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Dans un futur proche, les États-Unis sont gouvernés par les Nouveaux Pères Fondateurs qui, afin de maintenir un faible taux de chômage et de criminalité tout au long de l'année, mettent en place « La Purge » : une période annuelle de douze heures consécutives, lors de laquelle toute activité criminelle est permise et où tout un chacun peut évacuer ses émotions négatives en réglant ses comptes ou plus simplement en s'adonnant à la violence gratuite. On suivra donc plusieurs individus lors de cette soirée meurtrière. Ainsi, Miguel, un marine dont les parents sont morts durant la première « Purge », fait son retour en ville afin de retrouver sa petite sœur, Penelope, ayant rejoint une secte dont le seul but est de sacrifier ses membres au nom de cette soirée sanglante. Il va donc tout mettre en œuvre pour l'en sortir. Parallèlement, on fait la connaissance de Jenna et Rick, un couple anti « Purge », à la recherche d’un financement pour leur projet de refuge. Pour cela, ils vont devoir passer une soirée avec l'élite pro « Purge » même si cela va à l'encontre de leurs principes. Jane, quant à elle, est une professionnelle de la finance obligée de travailler le soir de la « Purge ». Elle profite alors de cet événement annuel pour engager une tueuse afin de supprimer David Ryker, son patron hyper machiste. La série suit également Joe, un homme masqué qui décide de sortir pour purger. Inévitablement, tous ces protagonistes finiront par se rencontrer. Pour le pire ou le meilleur ?




L'AVIS :

The Purge est une série télévisée américaine créée par James DeMonaco et diffusée à la télé US depuis septembre 2018 faisant partie de la franchise cinématographique « The Purge » ("American Nightmare" en France). Chronologiquement, elle se déroule après les événements du deuxième film et avant ceux du troisième. Et encore une fois, on trouve au niveau de la production, nos « amis » de chez Blumhouse, toujours présents dans les bons coups mais surtout dans les franchises horrifiques comme : "Ouija", "Paranormal activity", "Insidious", "Sinister" ou bien via des projets moins financés mais non moins prometteurs à l’instar de "Get Out", "Happy birthdead" ou encore "Upgrade".

Pour ce qui est de l’adaptation de l’idée de la Purge sur le petit écran, on ne pouvait qu’être circonspect quant au projet, cela étant, le concept se prête finalement assez bien au format série car plusieurs petites histoires se développent simultanément. Donc même si c’est assez lent à se mettre en place, on peut trouver cela normal puisque que la Purge est censée durer 12 heures et qu’il faut bien étirer l’action, mais aussi parce qu’il y a plusieurs récits qui sont présentés et qui finiront, on s’en doute, par se croiser inexorablement. Il faut donc bien faire durer le suspense ! On pouvait être légitimement curieux à l’idée de visionner un pan de la franchise sous ce format et on se demande où les scénaristes veulent en venir avec tous ces différents protagonistes présentés un à un, lors des premiers épisodes. Mais le fait de prendre son temps pour les dépeindre, favorise l’empathie vis-à-vis de certains et cette montée progressive dans le vif du sujet est prenante, car on finit par s’attacher aux personnages et on n’a pas envie d’en voir périr certains pendant cette purge ! Pourtant, tout ne se passe pas à merveille pour eux au fur et à mesure des épisodes et tout ne se déroulera pas forcément bien pour tous à la fin, mais c’est le jeu ! C’est donc assez intéressant de voir les réactions de chacun, les machinations d’autres et surtout les vengeances des plus machiavéliques d’entre eux pour des choses qu’on pourrait parfois penser insignifiantes, mais cela fait aussi partie de cette nuit de folie !



Il faut également avouer que pas mal de choses ne sont pas du tout prévisibles et que certaines idées sont très bonnes, comme : celle de la secte d’illuminés tout de bleu vêtus et se sacrifiant afin que les purgeurs ne s’attaquent pas à d’autres innocents, celle du groupe de purgeuses ne s’en prenant qu’aux mâles pour qui cette nuit n’est que viols et violences faites aux femmes, ou bien encore celle de l’espèce de parc d’attractions payant et réservé aux puristes pouvant s’adonner à leurs vices les plus vils envers leurs prochains moyennant une belle petit somme ! Que du lourd et il y en a encore quelques-unes de cet acabit alors que la chute de cette première saison n’est pas un gros gaspillage, bien au contraire ! Personnellement, je l’ai trouvée à la hauteur des premiers longs-métrages de la saga et suis assez curieux de savoir ce qu’ils vont faire de la prochaine saison, en espérant surtout que, côté script, ils arriveront à en faire quelque chose d’aussi bien que celle-ci et que ça ne s’essoufflera pas aussi vite que les films, notamment les deux derniers !

Côté casting, si on prend plaisir à découvrir des visages peu connus du grand public voire de nouvelles têtes favorisant plus facilement l’identification comme Gabriel Chavarria, Hannah Emily Anderson, Jessica Garza, Amanda Warren, interprétant respectivement Miguel, Jenna, Penelope et Jane, on apprécie également de voir que certains acteurs émergent, à l’instar de Lili Simmons (aperçue dans "Bone Tomahawk") incarnant Lila, pauvre petite fille riche bisexuelle ou bien Colin Woodell (vu dans "Unfriended : Dark Web" ou le récent "Paranoïa" de Soderbergh) jouant Rick, un jeune homme prêt à se fourvoyer pour trouver un financement. Mais on sourit aussi lorsque l’on retrouve des têtes connues comme William Baldwin ("Virus"), impeccable dans la peau d’un patron libidineux à la Weinstein, Lee Tergesen (la série "Oz", "The collection", "No one lives"), formidable en justicier masqué ayant un but énigmatique ou encore Fiona Dourif (mais si, la fille de Chucky à la ville ayant d’ailleurs joué dans…"La malédiction de Chucky" !), en pseudo gourou de secte féminin !



S’il faut reconnaître que l’ambiance est bonne, tout comme les acteurs, les effets spéciaux, quant à eux, sont corrects, même si l’on aurait aimé apercevoir plus de gore, voire de scènes plus saignantes, car hormis une scène trash dans le dernier épisode digne de "Terminator", c’est un peu léger dans ce domaine ! En même temps, comme c’est destiné au format télé, les restrictions concernant les violences montrées à l’écran sont peut-être plus importantes aux Etats-Unis !? En revanche, ce qui est dommageable mais qui fait partie intégrante de la saga, c’est ce côté assez binaire, manichéen concernant les personnages : les méchants, ce sont les plus riches tous pourris jusqu’à la moelle et qui, tels des psychopathes en puissance, préparent même des sortes de sabbats sacrificiels en leur charmante demeure, alors que les pauvres, sont gentils et souvent dehors car leurs foyers ne sont pas assez barricadés mais heureusement, ils sont solidaires entre eux et les plus courageux sont même des bienfaiteurs ! Ce parti-pris scénaristique est assez agaçant et pourrait nuire à l’ensemble pour les plus exigeants, mais bon ça fait partie des fondements de la franchise, alors…

S’il est vrai qu’au début c’est assez répétitif et qu’il faille attendre le cinquième épisode pour que la série commence à prendre vraiment son essor, elle s’emballe tout de même à mi-parcours et propose son lot de rebondissements et de cliffhangers finaux assez intéressants. En résumé, The Purge la série est plutôt bien faite au niveau de son scénario et vaut largement les derniers films de la saga dont la qualité s’est dégradée au fil des ans. Il faut admettre que tout est bien gardé secret jusqu’à la fin et que la chute est plutôt bien vue ! On valide donc cette série qui présente toutefois quelques facilités scénaristiques évitables, mais on a hâte de voir ce qu’aura à offrir la deuxième saison !






4/6 - Vincent Duménil