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Réalisation
Wallace Potts

Scénariste
Wallace Potts

Date de sortie
1989

Genre
tueurs fous

Tagline


Cast
Robert Ray Shafer
Jeff Qualle
Linda West
Cindy Guyer
Dan Campbell


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Alex Parker, Keyth Pisani

Effets spéciaux



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un couple en promenade nocturne dans une forêt se fait assassiner par un tueur psychopathe, qui n’est autre qu’un représentant de l’ordre. A visage découvert, mais en uniforme, l’homme semble fasciné par le nombre 666 et tue au nom du Diable. Quelques jeunes gens partent en voiture pour un charmant séjour dans une grande villa isolée en plein cœur de la campagne, de plus entourée par les bois où ont eu lieu les meurtres. Dès le début de l’escapade, ils remarquent qu’une voiture de police les suit à distance...



L'AVIS :

Nous sommes en 1989, et la vague des slashers montre depuis quelques années des gros signes de faiblesse. Même les pionniers du genre, Jason Voorhees et Michael Myers ( Vendredi 13 et Halloween ), n’attirent plus autant les foules, malgré le fait qu’ils demeurent encore rentables. Les salles de cinéma les oublient, les reléguant aux rayonnages des vidéoclubs. Dans ce contexte difficile, débarque un énième slasher ( ou pour le coup un psycho-killer ) qui ne restera pas dans les annales du genre, l’oublié et oubliable "Psychocop" ( ou Psycho cop ). Avec un titre pareil, le spectateur amateur de films d’horreur pense immédiatement à un certain film de 1988 nommé "Maniac cop", dont le succès inspira cette réalisation de dernière zone. On mélange bien fort la trame d’un quelconque "Vendredi 13" avec un personnage rappelant ( très vaguement d’ailleurs ) le Matt Cordell de "Maniac cop" et le tour est joué ! Un peu d’imagination n’aurait certainement pas pu faire de mal, mais, hélas, les premiers instants de cette pelloche fauchée vont vite nous prouver que d’imagination, elle n’en possède pas une once.

Jugeons plutôt : un couple en promenade nocturne dans une forêt se fait assassiner par un tueur psychopathe, qui n’est autre qu’un représentant de l’ordre. A visage découvert, mais en uniforme, l’homme semble fasciné par le nombre 666 et tue au nom du Diable. Vous aviez été prévenus que ce serait vachement original… Le pire reste néanmoins à venir.

Quelques jeunes gens, ces éternels adolescents qui approchent plutôt 35 ans, partent en voiture pour un charmant séjour dans une grande villa isolée en plein cœur de la campagne, de plus entourée par les bois où ont eu lieu les meurtres. Dès le début de l’escapade, ils remarquent qu’une voiture de police les suit à distance ( aahh, ces fameuses Chevrolet Impala des années 80… ). Mais ils ne s’inquiètent pas plus que ça et s’installent dans la baraque. Ils rencontrent le gardien, charmant jeune homme plutôt réservé ( bon d’accord, pour une fois, ça change des vieux gardiens au regard chelou ). Evidemment, pas la peine de se demander si c’est peut-être le tueur éventuel, puisque ce dernier nous a été révélé dès les premières minutes du métrage. Ce qui élimine d’emblée tout suspense lors de l’apparition de la voiture de patrouille, mais bon, passons…



Le programme du week-end se promet d’être passionnant : bronzette, piscine, radio, puis allers-retours incessants pour aller chercher des bières. Pour le quota des passages légèrement érotiques habituellement présents dans les films du genre, vous repasserez, ici il n’y en a tout simplement pas. Alors que l’une des filles ne cesse de coiffer sa blonde tignasse avec sa brosse ( cette gourde en devient tellement énervante que l’on souhaite que le tueur l’élimine de suite ), le gardien disparaît. Le groupe s’inquiète un peu, mais sans plus. Non, le pire, c’est que la brosse à cheveux a disparu et qu’il n’y a plus une seule bibine !! Le suspense est donc à son comble pour la suite des événements : retrouver la brosse à cheveux, convaincre l’un des membres d’aller chercher de la bière en ville, puis ( éventuellement ) retrouver le gardien. Nous n’y tenons plus, et c’est alors que notre flic psychopathe va se décider à se bouger un peu, plutôt que de rester planqué derrière les buissons à observer ces jeunes abrutis qui ne font rien d’intéressant. Mais son entrée en action ne va pas augmenter notre engouement pour autant. Les protagonistes se dispersent, se retrouvent, rentrent dans une pièce, ressortent, vont dehors, rentrent à nouveau, font un tour dans le jardin, l’un des leurs se décide enfin à prendre la belle Cadillac rouge pour aller chercher de la bière, il ne revient pas, la voiture et la bière finissent bien dans l’allée, mais sans le chauffeur, la brosse à cheveux réapparait, un sac à main disparait, on soupçonne un cambrioleur qui aurait peut-être aussi volé des bières ( le groupe ne pensant pas avoir tout bu si vite !! ), mais non, finalement le sac est retrouvé…

Et, quand même hein, tous ces imbéciles se font éliminer, mais plus lentement que dans le plus mou des slashers que l’on puisse imaginer. Si quelques meurtres sont rigolos et un peu gores, l’ensemble ne tient pas la distance, demeurant extrêmement banal. Même les répliques ‘punchlines’ du flic assassin ne font jamais mouche, n’amenant que deux réactions : la consternation et l’amusement, l’amusement pouvant cependant ne titiller que les amateurs de nanars de luxe. Et celui-là en est un beau spécimen !

SPOILER Et ce n’est pas le final qui va y changer quelque chose : le Psychocop est empalé, meurt dans les bois, puis le dernier plan du film nous le montre, rouvrant les yeux et lâchant un sourire sadique. Voilà, c’est tout. On ne saura d’ailleurs même pas si sa parodie de messe noire au début du film lui aura accordé un quelconque pouvoir surnaturel. FIN DU SPOILER



"Psychocop" se distingue donc par son effarante banalité, son enchaînement de clichés qui semblent poussés à l’extrême. Tout ceci aurait pu fonctionner avec un ton décalé, hélas, ce n’est pas le cas, la réalisation plate faisant preuve d’un redoutable sérieux, malgré des personnages cons et chiants à mourir. Si certaines sources semblent définir le film comme une comédie d’horreur, permettez-moi d’en douter, tant tout est si plat et banal qu’aucun humour, même très décalé, ne ressort. Le stéréotype est poussé dans ses derniers retranchements, ce qui provoque chez le spectateur curieux ( et en général avide de bisseries ) une sorte de torpeur presque hypnotique. C’est mou, c’est lent, les plans s’enchaînent sans énergie, sans imagination, et notre policier très méchant ne relève même pas la sauce. Le comédien qui incarne le flic tueur, Robert Ray Shafer, qui ressemble vaguement à Gerrit Graham ( Phantom of the Paradise, Terror vision, Cannonball, Chucky 2 ), cabotine à outrance, hélas, toutes ses tentatives tombent complètement à plat. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par la banalité de l’intrigue, de son personnage et de ses dialogues, magnifiés par un doublage français de folie.

Du coup, il peut grimacer autant qu’il le veut, ça ne fonctionne pas. Dommage, car l’acteur semble néanmoins s’amuser, essayant de s’appliquer pour camper un perso déjanté qu’il s’imagine dans sa tête digne de Matt Cordell ( Maniac cop ) ou du Franz Zito de Maniac, du même William Lustig. Mais le réalisateur, un certain ( et inconnu ) Wallace Potts, n’a ni la hargne violente, ni la folie, ni l’efficacité brute de la mise en scène de Lustig. Et le résultat ne peut que tomber dans l’oubli. N’abordons même pas les autres acteurs, insipides, fades, inexpressifs, qui ont l’air de s’emmerder royalement dans cette galère. Ils devaient se faire tellement chier qu’ils ont dû réellement boire toutes les bières lors du tournage. Nous, pauvres spectateurs pervertis par tant d’horreurs innommables, resteront consternés par un film aauu ryyyyyytthhmeeeuuu aaauuussssiiiii mmooooooorneeuuu…..



Oublié chez nous ( ou presque ), bénéficiant d’un apparent mini-culte aux Etats-Unis, ce Psychocop a bénéficié d’une suite, Killer cop, tournée en 1993. Même la médiocrité fait des petits !! Alors, constat : nanar ou navet ? Un navet tellement navet qu’il en devient nanar, ou alors un nanar tellement peu intéressant qu’il vire au navet… Faites votre choix, moi je cherche encore.



A noter qu’en France, il sortit en VHS chez GCR, puis lors de la folie des DVD en kiosques à journaux, chez l’éditeur ESI, souvent disponible en DVD-10 ( double face ) avec le tout aussi mauvais Necromancer, lequel possède néanmoins l’avantage d’avoir dans son casting la charmante Elizabeth Cayton. Ne vous attendez pas à une édition de la mort, VF unique, format 4/3, chapitrage et piste sonore de mauvaise qualité. Pas grave, so bad it’s good, comme on dit !!






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