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Cole est un jeune garçon calme ayant noué un fort lien d’amitié avec sa jeune et belle babysitter, Bee. Alors que cette dernière le garde le temps d’un après-midi et d’une nuit, Cole décide de savoir à quoi elle occupe son temps sous son toit une fois qu’il est au lit. Mais la vérité n’était pas forcément bonne à connaître...



L'AVIS:

Après avoir commencé sa carrière en réalisant des clips musicaux pour des groupes tels que The Offspring ou Cypress Hill ainsi que des spots publicitaires pour de grandes marques (dont Coca Cola), McG est repéré par l’actrice Drew Barrymore qui va lui proposer de réaliser le film "Charlie et ses drôles de dames". Commence alors une nouvelle carrière pour notre homme qui va réaliser une petite poignée de films ("terminator renaissance", "target", "3 days to kill"...) tout en continuant également les épisodes de séries tv ("Chuck", "Supernatural"...).

En 2017, Netflix s’intéresse à notre réalisateur et lui propose de prendre les rênes de la réalisation du film "the babysitter" qui sera proposé aux millions d’abonnés de la chaîne à succès. Une comédie horrifique à laquelle nous nous intéressons aujourd’hui.



Alors que beaucoup pourront reprocher à "the babysitter" un manque d’originalité dans son scénario, dans le sens où ce dernier n’est pas suffisamment étoffé, nous avons toutefois du mal à bouder notre plaisir devant cette péloche mêlant comédie et fantastique de façon très décomplexée.

Car malgré une introduction assez longue il est vrai pour nous présenter nos deux protagonistes principaux (le jeune Cole et sa babysitter Bee), le film va soudainement basculer dans l’horreur et l’inattendu pour nous lancer ensuite dans une chasse à l’enfant à la "maman j’ai raté l’avion" plutôt haletante reconnaissons-le !

Mais tout n’est pourtant pas à jeter, loin de là, dans cette longue introduction riche en informations sur notre tandem Cole/Bee quand nous y regardons de plus près. L’occasion pour nous notamment d’y découvrir un jeune garçon qui manque terriblement de confiance en lui et qui est la cible visiblement privilégiée des moqueries et autres méchancetés d’une petite bande de garçons de son école. Très timide avec les filles de son âge (la jolie Mélanie qui habite en face de chez lui ne le laisse pas indifférent), Cole se montre étrangement bien plus décontracté avec la belle et sexy Bee qui le garde encore à l’heure d’aujourd’hui malgré son âge avancé et avec qui il a lié une grande amitié (une relation que nous pouvons voir comme une sorte d’échappatoire à ses tracas du quotidien)

Une introduction peut-être longue donc dans sa façon de nous montrer, le temps d’une après-midi de garde, la complicité qui s’est installée avec le temps entre Cole et sa charmante et très sexy babysitter, mais qui heureusement va laisser place à une seconde partie bien plus palpitante, faisant la part belle à l’humour et au fantastique en empruntant à diverses registres tels que le survival ou le film de Diable et démons.



A ce moment-là, "the babysitter" devient clairement le petit film très dynamique et farfelu que nous n’attendions pas forcément au tournant, persuadés d’avoir affaire ici à un sempiternel film basique de commande pour une chaîne, sans âme et vite oublié.
Et même si le film ne restera pas dans les annales (n’allons pas non plus crier au chef d’œuvre), il faut reconnaître que ce contre-pied est réussi, la transition brutale, gore à souhait et dans l’esprit « what the fuck ?! » (clairement annoncé par un insert textuel, comme le fait de temps à autres McG dans le film, apportant ainsi un petit côté « geek-attitude » ) faisant son petit effet !

Dès lors, "the babysitter" bascule dans une chasse à l’enfant pourvue de péripéties tantôt trashs/gores et tantôt plus sérieuses, mais sans jamais perdre cette idée de vouloir nous proposer une petite série B aux allures parfois très 80’s, assurément décérébrée (nous comprenons rapidement que tout et n’importe quoi peut arriver dans cette seconde partie au rythme haletant) et conçue avant tout pour faire plaisir, aussi bien aux amateurs de films fantastiques qu’aux personnes venues d’amuser sans se prendre la tête devant un film décomplexé devant lequel le cerveau peut être mis en position off.

Pour les premiers, McG propose notamment de sympathiques séquences saignantes, volontairement exagérées par moments (il faut voir les geysers de sang qui sortent du crâne perforé d’une malheureuse victime) et bénéficiant d’effets spéciaux plutôt corrects dans l’ensemble (l’équipe du film a le mérite de ne pas avoir recours systématiquement au numérique). L’amateur de massacres en tous genres aura droit à une jugulaire sectionnée, une énucléation, des couteaux plantés en pleine tête avec saignement « abondant », une explosion par le biais de feux d’artifice, une pendaison et même un headshoot au fusil à pompe fort bien réalisé ! Le tout sous des musiques souvent remuantes qui donnent un coup de punch supplémentaire à cette réalisation déjà bien énergique dans sa deuxième partie.

Pour celles et ceux venus s’amuser devant "the babysitter", là aussi ces derniers ne repartiront pas déçus. Entre personnages décalés (un black déjanté, un voisin bête comme ses pieds...), dialogues volontairement idiots (notre blonde de service qui sort par exemple une accumulation de répliques hilarantes et totalement dans cet esprit décalé souvent recherché dans le film : « Il m’a tiré dans le nibard (...), personne ne voudra sucer mes tétons dans un état pareil (...), ils vont plus grossir maintenant, ils vont rester tout plats »...) et situations parfois débiles (Max, l’un de nos tueurs de service, qui est en train d’étrangler le jeune Cole mais qui s’arrête subitement pour dire à ce dernier d’aller éclater la gueule du jeune garçon qui est en train de lancer des œufs sur la porte de sa maison ...), "the babysitter" amuse la galerie et ne se prend jamais au sérieux dans sa chasse à l’enfant virant au survival déluré et délirant.



Même si nous n’avons pas affaire ici à un film révolutionnaire, "the babysitter" est une comédie horrifique totalement décérébrée qui vous fera passer un agréable moment dans votre canapé avec une bande d’amis, devant bières et pizzas. Un film de commande pour Netflix qui remplit son contrat premier qui était de divertir, aussi bien par l’humour (des personnages décalés, des répliques parfois volontairement idiotes, des situations grandguignolesques...) que par son aspect fantastique (des séquences bien saignantes, un côté survival offrant par le biais de cette chasse à l’enfant un rythme fort haletant, une histoire de diablerie...).

Alors oui, le film traîne un peu en longueur dans sa première partie mais réussit à inverser brutalement et efficacement la tendance pour nous offrir au final un petit produit très 80’s dans l’âme, bourré de péripéties et franchement divertissant malgré ce scénario finalement bien pâlichon...

« Simple mais efficace » pourrions-nous dire. Et même si une note, aussi scolaire et subjective soit-elle, ne résume pas à elle seule tout ce qui vient d’être dit (mais sert à aiguiller rapidement le lecteur), je décide après avoir longtemps voulu mettre la moyenne (car le scénario n’est quand-même pas bien épais) d’opter finalement pour un petit 4 pour ce côté « what the fuck » que j’ai bien apprécié dans ce film estampillé Netflix dont je n’attendais pas grand chose au départ...