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Dans un futur proche où l’intelligence artificielle a envahi notre quotidien et est devenue monnaie courante, Grey et Asha Trace forment un couple épanoui jusqu’à l’assassinat d’Asha par des gangsters sous les yeux de son mari laissé pour mort. Devenu tétraplégique et se déplaçant exclusivement en fauteuil roulant, Grey plonge dans la dépression avant de rencontrer Eron Keen, un milliardaire qui lui propose un implant censé lui rendre l’usage de ses jambes et améliorera (« upgradera » donc, cf. le titre) ses capacités physiques…



L'AVIS :

Voici encore une production du très prolifique Jason Blum, spécialisé dans les métrages horrifiques et autres thrillers à petits budgets. Il a ainsi produit ou coproduit dans le désordre : "Get out", "Ouija", "Paranormal Activity", "Insidious", "Sinister", "American Nightmare", "Happy Birthdead" et "Split", rien que ça ! Ici, il confie quelques millions à Leigh Whannell (co-créateur de la franchise "Saw" et réalisateur de "Insidious chapitre 3") pour réaliser son petit film mêlant action et science-fiction. On assiste, de fait, à un long-métrage sympa mais un peu fauché à la "Terminator" ou "Robocop", donc très marqué années 80 avec ce mélange homme/machine donnant au final un cyborg. Sauf qu’ici, l’homme robotisé en question est modernisé grâce aux ordinateurs et à la nanotechnologie.

Même s’il n'innove pas spécialement par rapport à ce que l'on a pu déjà voir auparavant, car il ne s’agit ni plus ni moins que d'un simple « revenge movie » futuriste sans réflexion révolutionnaire sur l'utilisation des nouvelles technologies, Upgrade se laisse suivre avec un certain intérêt car il parvient à être, par moments, très efficace et contient quelques très bonnes idées. Concernant ces dernières, il s'agit surtout des capacités physiques des personnages que ce soit Grey ou ses ennemis, qui sont capables d'énormément de choses assez étonnantes, comme ces armes incorporées dans le corps où cette technique de combat surprenante (merci "Matrix" tout de même !) qui conduit à des séquences de violence inattendues mais ultra jubilatoires et pas forcément visibles dans un gros blockbuster avec Dwayne Johnson, par exemple !



Il faut également louer la beauté visuelle de Upgrade qui donne parfois l’impression d’avoir coûté dix fois plus que son budget réel ! Si la vision d’un futur proche où les machines commencent à prendre le pas sur l’homme est loin d’être nouvelle, Whannell essaie tout de même de se démarquer des autres avec certains plans et choix visuels comme : celui de la maison sous la plage d’Eron Keen rappelant "Blade Runner 2049" ou encore celui du quartier malfamé véritable fief des criminels les plus endurcis, pouvant faire penser à "Robocop". Par ailleurs, Upgrade ne se termine pas comme on l’imaginait, c'est-à-dire avec un happy end convenu et de rigueur. Ce dénouement d’une rare noirceur donne tout son sens au film dont on comprend qu’il s’agit d’une vision pessimiste d’un monde futuriste où les machines ont progressivement pris l’ascendant sur l’homme. Pourtant, même si le film est très sombre (cela parle en effet du veuvage d’un individu devenu dépressif et surtout tétraplégique !), cela n'empêche pas le scénariste (rôle également endossé par Whannell !) d'ajouter quelques touches d'humour ici et là, ce qui est très agréable car cela donne au métrage un côté grotesque assumé et bienvenu.



Si la première partie du métrage est très bien vue, la seconde devient plus conventionnelle avec plus de scènes d’action pure. Il est alors dommage que le film ait un budget limité et que certains acteurs (les méchants en tête) manquent de charisme, de background et de psychologie, car à côté de cela l’interprète principal, Logan Marshall-Green (véritable sosie de Tom Hardy !), est vraiment bon car pleinement investi et très photogénique. On pourrait également ajouter au sujet de Upgrade qu’il manque d’une scène d’action dantesque façon "Matrix" afin d’en faire un classique du genre car les combats sont trop courts et donc frustrants.



A l’instar de l’excellente série "Black Mirror", Upgrade qui provient d’Australie, précisons-le pour l’anecdote, nous plonge dans un univers futuriste tout en parlant, mais avec plus de distance ici, des méfaits des ordinateurs et de la nanotechnologie sur l’être humain. De beaux décors, un scénario correct mais des acteurs interchangeables donc assez ternes hormis le principal protagoniste, en font tout de même une série B divertissante.









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INSIDIOUS CHAPITRE 3