RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Cliquez pour noter..
Le film s'ouvre sur une jeune femme qui introduit l’anthologie d'horreur objet de notre critique. Elle raconte à quel point les contes sont terrifiants et que vous en serez bientôt les témoins privilégiés. Cependant, elle est interrompue par son frère qui la fait chanter auprès de leur mère semblant être à l’étage, afin de changer l'histoire. Il veut non seulement être une star du film mais ce n'est pas tout : le frangin désire qu’au moins la moitié du métrage mette en scène des hamsters !? Finalement, le compromis est accepté et on va donc assister, ébahis, à ce mélange de terreurs en tous genres entrecoupées de scénettes avec de charmantes petites boules de poils !



L'AVIS :

Vous l’aurez compris à la lecture de ce synopsis somme toute singulier, Horror and hamsters est un film comprenant 50% d'horreur sous forme de sketchs et 50% de ravissement familial avec des vidéos de hamsters trop mignons. Il est sorti en 2018 sur Amazon via VOD et comprend pas moins de 18 courts-métrages qui ont la particularité - un peu comme dans "Galaxy of horrors" de 2017 - de ne pas avoir été tournés en même temps, seules l’introduction et la conclusion datent de 2018 !

Après la scène introductive dont la teneur est détaillée dans notre résumé d’ouverture ci-avant, le film commence par une fausse bande-annonce fantaisiste assez sympathique pour un film intitulé « Fudd ». Ce segment se termine par une surprise, il est donc préférable de ne pas trop en dévoiler le contenu. Toutefois, les fans de "Evil Dead" de 1981 apprécieront son approche…

Quoi qu'il en soit, l'anthologie commence vraiment par « What’s it going to be » (« Ce qui va être »), un conte sur un homme qui fait tous les sacrifices nécessaires pour être le gagnant d’un jeu télévisé. Les effets spéciaux dans ce segment sont assez moyens, le maquillage du démon n’étant pas acceptable à ce niveau. Malgré cela, ce dernier personnage et la toute fin assez fun, situeront ce segment dans le haut du panier de ce film à sketchs.

On nous propose ensuite « Tiny hamster in a tiny mansion », notre première réjouissance impliquant des hamsters. Il n'y a pas grand-chose à dire, c'est bien monté et ridiculement mignon avec la bestiole qui vaque à ses affaires dans une maison de poupée pleine de collations délicieuses.



« One more drink » (« Un dernier verre ») présente une jeune femme qui est droguée et emmenée dans l'antre d'un tueur en série…féminin ! Outre ce fait scénaristique bizarre mais assez original et même si la réalisation n’a rien d’extraordinaire, c'est relativement sympathique et court avec une conclusion amusante. On appréciera tout particulièrement la performance de Victoria Luloff, déjà vue en intro, ici très drôle à regarder et pas qu’accorte…

Comment ne pas sourire ensuite devant « Tiny hamster in a tiny playground » où un rongeur adorable évolue dans un nouveau cadre étonnant !

Vient le tour de « Cloooowns » qui a lieu la nuit d'Halloween. Tout est assez amusant, de l’achat de la maison à la fête servant de crémaillère jusqu'à ce que les clowns tueurs arrivent ! Les deux acteurs grimés ont un jeu catastrophique (notamment la fille !) et la fin est complètement ratée. A oublier d’urgence même s’il y a du gore créatif dans celui-ci !

Dans « Hamster agility course », Porkchop affronte Dumptruck à travers une course d’obstacles façon parcours du combattant dans Koh Lanta, mais il ne doit en rester qu’un…sur la première marche du podium !

« Missing » (« Absent ») narre le récit d’un homme qui suit les indications que le kidnappeur de sa femme lui donne par téléphone. C’est plat, prévisible et la fin est proprement pitoyable. Passez votre chemin !

« Tiny hamster eating a tiny pizza » vous donnera plus envie de glucides que de hamsters car on aimerait peut-être qu’à un moment donné, ils se fassent tout de même écrabouiller les petits rongeurs ! Assez de mièvrerie que diable !



« Drunk vs zombie » (« Soûl contre zombie ») est un segment très court avec une punchline finale vraiment bien trouvée mais cela nous laisse tout de même sur notre faim ou notre soif, c’est selon !

« Two tiny hamsters in a tiny playground » doublera votre plaisir concernant les bêtes poilues…ou pas !

« Having a drink » (« Prenant un verre ») implique un bar minable, l’énigmatique « Oges », un gigolo ayant envie de boire un coup après une journée bien difficile et une famille de loups-garous affamée! Ce sketch agréable à la fin bien troussée pourra rappeler un peu à certains le surprenant mais ô combien génial "Une nuit en enfer" de Quentin Tarantino. Sympa comme comparaison, non ?

Peut-être plus en tout cas que « Tiny hamster treasure hunt » nous offrant un hamster habillé en pirate. Je ne pense pas avoir besoin d’en rajouter, si ?

« La grosse mort » (en français dans le texte !) dispose d'un prédateur sexuel très unique. Le monde moderne des rencontres en ligne a rarement été si effrayant et critiqué. Ce segment est relativement bien fourni : du sexe, des nichons, un incube luttant contre le sexisme des succubes, quelques nymphos dont une n’arrête pas de parler des aventures de Batman pendant l’acte, une fin décente et un petit peu de gore. N’en jetons pas plus, on tient-là un des meilleurs morceaux de cette anthologie !

« Tantalizing » (« Alléchant ») nous présente un hamster face à un gros problème : comment va-t-il en effet atteindre un morceau bien savoureux suspendu par une ficelle ? Le suspense est alors à son paroxysme le plus total !

Dans « Bundle of joy » (« Paquet de joie »), un bébé très évolué et précoce dirige son père en l’incitant à suivre chacun de ses ordres. C’est court mais la fin bien trash en ravira plus d’un, croyez-moi !

Le film se conclut alors sur le frère et la sœur du début assez fiers semble-t-il de ce qu’ils ont visionné ensemble, mais surveillez un caméo assez inattendu (quoique !) et puis…c’est tout !



Horror and hamsters a certes des limites budgétaires sérieuses au regard des maquillages et autres effets spéciaux lacunaires, ses acteurs ne sont pas tous bons, loin s’en faut, les ravissants hamsters sont fatigants à force et d’aucuns leur souhaiteront une mort atroce assez rapidement, les segments ne sont pas tous excellents, ça c’est sûr, mais ils ont au moins le mérite d’être courts, donc si quelque chose ne fonctionne pas vraiment, on ne s’appesantit pas dessus. Mais force est de reconnaître tout de même que l'idée générale est du pur génie : à Horreur.com, on adore les anthologies d'horreur mais la succession ininterrompue de violence concentrée peut faire fuir les gens. La réponse ici est d'amener le spectateur ailleurs avec un tempo radicalement différent et ça marche plutôt bien, du moins jusqu’à mi-parcours. En ce qui concerne la qualité intrinsèque des courts-métrages, le spectateur saura dès les premières scènes que ce qu’il est sur le point de visionner ne correspond pas aux standards hollywoodiens habituels. Peu importe ! On sait pertinemment dans ce genre de film omnibus qu’il y a à boire et à manger. Ainsi, comme souvent, quelques histoires sont plutôt bonnes avec certains rebondissements inattendus, d’autres le sont moins mais Horror and hamsters ne se prend évidemment pas au sérieux, ce qui contribue à ajouter de la légèreté à l’entreprise. Dans l'ensemble, on sent que l’on vient de voir un étrange long-métrage nous laissant dubitatifs. Mais de là à se taper une suite avec des chatons, on ne sait pas !









Du même réalisateur :