RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.3
(4 votes)
Alors qu’ils passent des vacances en Thaïlande, Jim et Julie font la rencontre de deux jeunes anglais au sein de leur hôtel. Ces derniers vont alors les amener dans un site sacré : un cimetière de maisons aux esprits, ces petites maisons que les thaïlandais mettent chez eux pour y accueillir les esprits protecteurs et se protéger des mauvais esprits. Très vite, Julie va sombrer dans la folie, harcelée par un esprit maléfique dont elle s’est un peu trop approchée de la petite maison à son insu lors de son escapade dans ce cimetière...



L'AVIS:

« Encore un film de fantômes ? » diront certains.
Hé oui on le voit bien, les films de fantômes, esprits, spectres et autres ectoplasmes sont devenus monnaie courante depuis de nombreuses années maintenant. A tel point que nous devenons méfiant(e)s vis-à-vis de ce type de productions qui bien souvent ne nous offrent plus grand chose d’intéressant, aussi bien sur le papier que devant la caméra.

Après un petit passage par le Festival International du Film Fantastique de Gérardmer (plus précisément sa 26ème édition) dans la catégorie « Hors-Compétition », "ghost house" sort un mois et des poussières après (le 6 Mars 2019 exactement) en dvd chez l’éditeur AB Vidéo dans une petite édition n’incluant aucun bonus particulier.

Le pitch? Alors qu'un jeune couple d'américains passe des vacances en Thaïlande, la belle Julie va se retrouver hantée (pour ne pas dire harcelée) par une sorte de démon qui prend pour cible les belles jeunes femmes uniquement (il a du goût assurément !). Nous voilà alors plongés dans une course contre la montre durant laquelle Jim doit trouver le moyen de libérer sa future femme des griffes de cet esprit maléfique.



Le film de Rich Ragsdale possède un petit quelque chose d’attrayant dans sa première partie, cette dernière mêlant vie/folklore thaïlandais et rencontre des plus intrigantes. En effet, alors que nous prenions un certain plaisir à visiter les quartiers divers et variés de Bangkok (les temples, les marchés, les lieux festifs...), nous faisons soudain la rencontre de deux jeunes hommes anglais qui vont tout chambouler dans ce qui ressemblait à des vacances de rêve pour nos deux tourtereaux.

Car nous le voyons bien ce piège qui semble vouloir se refermer sur les crédules Jim et Julie (la méfiance du spectateur s’accentue au fil des minutes, à la manière d’un certain "hostel" d’Eli Roth) mais le mystère reste cependant total... Que veulent faire ces deux anglais à notre couple de joyeux vacanciers ? Les détrousser ? Violer la jeune femme (l’un des deux lorgne énormément sur Julie) ? Difficile d’imaginer ce qui va se passer et encore moins que le film va basculer dans le paranormal (même si deux trois indices nous laissaient imaginer que nous allions avoir affaire à des esprits, que ce soit le titre du film ou cette passion dévorante qu’a Julie pour les maisons aux esprits).

Une première partie intéressante donc de par son dépaysement proposé (ah, la Thaïlande !) mais également de par cette intrigue qui se dévoile progressivement suite à l’arrivée des deux anglais qui vont mettre en chantier un piège machiavélique.
Avec son héros quelque peu tête à claque et surtout très naïf interprété par un James Landry Hébert (vu dans les séries "stranger things" et "westworld") mais également la belle et insouciante Scout Taylor-Compton (vue notamment dans les deux "halloween" de Rob Zombie), il était prévisible que ce couple de protagonistes tombent dans le piège qui leur était tendu...



Passée cette première partie qui offrait de bien belles perspectives pour la suite des évènements, le film de Rich Ragsdale tombe malheureusement assez vite dans le vu et revu... Véritable machine à jumpscares (même si certains, admettons-le, s'avèrent toutefois efficaces !), "Ghost house" ne proposera rien de bien original dans sa deuxième moitié.

Nous aurons en effet droit à des séquences vues à de nombreuses reprises déjà dans ce type de productions : les incontournables visions cauchemardesques, le séjour en hôpital... sans oublier bien évidemment cet inévitable exorcisme au vu de l’état de santé dégradé de notre malheureuse victime de cet esprit machiavélique. Rien de bien nouveau ici malheureusement...

Très classique une fois retirés le côté folklorique et l'appropriation des rites et coutumes thaïlandaises (les maisons aux esprits) qui en font sa singularité, le film de Rich Ragsdale demeure cependant tout à fait regardable.
Et même si certains défauts scénaristiques et autres simplicités/raccourcis dans le script (l’homme providentiel qui a la solution pour sauver notre héroïne ou encore la découverte en deux claquements de doigt d’une petite cabane dans les bois où vit une sorte d’ermite en sont des preuves indéniables) viennent quelque peu ternir cette histoire qui nous est narrée, nous ne pouvons pas dire que nous avons passé un mauvais moment devant "ghost house".

Quelques bons effets spéciaux numérisés pour la plupart et pas si vilains que cela, des apparitions fantomatiques spontanées et parvenant parfois à nous décoller du siège, une actrice principale plutôt convaincante dans son rôle pourtant loin d’être évident (nous la voyons passer par toutes les humeurs possibles témoignant d’une dégradation de sa santé : joie, jalousie, inquiétudes, folie et hystérie)... Oui, "ghost house" possède de bonnes choses et n’est clairement pas la crétinerie que nous pouvions présager (qui a parlé de "ouija" ?)



Bien qu’il n’apporte finalement pas grand chose de neuf dans la catégorie filmique « Esprit es-tu là ? » - si ce n’est son côté « us et coutumes de tout un peuple », à l’instar d’un "under the shadow" qui ressortira primé du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer – "ghost house" parviendra toutefois à ravir les nouveaux amateurs de cinéma fantastique et probablement contenter les cinéphiles plus endurcis, le rythme étant relativement bien soutenu et l’histoire tenant la route malgré les grosses ficelles scénaristiques utilisées et son côté « vu et revu » dans sa seconde partie.

« Dispensable mais sympathique » pourrions-nous dire !








Du même réalisateur :