore un nombre incalculable de fois et est toujours poursuivie par un meurtrier avec un visage de nouveau-né factice. Toutefois, ici elle se retrouve projetée dans une réalité parallèle et revit sa pire journée à nouveau sauf que dans cette dimension : le tueur n'est plus le même, qu’elle n’est plus en couple avec Carter et que sa mère est toujours en vie ! Et c’est à Ryan que l’on doit cela : il a effectivement mis au point « Sissy » avec ses deux amis thésards Andrea et Samar (véritable sosie de Rajesh, le geek de la série « The big bang theory », curieuse coïncidence !), une sorte de machine à remonter le temps grâce à laquelle on peut se retrouver propulsé dans une autre ligne temporelle à cause de la théorie du multivers.



Seulement voilà, si "Happy birthdead" fut une agréable surprise en 2017 car il était une sorte de mixe généreux et rafraîchissant entre le slasher à la "Scream" et la comédie fantastique "Un jour sans fin", sa suite de 2019 n’est pas du tout du même acabit ! Dans Happy Birthdead 2 you, on est très loin du slasher à l’état pur car le réalisateur préfère se concentrer sur autre chose que des meurtres expédiés d’ailleurs trop rapidement ! Ici, tout est axé autour de cette machine et des boucles temporelles qu’elle suscite, donc sous un angle science-fictionnel avec un esprit bien plus potache que dans le premier opus en flirtant parfois avec la Rom com ! On est donc plus proche de la trilogie (formidable par ailleurs) de "Retour vers le futur" voire du sympathique "Une créature de rêve" avec notamment ses nerds du département technologie de l’université qui bricolent la plus prodigieuse invention de tous les temps, donc plus orienté teen comedy mâtinée de science-fiction, comme il en pleuvait dans les vidéo clubs dans les années 80, réduisant le néo slasher à la portion congrue !



De fait, en ce qui concerne les meurtres, on a ici peu ou prou toujours le même modus operandi : un personnage se retrouve dans une pièce peu éclairée avec généralement une arme de fortune à la main et le tueur apparaît soudain derrière lui, et ça, plusieurs fois de suite sans effets sanguinolents notables ! Jump scares, quand tu nous tiens ! Vous l’aurez donc compris à la lecture de tout ce qui précède : le film tourne donc autour d’une idée, celle de renvoyer Tree dans son monde pour rompre la boucle, plus que sur l'identité du tueur et des assassinats qu’il pourrait commettre. Malheureusement donc, ce dernier devient secondaire, les enjeux n’étant donc vraiment pas au niveau du précédent film ! Alors quand en plus, Christopher B. Landon pour être raccord avec son précédent métrage, utilise une théorie un peu bancale qui justifie l'expédition de l'héroïne dans un monde parallèle tout en vulgarisant l’aspect scientifique pour justifier le scénario, on se dit qu’on est mal barré ! C’est vrai quoi, on a le droit une fois seulement au moment où Tree doit convaincre le groupe d’étudiants scientifiques qu'elle dit la vérité, pas plus ! Désolé, mais on a un peu de mal à croire que ces derniers soient si facilement prêts à risquer leur dernière année d’études pour elle et ses beaux yeux bleus !

En même temps, qui refuserait son aide à la ravissante Tree !? Il est vrai que la remarquable Jessica Rothe, n’a rien perdu de sa superbe et nous gratifie encore une fois d'une belle performance, notamment quand elle pète littéralement un câble après avoir réalisé qu'elle était de retour dans la boucle ! Proprement géniale ! Tout comme le sont les multiples façons dont elle se suicidera : défénestrée, poignardée, explosée et même broyée, elle confirmera ainsi tout le bien qu’on pensait d’elle, d’autant qu’elle s’en sort tout aussi bien dans le registre mélodramatique du film, notamment lors des scènes avec sa mère. Elle est « la » satisfaction du long-métrage et justifie à elle seule qu’on aille jusqu’au bout de ce dernier !



Alors qu’en 2017, "Happy birthdead" avait su agréablement s’attaquer au slasher, en se montrant relativement respectueux des codes du genre, tout en les mêlant intelligemment à certains ressorts comiques empruntés aux meilleures teen comedy des années 80, ce nouvel anniversaire meurtrier est assez inégal. La faute principalement à un mélange de genres indigestes faisant la part belle à des scènes d'humour assez ras des pâquerettes (cf. par exemple la scène où Danielle joue l’aveugle), entrecoupées par des séquences d'émotion concernant le deuil de la mère de Tree quand ce n’est pas par des saynètes pseudo romantiques ridicules avec Carter et tout cela au détriment des meurtres et de l’identité de celui qui les commet. Bref, les enjeux se sont déplacés dans ce deuxième opus mais heureusement, on a la sémillante Jessica Rothe dont l'énergie et la force comique sont toujours aussi communicatives !