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Réalisation
Herb Freed

Scénariste
Anne Marisse, Herb Freed

Date de sortie
1981

Genre
slashers

Tagline


Cast
Christopher George
Patch Mackenzie
E. Danny Murphy
Linnea Quigley


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Arthur Kempel

Effets spéciaux



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Moyenne: 4
(2 votes)
Acclamée par ses camarades de classe et encouragée plus que de raison par son entraîneur, Laura gagne une course inter-campus mais décède suite à cet effort intensif, juste après avoir passée la ligne d'arrivée. Plusieurs mois après le drame, Anne revient au domicile familiale pour assister à la remise des diplômes et récupérer celui de sa défunte sœur Laura à titre posthume. Les élèves qui étaient membres de l'équipe sportive de Laura se préparent à célébrer la fin des études mais la fête va rapidement virer au cauchemar quand un tueur mystérieux entreprend de décimer un à un ces derniers...



L'AVIS :

Après avoir mis en scène des tas de spots publicitaires, Herb Freed décide de devenir réalisateur. En 1972, il tourne son premier film, A.W.O.L., puis patientera jusqu'en 1976 pour enchaîner des longs-métrages horrifiques tels Haunts, Beyond Evil ou Graduation Day. C'est avec ces deux derniers titres qu'il reste connu des amateurs de cinéma de genre, Graduation Day étant certainement son plus gros succès, puisque, avec un budget de 250 000$ environ, le film récolta sur le seul territoire des USA la modique somme de 23 000 000$ et des poussières, somme à laquelle il faudra rajouter l'argent amassé grâce à son exploitation en VHS ! Si ça ce n'est pas de la rentabilité, je ne m'y connais pas ! Comme vous l'aurez compris à la lecture de l'histoire, Graduation Day, qui date de 1981, est un slasher qui va profiter du succès phénoménal de son illustre aîné sorti l'année précédente, je parle bien sûr de Vendredi 13. Herb Freed a bien retenu la leçon et nous propose un slasher de bonne facture, certes beaucoup moins sanglant que le film de Sean S. Cunningham mais qui fait preuve d'une belle originalité dans la mise en scène des différents meurtres qui vont troubler la tranquillité du campus. Le film se concentrant sur les membres d'une équipe sportive, les assassinats ont évidemment un rapport avec cet univers.



Au programme du carnage : un joggeuse égorgée, un ballon de football américain sur lequel a été greffé un pic qui vient transpercer le ventre de son propriétaire, la lame d'une épée effilée qui transpercera le cou d'une pauvre jeune fille, un adepte du saut à la perche qui atterrira sur un matelas bardé de pointes acérés ou la décapitation de la sexy Linnea Quigley nous seront proposés, entre autres réjouissances. Sympa. A chaque meurtre, le tueur mystérieux rayera la tête de la victime sur une ancienne photo de groupe sur laquelle on peut voir la pauvre Laura. L'amateur de slasher l'aura compris dès le décès de cette dernière au début du film, c'est ce drame qui va être le déclencheur des méfaits du tueur revanchard qui n'y va pas avec le dos de la cuillère. Comme dans tout bon film de ce genre, la liste des meurtriers potentiels est assez longue et à pour but de perdre le spectateur ou de lui faire prendre la mauvaise direction, à grand coup de petit détail nous mettant sur la bonne ou la mauvaise piste. L'arrivée de la sœur de Laura (la brune Patch Mackenzie) coïncide avec le début des meurtres, coïncidence ? Le petit ami de Laura, inconsolable, serait-il en cause ? L'entraîneur de cette dernière (joué par Christopher George, vu dans Grizzly le Monstre de la forêt, Exterminator, Frayeurs, Le Sadique à la Tronçonneuse...) n'a-t-il pas supporté de perdre son élève et est-il devenu fou après le drame ? Ou bien serait-ce un autre élève, au masculin comme au féminin, qui se cacherait derrière l'identité du tueur ? Ou même le beau-père de Laura, alcoolique et ronchon ? On a l'embarras du choix, ce qui permet au réalisateur de tenir la distance sur la longueur (normal pour un film se déroulant dans le milieu du sport...) et de ne pas trop ennuyer le spectateur.



Qui dit slasher dit souvent "plan nichons" et la présence de Linnea Quigley dans un rôle secondaire (la célèbre Scream Queen est présente au générique de Graduation Day car remplaçant une actrice ayant refusé de montrer ses seins) est évidemment l'atout charme du film, cette dernière exhibant sa poitrine sans grande difficulté pour récolter de bonnes notes auprès de ses professeurs ! Quelle bonne élève ! L'actrice nous gratifiera d'ailleurs de l'une des meilleures scènes du film, à savoir une course-poursuite entre elle et le tueur habillé façon escrimeur, le tout en alternance avec des séquences de la fête du lycée, avec prestation du groupe Felony qui interprète trois chansons dans le film. On retrouve dans cette scène toute l'ambiance 80's qu'on apprécie dans les slashers de cette décennie. Encore plus jubilatoire sera le final grand-guignolesque du film, qui n'a pas peur d'en faire trop et se révèle joyeusement macabre.



Un final qui mérite à lui seul qu'on visionne ce Graduation Day, slasher parfois un peu mou il faut bien le reconnaître, mais qui tient la route dans l'ensemble et se montre plutôt agréable à suivre. Ce n'est peut être pas une référence du genre au même titre que Carnage ou Meurtres à la St-Valentin par exemple, mais en tout cas, j'ai trouvé qu'il remplissait assez bien le cahier des charges et j'ai apprécié de le découvrir via la très belle édition de nos camarades d'Uncut Movies, qui, outre une belle remasterisation de l'image, présente le film dans un luxueux mediabook, avec livret 32 pages, poster et bonus à la clé.


Disponible en DVD chez UNCUT MOVIES






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