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Vous, Frank Zimosa, êtes mort - brutalement tué par les Cultistes Mistandriens et pris au piège dans l'Hôtel Inferno cauchemardesque : une couche spéciale de l'Enfer où les démons coexistent avec des sectes, leur fournissant des connaissances sombres et interdites en échange de souffrances sans fin. Aux côtés d'une autre âme tourmentée, piégée dans l'Enfer depuis le Moyen Age, vous devez trouver les cinq éléments qui composent l'âme humaine afin que vous puissiez récupérer votre forme physique sur Terre et avant que votre corps ne pourrisse. Avez-vous la force d'affronter les hordes de l'Enfer et de prendre le premier élément - Le Feu - des mains de son puissant et ancien protecteur ? Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir.



Après avoir innové avec le premier FPS (First Person Splatter) "Hotel inferno" qui a connu un petit succès auprès de la communauté des Necrofans, la formidable firme Necrostorm a continué d'améliorer ses réalisations jusqu'à ce projet colossal qui a explosé leurs ambitions.
En effet "Hotel inferno 2" a certainement été le film gore le plus attendu cette année car grâce à un crowfunding, chacun a pu contribuer au financement assez important de ce "premier splatter colossal".
Cette appellation avait de quoi intriguer car venant d'une maison de production habituée à pondre des éclaboussures dans chacun de ses films, c'est étonnant que ce "Hotel Inferno 2" soit considéré pour celle-ci comme le premier "splatter colossal" (quand on voit la version extended de "Adam Chaplin" et "Taeter city", c'est bizarre que ces deux-là ne soient pas considérés comme tels). Est-ce dû à l'accroissement de moyens ? Une surdose d'hémoglobine plus importante ? Au travail minutieux sur l'univers et les décors ? Je pense qu'il y a un peu des trois.



Au vu du gros projet annoncé, sa durée ne dépassera finalement pas les 1h10 (générique de fin compris) et ne s'avère être que le commencement d'une longue saga (on y reviendra après la chronique).

Etant donné le peu de temps utilisé pour nous convaincre d'un résultat à la hauteur de nos attentes, tout va être un condensé de scènes d'éclaboussures et de parcours infernaux. Démarrant directement devant la fameuse cathédrale qui sera l'unique lieu de l'action, Franck Zimosa se retrouve dans une dimension parallèle apocalyptique, guidé par une sorcière emprisonnée, il devra traverser les couloirs en affrontant les créatures cauchemardesques qui s'y trouvent.

Les litres de sang sont versés dès les premières minutes et l'ambiance lourde et menaçante attire directement le spectateur dans cet univers diabolique. A la manière du jeu "Agony", nous suivrons le personnage principal pour une visite redoutable qui dévoilera les décors caverneux bien travaillés et les diverses créatures qui se feront massacrer par la force colossale de Franck.

C'est la première fois que Necrostorm offre une aussi belle qualité atmosphérique, que ce soit sur le travail des splendides décors des différentes pièces parcourues, que ce soit la musique ambiante et entraînante très proche de "In Slaughter Natives", ou bien que ce soit la direction artistique avec un sens du cadrage à la hauteur de l'action démonstrative habituelle qui laisse écouler des litres et des litres d'hémoglobine (au point qu'il fasse potentiellement partie des films les plus gores jamais réalisés).

L'argent financé n'est pas parti autre part que sur les effets du film, ça c'est certain, Giulio De Santi sait que ses fans ne sont pas aveuglés par leur naïveté et sait ce dont ils ont besoin pour satisfaire leurs attentes. En compagnie de Tiziana Machella, le duo va livrer une série d'éclaboussures intense et sévère à la manière d'un survival horror oppressant.



En revanche, ce que le film gagne en gore et en atmosphère, il le perd en efficacité. En effet, si le premier opus portait sur un mystère inquiétant de l'hôtel qui offrait quelques petits moments de frissons et parvenait à être vachement angoissant avec pas grand chose en réserve, le deuxième volet aura un peu plus de mal, malgré tout le potentiel du bordel.
Même si quelques prières faisant écho dans les couloirs ou si l'instant dans la pièce inondée de tripailles provoquaient un certains inconfort, l'action frénétique, elle, est trop attractive pour être réellement sensationnelle. On prend cependant un réel plaisir à voir tout ce gore à l'écran et autant dire que l'emploi du termes "splatter colossal" tient ses promesses MAIS, selon moi, "Taeter city" restera le film le plus gore et le plus jouissif du catalogue Necrostorm.

Offrez-vous cette boucherie originale et énergique, les fans de gore et les fans de survival horror seront plus que ravis !

Petits points à noter cependant concernant le rythme un tantinet décousu par la conversation entre Franck et la sorcière ou bien par l'énigme des crânes de quelques minutes qui traîne beaucoup trop en plus de devoir faire patienter le spectateur plusieurs minutes sans que l'intérêt de cette scène soit réellement existante. Notons aussi le manque de diversification des armes et des mises à mort qui, après 7 films dans le catalogue Necrostorm, sentent un peu le réchauffé même si le réalisateur tente un peu de renouveler ses massacres à travers certaines petites idées amusantes comme l'utilisation des foetus pour combattre l'affreuse Mère pénitente.

Pour finir, on reste dubitatif à la vue de ses espèces de guimauves géantes animatroniques qui servent à clore le film comme des boss finaux...

Mais si les cinq dernières minutes ont tendance à gâcher un peu la délicieuse saveur générale, cela n'empêche pas le film d'être une vraie réussite !



La raison pour laquelle la durée est si courte et pour laquelle le final paraît trop expéditif, c'est parce que quatre autres opus sont en préparation pour rester dans la continuité de la quête des éléments (celui-ci étant ici le Feu). Les titres sont d'ailleurs déjà donnés: "Hotel inferno 3 : The castle of screams", "Hotel inferno 4 : The abyss of tears", "Hotel inferno 5 : The forest of decay" et enfin "Hotel inferno 6 : The endless tower". Un opus associé à un élément.

Reste à savoir quelle culture inspirera le constituant; étant donné que les occidentaux ont tendance à faire allusion aux éléments d'Empédocle et Aristote (Feu - Terre - Air - Eau - Ether) on peut, rien qu'en portant attention aux titres, relier les prochains films aux éléments correspondants, même si le cinquième reste encore un pari à faire entre nous (Ether ou Esprit ?).

En tout cas, cette multiplication d'opus pour faire d' "Hotel inferno" une longue franchise permettra de varier les univers que Necrostorm aura à nous proposer, et de pondre quatre autres films d'environ 1h10-1h15 afin d'exploiter le plus possible des univers ambiants différents (j'ai hâte de voir ce que donneront "les abysses des larmes"). Une ambition prometteuse !

Jetez-vous donc sur ce "Hotel inferno 2 : The cathedral of Pain" histoire d'oublier la déception de "Suite 313" (qui pourtant adopte la même technique) et histoire de plonger dans un nouveau registre du cinéma gore.








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