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Alors qu’ils s’apprêtent à investir un grand paquebot de luxe pour en dépouiller ses occupants, une bande de criminels s’aperçoit avec stupeur que le bateau est vidé de ses voyageurs. Très vite, ils vont être confrontés à une menace inattendue, venue du fin fond de l’océan et avide de chair fraîche...



L'AVIS:

Un an avant son fameux film "la momie 1999" qui rencontrera un franc succès, Stephen Sommers était aux commandes d’un film intitulé "deep rising", plus connu chez nous sous le titre "un cri dans l’océan".
Avec en vedettes un certain Treat Williams ("flic ou zombie", "le prince de New York", la saga des "the substitute", "127 heures"...) et la belle Famke Janssen ("goldeneye", "le maître des illusions", "the faculty", "la maison de l’horreur", sans oublier les sagas "x-men" et "taken"...), sans oublier en arrière-plan le compositeur Jerry Goldsmith (que nous ne présentons plus), "un cri dans l’océan" n’a pourtant pas trouvé son public lors de sa sortie dans les salles obscures.

Une injustice, au vu de la qualité de ce long-métrage, qui continuera un plus tard avec la sortie d’un dvd français pourtant estampillé « édition spéciale » (hum hum...) mais ne présentant au final qu’un simple chapitrage, des bandes annonces ("incassable", "le patriote", "volte face" et "pearl harbor"... mais pas "un cri dans l’océan" !) et le film en VF et VOSTFR, rien de plus... Nouvelle déception donc !



A la croisée entre le film d’action, le film d’aventure et le film fantastique, ce long-métrage signé Stephen Sommers se présente comme un divertissement de bonne facture, au même titre que son film "la momie 1999" avec Brendan Fraser qui sortira l’année suivante.

Avec un scénario des plus simples (ça sent bon le réchauffé), n’ayons pas peur de le dire (un monstre s’attaque à un paquebot et un groupe de personnes tente de survivre à bord du bateau devenu le garde-manger de cette créature aquatique), "un cri dans l’océan" réussit pourtant son objectif premier : celui de divertir son public, sans prise de tête, en combinant action et fantastique avec un zest d’humour et d’effroi.

Et pour divertir, quoi de plus logique que d’éviter les lenteurs scénaristiques ou encore les dialogues longs et clairement dispensables que l’on nous inflige parfois ! A ce niveau, nous n’avons pas grand chose à reprocher à Stephen Sommers qui sait parfaitement gérer la dynamique de ses films (nous pouvons penser également à "la momie 1999" ou "Van Helsing" qui sont des films fantastiques très divertissants, malgré des qualités inégales)

Alors qu’ "un cri dans l’océan" commence tel un film d’action avec sa virée en navette chargée d’armes d’assaut et avec ses « gros bras » à bord, nous flirtons également avec le film catastrophe lorsque le paquebot de luxe heurte « quelque chose » (nous avons l’impression de revivre certains passages de "titanic" avec ces passagers qui virevoltent d’un endroit à l’autre : un segment remarquablement mis en boîte) et, passée une ellipse narrative (nous ne saurons pas ce qui s’est passé, ce qui est entré en contact avec le paquebot), le fantastique s’installe dans le récit.

Une atmosphère pesante se fait ressentir progressivement, la tension monte crescendo au fur et à mesure que la troupe de mercenaires accompagnée de notre cher Treat Williams explore le paquebot vidée de ses passagers. Une tension palpable qui va nous amener rapidement vers l’horreur avec la découverte de cette créature aquatique qui peut se mouvoir aussi bien en l’air dans les canalisations que dans l’eau ayant envahi le bateau !
Des scènes d’horreur vont ensuite se succéder sans véritable temps mort (un couloir jonché de cadavres, le face-à-face avec une victime à moitié digérée par notre monstre, une escapade aquatique avec la créature rappelant un certain "alien : la resurrection", la découverte du garde-manger de la bête...) pour finalement retomber dans l’action pure dans le dernier segment du film de Stephen Sommers (peut-être le seul point faible à mon sens, la tension n’étant plus aussi palpable dans le final).



Le casting y est pour beaucoup également dans le côté divertissant du film. Avec sa galerie de mercenaires sacrément caricaturés pour certains (les gros bras, l’obsédé sexuel...) et nos malheureux « prestataires de service » qui ont amené les mercenaires au paquebot et se retrouvent dans cette même galère (Treat Williams et ses acolytes), inutile de vous dire que la tension va monter entre ces deux groupes pas forcément d’accord sur toutes les décisions à prendre (des conflits naissent, des coups de feu partent...). Voilà qui rajoute un peu plus de piment au sein de ce scénario dans lequel la créature aquatique n’est finalement pas le seul danger du film !

L’humour côtoie également de temps à autres l’aspect « survival aquatique » et « film de monstre » du film de Stephen Sommers, certaines petites tirades lancées par Treat Williams ou son mécanicien maladroit faisant mouche à plusieurs reprises et montrent bien là la patte du réalisateur qui récidivera notamment avec cette recette « action/aventure/fantastique/humour » dans son film "la momie 1999".

Enfin, n’oublions pas de citer la très bonne qualité des SFX (un homme à moitié digéré rappelant un certain "anaconda", des cadavres par dizaines jonchés sur le sol, sans oublier un monstre aquatique aux nombreuses tentacules et sacrément coriace) sans lesquels le film ne serait pas ce qu’il est, autrement dit un film de monstre très divertissant et réussi graphiquement !



Difficile donc de dire du mal de ce "un cri dans l’océan" (on peut citer pourquoi pas une fin trop typée action et un brin répétitive) qui remplit parfaitement son contrat et parvient à nous divertir pendant 1h40 environ sans véritable temps mort, oscillant entre action, fantastique, horreur et aventure pour notre plus grand plaisir.

SFX de très bonne qualité, casting certes stéréotypé pour une partie mais ô combien sympathique, rythme haletant, tension palpable... Du bon Stephen Sommers que voilà !