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Auteur
Wellman Braud

Editeur
Lubric-à-brac productions

Date de sortie
2017

Nombre de pages
100

Langue
français

Couleur
Non



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)


Percival Cecil Taylor est Noir, détective, lubrique, insolent. Le magnat des médias Richard Kavroufone fait appel à lui pour retrouver sa fille, Cindy, disparue sur une île des Caraïbes. La dernière fois qu’on a eu de ses nouvelles, elle prodiguait une fellation à Pablo, un indigène, sur une plage, en pleine nuit...

L'AVIS :

Une île paradisiaque aux Caraïbes, du sable chaud, du sexe entre natifs et belles touristes et des zombies, ça ne vous rappelle rien ? Si vous êtes fans de cinéma bis italien, et plus particulièrement de Joe d'Amato, impossible que ces ingrédients ne vous rappelle pas son culte (mais nanaresque) "Porno Holocaust", réalisé en 1981.

Avec son titre haut en couleurs, Zombies lubriques sous les Tropiques nous fait donc voyager au beau milieu de la mer des Caraïbes et réussi haut la main son entrée en matière, ne faisant guère mentir son titre provocateur.

Dès les premières pages, le sexe fait son apparition, avec des descriptions assez croustillantes et émoustillantes. Malin, l'auteur Wellman Braud fait monter la tension et le suspense dès la fin de ce premier chapitre assez torride en nous précisant qu'un terrible danger se dissimule sur cette île de rêve. Evidemment, ce suspense est un peu éculé puisque le titre et l'affiche même du roman, quatrième titre de la collection Pulpe de l'éditeur Lubric-à-brac productions, nous dévoile quelle est la nature de ce danger. On a donc hâte d'enchaîner sur les chapitres suivants pour voir nos zombies lubriques en action.

Il faudra attendre longtemps pourtant avant de les voir à nouveau débarquer dans le récit après le premier meurtre. Pas grave puisque le détective Percival Cecil Taylor prend le relais et nous invite à sa suite, afin de résoudre le mystère de l'île et tenter de retrouver la jeune Cindy, fille d'un riche magnat de la presse. Le lecteur a un train d'avance sur Percival puisqu'il sait que cette jeune femme peu farouche de ses charmes a terminé dévoré par les zombies, de même que son compagnon d'un jour, qui a tout de même eu le temps de se l'envoyer.

Si l'attitude débonnaire de Percival ne pourra que vous faire sourire, notre homme n'ayant pas sa langue, ni son sexe, dans sa poche, son enquête remplira sa principale fonction : divertir avec mauvais goût. On appréciera le final de cette histoire, typique d'un épisode de la Quatrième Dimension qui aurait croisé le chemin des Templiers morts-vivants de la saga cinématographique d'Amando de Ossorio.

Irrévérencieux, sexuellement explicite, Zombies lubriques sous les Tropiques ne s’embarrasse d'aucune bonne manière et s'en va mener son récit tambour battant. Un pur roman de gare, dans la grande tradition.

http://lubric-a-brac.ch/

4/6 - Stéphane Erbisti