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Au large de l’Australie, Jeff, Josh et Megan, trois amis en quête de sensations fortes, décident de filmer leur plongée dans une cage, au milieu d’une eau infestée de grands requins blancs pour envoyer la vidéo à une émission de téléréalité. Mais, quand une vague renverse leur bateau et casse leurs amarres, ils se retrouvent isolés en plein océan, alors que la nuit tombe et que les secours ne pourront probablement pas être sur place avant l’aube…



L'AVIS :

Depuis l'avènement de "Les dents de la mer" de Spielberg (en 1975, déjà !), les attaques de requins au cinéma se sont multipliées comme des petits pains et se sont largement démocratisées. Certaines productions n’hésitant d’ailleurs pas à marcher sur les plates-bandes du mètre-étalon en matière de film de squale comme par exemple "La mort au large" de Castellari de 1981. D’autres pellicules, plutôt que de jouer la carte du pur plagiat, ont essayé de proposer autre chose avec un scénario un peu plus étoffé, à l’instar de "Peur bleue" de Renny Harlin. Et puis, certaines productions au scénario encore plus famélique que leur budget se sont lancées avec plus ou moins de réussite dans la parodie avec des créatures improbables comme la franchise "Sharknado" ou encore celle des Mega Shark avec des titres formidables comme "Mega Shark vs Crocosaurus" ! Puis, en 2003, une autre production, intitulée "Open water - En eaux profondes", de Chris Kentis, semblait sortir de nulle part. Petit succès en salles mais vrai carton en vidéo, ce métrage, véritable drame humain, abandonnant un couple au large de l’océan dans des conditions extrêmes, était plein de suspens et à hauteur d’homme. Son réalisme en a ainsi fait l’une des œuvres fondatrices du mouvement des found footage depuis plus de quinze ans. Succès oblige, le film a une suite avec "Dérive mortelle" (Open Water 2) concoctée par nos voisins allemands mais qui n’offrait hélas rien de nouveau dans le monde du survival sous-marin, mais bon ça se laissait tout de même regarder.



Force est de constater qu’en 2018, l’animal marin à l’aileron saillant a toujours le vent en poupe au cinéma puisque des films s’y rapportant continuent d’envahir nos écrans comme en témoignent le récent "En eaux troubles" avec Jason Statham ou encore la future sortie de "Peur bleue 2" ! Sans compter que lors de ces dernières années, des série B, qu’elles soient réussies ou pas, ont cartonné en salle avec le même principe : survival sous-marin avec caméra étanche à l’appui ! Ainsi, parmi pléthore de propositions, on a pu voir l’excellent "The reef ", le très moyen "Instinct de survie " qui tous deux mettaient aux prises un touriste esseulé face à un squale agressif et le pas mal "47 meters down" avec ses deux vacancières prisonnières d’une cage à requins, à la suite de la rupture des câbles qui la reliait à son navire. Pas cool mais plutôt coule ! (LOL)



Qu’en est-il alors de ce troisième volet de la franchise Open water qui comme les deux précédents opus « reposerait sur une histoire vraie » (sic) ? Bon inutile de faire durer le suspense plus longtemps : ce long-métrage n’est pas terrible ! Déjà, on doit se taper plus de trente minutes d’introduction où l’inaction est au rendez-vous et où l’on nous présente les trois jeunes protagonistes tous beaux évidemment mais dont on oubliera les noms une fois le générique passé, parce qu’ils sont juste…beaux ! Ces trois touristes « casse-cou » s’expatrient alors pour des vacances chocs en Australie afin de se confronter aux eaux infestées de requins. Pendant ce temps-là donc, on doit se farcir deux frangins antagonistes qui sont épris de la même gonzesse, une fille qui parle trop mais qui réussit à pécho les deux frangins, pas mal ! Puis il est question de téléréalité et de tout ce qui est à la mode, avant d’aborder le vrai sujet qui mouille : la plongée en cage. Mais, une fois dans l'eau et après avoir essuyé une vague colossale, nos trois acolytes se retrouvent dans la flotte comme des cons et vont s’engueuler pas mal, s’encourager, et aussi reprendre espoir mais surtout, avoir des réactions idiotes et agir stupidement ! Rien d’autre à ajouter !

Côté requins, on les voit de près (surtout qu’ils apparaissent quand on commence à piquer du nez devant notre trio d’abrutis !) et leur brutalité est toujours d’une efficacité redoutable ! Toutefois et même s’il faut reconnaître à Gerald Rascionato, le réalisateur, qu’il sait bien filmer la faune sous-marine et que les effets spéciaux dont il fait preuve sont assez bien maîtrisés, on s’ennuie quand même pas mal devant cet Open water 3 : Les abîmes de la terreur somme toute prévisible, pas très innovant et sombrant rapidement dans la vacuité. Cette dernière remarque vaut surtout si, comme votre dévoué, vous avez déjà vu "Open water - En eaux profondes", "Dérive mortelle", "The reef" et surtout "47 meters down" auquel il ressemble énormément pour le script à tel point qu’on se demande pourquoi les scénaristes de ce dernier ne les ont pas encore attaqués pour plagiat !?



Ainsi (mais en même temps avec trois personnages dans la flotte il ne faut pas s’en étonner !), on voit très peu de gore tout comme les requins et l’on devine quand ils vont attaquer. Mais ce qui est plutôt unique, c’est que les survivants sont d’une bêtise abyssale ! Rien de nouveau donc sous ou sur l’océan, c’est selon, pour un concept de survival en pleine mer avec une caméra : toutes les ficelles ont déjà été utilisées jusqu’à épuisement ! A éviter, sauf si on n’a vu aucun des films susmentionnés ci-avant dans cette critique. Ces cinéphiles (s’ils existent !) pourraient alors trouver dans Open water 3 : Les abîmes de la terreur matière à suspense !