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Au coeur de Las Vegas, dans le Nevada, un groupe d'escortes locales devient la cible d'un meurtrier sanguinaire...



L'AVIS :

La firme de production "The Sleaze box" commence à obtenir une jolie réputation dans le milieu du cinéma d'horreur underground, bien qu'elle soit encore inconnue de l'hexagone. Certains auront peut-être entendu parler du très intéressant et très déviant "Amerikan Holokaust" qui a pas mal fait parler de lui lors de sa sortie en 2013.

Depuis ses débuts, la maison de production indépendante a pu offrir quelques slashers et films érotiques amateurs bas de gamme mais plusieurs exceptions s'offrent à l'amateur de pellicules gore indépendantes bien garnies.

"Death-scort service" fait justement partie de ces exceptions, bien qu'il vise néanmoins un public restreint dont les attentes ne devrons s'arrêter qu'à la diffusion de liquide rougeâtre, de barbaque étalée et de paires de seins généreuses (Uncut Movies, êtes-vous là ? Vous voulez satisfaire les fans de Schnaas, Bethmann, Rose et compagnie pour revenir sur vos belles distributions de splatters crados et coquins ? Vous avez ici un morceau de qualité !).



Inutile de chercher autre chose que des fesses et du gore à foison, ce long-métrage s'inclue parmi les slashers banals dont les seuls arguments visent le gros beauf assumé qui ne cesse, avec une bière à la main, de baver autant devant une femme nue que devant ses entrailles à l'air libre.

Et du côté de ses intérêts hyper minimalistes, "Death-scort service" envoie le paquet... Ca fait longtemps qu'on n'avait pas eu un slasher aussi gore et aussi violent; les derniers en date étant certainement "Headless", "Murder set pieces" et "Gutterballs".

L'abondance de gore engendré par la nudité explicite quasi-pornographique remplira les 1h20 de substance filmique en terminant sur un dénouement faiblard mais amusant par la nostalgie qui peut s'y dégager.

Donc comment combler le manque scénaristique avec seulement 1500$ de budget ?



On dévêtit les actrices pendant tout le long du film entre chaque meurtre; ces derniers plongeront dans l'excès afin d'offrir une brutalité et une dépravation absolument démentes qui réjouiront les fans d'éclaboussures.

Dès les premières minutes, la générosité des meurtres se dévoile, les plans sur la chair mutilée se multiplient, les effets graphiques (réalisés avec l'aide de Marcus Koch) sont tout simplement savoureux, le déversement et l'éclat de barbaque dure encore et encore jusqu'à plus faim.

Certaines séquences sont par ailleurs dotées d'une rare audace. Mention spéciale au viol rivalisant avec celui de la quille dans "Gutterballs" malgré le manque de réalisme (qui n'empêchera pas à la séquence d'être efficace et inoubliable). La brutalité présente habilement mêlée au gore qui tâche retapisse parfaitement les murs d'une salle de bain... ça nous avait tant manqué. Evidemment la créativité reste limitée, mais la qualité des plusieurs mises à mort ultra-sanglantes nous régale jusqu'à la scène finale.

Entre les éclaboussures, nous retrouvons d'un côté le psychopathe anonyme créant son oeuvre d'art avec les morceaux de ses victimes, et de l'autre, nous avons l'occasion de contempler les innombrables paires de fesses et de seins exhibés à l'écran pour le plaisir du gugusse affalé devant son écran s'imaginant verser sa Kronenbourg sur les différentes courbures en poussant ses grognements d'animaux habituels.

Précisons que la musique électronique accompagne bien certains moments d'érotisme, dont la séquence du strip-tease effectué sur une barre de pole-dance installée dans une chambre d'hôtel.



Il est si rare de tomber sur un film underground jonglant aussi bien entre la nudité et le gore car le premier élément prend souvent le dessus sur le deuxième et l'amateur d'hémoglobine se retrouve souvent avec un sentiment de trahison lorsqu'il comprend qu'un trailer alléchant vient de l'escroquer. Ici, la fréquence entre les mamelons et le déchiquetage organique est parfaitement équilibré, ce qui donne un rythme franchement bien géré en plus d'une belle variation d'éclairage et un rappel aux années 80-90 toujours séduisant.

Le film de Sean Donohue mérite qu'on s'y attarde. Bien qu'étant un slasher minimaliste compte-tenu de sa narration simpliste, ses meurtres ultra-gore d'une violence extrême lui permettront d'avoir une place dans le cœur des bons vieux goreux.








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