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Toxie vit paisiblement avec Claire, sa petite amie aveugle. Mais il s’ennuie car il n'y a plus aucune criminalité à Tromaville et ses journées lui paraissent bien longues. Sa psychiatre lui apprend que ses problèmes seraient résolus s'il retrouvait son père, qui vivrait au Japon. Tout heureux à l'idée de retrouver le moral, Toxie décide de rejoindre le Japon en planche à voile afin de retrouver son père disparu. Son départ pour le Japon est en fait un stratagème d'Apocalypse Inc. dont les dirigeants ont pour but de régner en maître sur Tromaville et de réintroduire la criminalité et la pollution...



L'AVIS :

Bon, comment est-ce possible ? Comment les deux créateurs du Toxic Avenger, Michael Herz et Lloyd Kaufman pour les citer, ont-ils pu foirer cette suite de leur film culte de 1984 ? Déjà, la petite amie de Toxie n'est plus interprétée par Andree Maranda mais par la bimbo Phoebe Legere. Pourquoi pas si l'actrice n'était pas disponible, même si le charme et la fragilité d'Andree collait bien plus au rôle je trouve. Mais alors, POURQUOI l'avoir appelé Claire et pas Sara comme dans le premier Toxic Avenger ??? Déjà là, j'étais énervé devant mon écran. Bref, passons ce détail à forte irritabilité pour nous pencher plus en avant sur ce Toxic Avenger 2. La question qu'on se pose tous quand on enclenche cette suite, c'est "est-ce que ça va être aussi gore et jouissif que l'original ?".



Pas de bol, la réponse est non. Un gros non en plus en ce qui me concerne. Pourtant, Lloyd Kaufman a bénéficié d'un budget plus conséquent que sur le premier film, puisque des investisseurs japonais ont participé à son financement, étant devenu fan du personnage de Toxie et désirant le voir débarquer dans leur pays. Ce qui explique que notre vengeur toxique débarque au pays du Soleil Levant avec une explication scénaristique bidon : son père disparu vivrait là-bas ! Seulement, on n'a franchement pas l'impression de voir l'argent à l'écran. Là où Toxic Avenger avait un vrai rendu cinéma, un scénario pas plus bête qu'un autre, une mise en scène des plus corrects et des acteurs motivés qui s'en sortaient franchement bien, Toxic Avenger 2 donne l'impression d'avoir été filmé au caméscope, de se servir de la population locale comme casting et surtout, d'être en totale roue-libre niveau mise en scène.



Une fois Toxie débarqué au Japon, l'ennui prend rapidement le pas et ce n'est pas les combats préparés par un apprenti-chorégraphe qui vont venir changer la donne. C'est mou du genou et on se demande vraiment si c'est bien le duo Herz / Kaufman qui est derrière la caméra. Comble de la déception, le gore ultra généreux du premier épisode a quasiment disparu, si ce n'est une ou deux séquences qui rappellent à notre mémoire les excès sanglants de la première aventure de Toxie, comme ce personnage broyé dans un fauteuil roulant ou cette jambe découpée à grand coup de hachoir. Peut-être est-ce une volonté de Lloyd Kaufman de mettre la pédale douce sur le gore afin de toucher un public bien plus large ? Il faut dire que la mise en chantier de Toxic Avenger 2 a également permis à la firme Troma de lancer sur le marché toute une série de produits dérivés à l'effigie de Toxie (tee-shirt, porte-clé, mug, masque et même un dessin-animé...) ce qui pourrait expliquer ce relâchement aux niveau des effets gores. L'humour potache est par contre bien présent mais dans l'ensemble, il tombe aussi à l'eau et ne fera pas souvent sourire. Les gags sont du domaine du slapstick, Lloyd Kaufman étant un fan de Buster Keaton, Mel Brooks et autre Jerry Lewis, mais ça ne fonctionne pas vraiment ici.



On a pourtant des tas de personnages bien azimutés et utilisant le folklore japonais, comme des ninjas, des sumos ou des méchants maquillés comme les acteurs du théâtre Kabuki par exemple. C'est sûr que certains combats versent ouvertement dans le délire assumé, comme lorsque Toxie transforme un nain noir en balle de basket et marque un panier avec ou lorsqu'il prépare une soupe dans un jacuzzi. Mais ces petits traits de génie sont éparpillés dans un long-métrage guère passionnant et qui possède un côté amateur assez dérangeant, qui tire le film vers le bas. Tout n'est pas à jeter dans Toxic Avenger 2 bien sûr, le charisme du héros toxique se chargeant de nous faire tenir jusqu'à la fin du film. Mais on ne peut que sortir déçu du visionnage après l'uppercut qu'était le premier Toxic Avenger. Espérons que Toxic Avenger 3, que je n'ai jamais vu, redresse la barre mais d'après les quelques avis que j'ai lu ici et là, ça n'a pas l'air d'être le cas...


Disponible en combo DVD / BR chez BACH FILMS






Du même réalisateur :

TOXIC AVENGER 3