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Jack, sa fiancée Carrie et ses trois amis, Fred, Tom et Cindy, partent rejoindre un chalet perdu en pleine forêt, lequel appartient à l’oncle du jeune homme. Il les invite pour un agréable week-end fait de détente et de rire. En arrivant, ils découvrent que la porte d’entrée a été saccagée. Ils font la rencontre de Bill Grafton, un vieil homme qui leur raconte être à la recherche de la chose qui a tué sa fille sous ses yeux, alors qu’il avait loué le fameux chalet. Une sorte de monstrueux bigfoot hanterait les environs, mais des bruits courent au sujet d’autres drôles de créatures vues dans le coin par les habitants et les touristes, dont des manifestations extra-terrestres. C’est alors que Jack révèle à ses amis la véritable raison de leur venue : son oncle a disparu dans ces bois sans laisser de trace, et il compte bien le retrouver. Alors que la nuit tombe et que le vieux Grafton repart à son campement, le groupe de jeunes gens ne tarde pas à être agressé par les monstres qui rôdent aux alentours...



L'AVIS :

"Transmutation" fait partie de ces petits films Bis qui tirent plus vers le Z que le B, mais qui parviennent à conserver une place privilégiée chez les amateurs de pelloches d’horreur nourris aux vidéoclubs. Sans chercher à révolutionner le genre, le film propose un large choix de thèmes et de diverses confiseries à l’écran : nous avons donc droit à la forêt hantée par des créatures inconnues, la légende et les racontars qui circulent sur les lieux, le groupe de jeunes gens plus ou moins écervelés qui s’en vont passer un week-end tranquille, quelques jolies donzelles qui se dénudent assez facilement, puis l’apparition des monstres dans un joli petit déluge de gore. Au programme : des bigfoots, des zombies, un extra-terrestre dévoreur de cœurs humains, une vieille soucoupe volante coincée dans une grotte ( réparée par des zombies esclaves ), un prêtre sataniste hypnotisé par l’envahisseur…

Les bigfoots tuent les gens dans la forêt, ceux-ci se transforment en zombies, réparent le vaisseau, puis tuent d’autres personnes pour les amener chez l’extra-terrestre tout petit et tout moche qui a très faim. C’est aussi simple qu’abracadabrant, mais propice à satisfaire tout amateur d’horreur Bis déjantée, drôle, violente et ( légèrement ) érotique. On y trouve largement notre compte en terme de gore : décapitation avec tête qui rebondit, ventre percé avec un bâton, cœur extirpé d’une demoiselle nue, zombies défigurés… Le cahier des charges est respecté, mais le film se démarque davantage par son bestiaire hétéroclite et son ambiance forestière plutôt sympathique, renforcée par une musique synthétique assez réussie et entêtante.



‘Transmutation’ est à prendre pour ce qu’il est : un tout petit film d’exploitation destiné aux vidéoclubs ( son budget plafonne à environ 250000 dollars, d’ailleurs un certain George Kennedy en aurait mangé une bonne partie, malgré sa présence réduite à l’écran, et un contrat qui ne l’embauchait que pour une semaine ). Son scénario demeure aussi basique que tarabiscoté, mais cette pelloche est empreinte sur l’ensemble d’une atmosphère intéressante, parsemée d’effets spéciaux bien emballés ( on retrouve John Carl Buechler au générique, fidèle collaborateur de Charles Band et d’Empire pictures ). La photographie est d’ailleurs soignée, le rythme fonctionne en crescendo, ce qui nous emmène jusqu’à un bon petit final, délirant et jouissif. Le réalisateur, Emmett Alston ( auteur des ninjateries Sho Kosugiennes de chez la Cannon ) n’est pas d’un grand talent, c’est simplement un petit faiseur qui remplit son cahier des charges dans le seul but de satisfaire le fan du genre. Certes, les jeunes comédiens ne brillent pas par leur talent non plus, mais ils font finalement l’affaire. Mais ce n’est pas le plus important.

Niveau casting justement, figure fièrement ce bon vieux George Kennedy, comédien toujours sérieux et charismatique, qui aura tourné dans les œuvres les plus prestigieuses comme dans les petits métrages les plus modestes. Un homme qui traverse en permanence ses films avec une application et une classe uniques. Citons rien que pour se faire une idée : la série télévisée ‘Dallas’, ‘Tremblement de terre’, ‘Death ship’, ‘Uninvited’, ‘Survivance’, ‘Luke la main froide’, la saga ‘Airport’, etc… Une filmographie conséquente et souvent illustrée de fantastique. Chapeau bas Mister Kennedy !



Autour de lui, la distribution ne présente que des inconnus, qui s’illustreront plus ou moins dans le cinéma Bis ( comme Billy Jayne que l’on reverra dans un autre film de bigfoot, ‘J’emporterai ton âme’, avec Stacy Keach et Billy Dee Williams ), ou alors qui disparaîtront purement et simplement des écrans. Exception faite de la scream queen Michelle Bauer, vue notamment dans le cultissime ‘Hollywood chainsaw hookers’, qui ne peut s’empêcher ici de nous montrer ses ( jolis ) seins. On ne s’en plaindra évidemment pas, le film multipliant les dialogues débiles autant que jouissifs ( à ne pas manquer, les deux nanas qui traversent la forêt en voiture, l’une d’elles racontant à sa copine avoir été choquée lorsqu’elle a surpris son copain en train de se rouler une crotte de nez ), les apparitions de créatures délirantes ( l’extra-terrestre verdâtre n’est qu’une sorte de nain, sans jambes, toujours placé dans une sorte de marmite en pierre, avec un dard qui transforme ses victimes en bigfoots… C’est de la folie pure ! ), les passages sanglants et les décors naturels agréables d’une bien belle forêt californienne. Le film a d’ailleurs été tourné dans de chouettes lieux naturels près de Los Angeles : le Topanga Canyon, les Woodland Hills, le Griffith Park, le Bronson Canyon et les grottes de Bronson, autant de lieux très beaux et photogéniques, qui donnent un cachet particulier au film ( ça nous change des éternels plans de studios avec trois bouts de carton ).



Ajoutons à cela une scream queen sexy, un comédien vétéran, quelques jeunes premiers aussi bébêtes que sympathiques ( je trouve qu’ils ont de bonnes tronches ), des zombies tous plus laids les uns que les autres, un envahisseur nain, un prêtre déjanté, des gros bigfoots poilus… Mais que demander de plus ? Tel un bon burger, ce ‘Demonwarp’ se dévore avec grand plaisir.

Pour la vidéo, le film fut tout d’abord édité en VHS chez nous via la petite boîte Partner and partner ( boîtier et jaquette en grand format ), à la fois à la location et à la vente. Quelques années après, c’est FIP qui ressort le film en cassette sous son label ‘Collection vidéo poche’ ( boîtier et jaquette en petit format cette fois ). Disponible dans des bacs promotionnels de supermarchés à des prix raisonnables, cette cassette, comme les autres de la collection, est devenue bien vite assez rare, d’autant plus que le film n’est jamais sorti en DVD dans nos contrées. Aux USA, il a fallu aussi se contenter longtemps de la VHS, mais un DVD est finalement sorti, de manière apparemment assez confidentielle. Un collector qui semble donc délicat ( et coûteux ) à acquérir.

Attention, il ne faut pas confondre ce "Transmutation"’ aka "Demonwarp" au film "Transmutations" ( "Underworld" ) de George Pavlou ou au "Hell comes to Frogtown" avec Roddy Piper, rebaptisé en cassette chez nous sous le titre "Transmutations" ( c’est original ).






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