RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3
(1 vote)
Wilford Butler a laissé un médecin transformer sa maison en asile psychiatrique, croyant que ce dernier allait pouvoir sauver sa fille malade. Plusieurs années plus tard, il revient dans sa demeure inhabitée et meurt dans d'étranges circonstances. Suicide ou meurtre, le mystère demeure. Son petit-fils Jeffrey Butler hérite de la demeure mais ne s'y intéresse pas durant de longues années, respectant par la même occasion les dernières volontés de son grand-père. Mais un besoin d'argent le pousse à vendre la demeure. Il engage un avocat, John Carter, pour s'occuper de la vente. Le maire de la ville, ainsi que d'autres citoyens, voudraient bien l'acquérir afin de la détruire, la maison n'ayant pas une très bonne réputation. En apprenant que la maison des Butler est mis en vente, un fou interné dans le nouvel asile psychiatrique de la région s'échappe et se rend sur les lieux. Il semblerait que ce dernier veuille accomplir une ancienne vengeance contre le maire, le shérif, la réceptionniste et un vieil homme muet. John Carter et sa maîtresse ont décidé de passer la soiré dans la sinistre maison en attendant de finaliser la vente, sans se douter qu'un psychopathe rôde alentour. Le massacre va débuter. Au même moment, Jeffrey Butler débarque en ville et va se lier d'amitié avec la fille du maire. Tous deux vont mener leur enquête sur la maison et ses secrets inavouables...



L'AVIS :

n résumé assez long pour ce "Silent Night Bloody Night", petite série B fauchée qui date de 1972 mais sortit en 1974. Il faut dire que l'intrigue est assez confuse et qu'on aura un peu de mal à tout saisir, du moins jusqu'à l'explication finale qui vient enfin nous délivrer de nos interrogations existentielles. Le film de Theodore Gershuny possède de nombreuses faiblesses et j'avoue que bien souvent, j'ai eu une furieuse envie d'appuyer sur la touche "avance rapide" de ma télécommande. La mise en scène est assez plate et sans grand relief, avec des scènes nocturnes dans lesquelles on ne distingue pas grand chose il faut bien l'avouer. Niveau casting, malgré la présence d'acteurs pourtant talentueux, tels Patrick O'Neal, Astrid Heeren ou John Carradine entre autres, on ne peut pas vraiment dire que les prestations soient de grande qualité. John Carradine, acteur légendaire qu'on ne présente plus, a ici un rôle muet et se contente d'actionner une sonnette en guise de phrase, à l'image d'un des personnages culte de "Breaking Bad" : Hector Salamanca. Les créateurs de cette série mythique ont-ils vu "Silent Night Bloody Night" ? Mystère !



Toujours est-il que John Carradine cabotine plus qu'autre chose et que sa prestation reste des plus anecdotiques. Seuls Patrick O'Neal et l'inquiétant James Patterson s'en tirent avec les honneurs. Le premier interprète un avocat qui doit gérer la vente de la sinistre demeure des Butler. Le second interprète quant à lui Jeffrey Butler, le seul héritier de la maison. Pourquoi se décide-t-il à vendre cette massive bâtisse après tant d'années ? Et surtout, pourquoi débarque-t-il dans les environs, pile-poil quand un aliéné s'évade de l'asile et se met à accomplir une vengeance à grand coup de hache ? Quel lien, quel rapport peut-il y avoir entre ce désaxé et Jeffrey Butler ? Serait-ce la même personne ? Du point de vu du suspense, le réalisateur Theodore Gershuny se montre plus à l'aise et parvient à créer une petite tension pas désagréable, avec une approche qui se veut parfois cousine du giallo (le tueur à la hache est ganté, vêtu de noir, on ne voit jamais son visage, il passe des coups de fil mystérieux à ses futures victimes et on a même droit à certains plans en caméra subjective) tout en ayant, à d'autre reprise, une orientation qui préfigure le slasher movie qui n'a pas encore connu son heure de gloire, notamment lors du massacre à la hache par exemple.



Le film se déroule également durant la période de Noël, et son atmosphère n'est pas sans rappeler le "Black Christmas" de Bob Clark qui sera réalisé deux ans plus tard ou même le Halloween de John Carpenter. L'un des twists proposé vers la fin du film est très original et sera repris à plusieurs reprises dans le futur, dans des œuvres telles "Madhouse (2004)" par exemple. Quant à la séquence explicative, elle est filmée dans une couleur sépia du plus bel effet et s'avère vraiment efficace et parvient à provoquer un léger malaise chez le spectateur, la déambulations des aliénés nous rappelant les zombies de "La Nuit des Morts Vivants".



Il est franchement dommage que "Silent Night Bloody Night" pâtisse d'un manque de rythme flagrant, d'une intrigue fort décousue et qui, durant une bonne partie du film, ne nous passionne guère, car le film possède de bonnes idées en fait et propose des choses intéressantes, jouant sur plusieurs registres de genre (giallo, pré-slasher, maisons hantées...). Malheureusement, c'est bien l'ennui qui prédomine ici et malgré des efforts louables pour rendre l'ambiance suffocante et angoissante, Silent Night Bloody Night perd des points. Dommage...


Disponible en DVD chez BACH FILMS






Du même réalisateur :