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Réalisation
T.L.P. Swicegood

Scénariste
T.L.P. Swicegood

Date de sortie
1966

Genre
tueurs fous

Tagline


Cast
Ray Dannis
Warrene Ott
James Westmoreland
Marty Friedman
Sally Frei


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Johnny White

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
Un trio de motards commet des crimes atroces sur de jolies jeunes femmes, ce qui fait bien les affaires de l'entreprise de pompes funèbres de la ville. Le responsable de cette dernière est le chef de la bande, les deux autres motards étant deux restaurateurs qui cuisinent les membres fraîchement prélevés sur leurs victimes pour les faire déguster aux clients. Une affaire juteuse pour les deux parties mais lorsqu'ils s'en prennent à la secrétaire du détective privé Harry Glass, les choses vont se compliquer, celui-ci se mettant à les suspecter...



L'AVIS :

J'aime beaucoup ce film ! Voilà, c'est dit. Il est bourré de défauts mais je m'en fous, moi il m'éclate et je prends toujours un grand plaisir à le revoir. "The Undertaker and his Pals" est un film d'exploitation ultra fauché au niveau du budget et mis en scène par T.L.P. Swicegood, dont ce sera d'ailleurs l'unique réalisation. C'est une comédie à l'humour particulièrement noir, et parsemée de quelques effets gores, dans la pure tradition des films de Herschell Gordon Lewis. Il aurait d'ailleurs très bien pu être réalisé par le papa de "Blood Feast", tant on retrouve totalement l'esprit de ce dernier dans les images, dans les personnages et dans les situations proposées. "The Undertaker and his Pals" est un mauvais film si on l'évoque seulement en terme de "cinéma", de mise en scène, de jeu d'acteurs. On peut même dire qu'il est du niveau de "Blood Feast" pour en avoir une idée plus précise, bien que je le trouve néanmoins supérieur à ce dernier.



En terme de gore, le film de T.L.P. Swicegood va nettement moins loin que celui de Lewis mais on reste dans les effets bricolés avec trois francs six sous et une bonne dose de système D, ce qui lui ajoute un réel capital sympathie. Visage ensanglanté après avoir reçu de coups de chaînes, hachoir dans le crâne, jambes coupées au couteau (en hors champ), main coupée enfoncée dans un broyeur à viande, corps plongé dans un bac d'acide ou ventre ouvert au scalpel avec palpation des intestins sont au programme des réjouissances. Et tout ça dans une bonne humeur communicative car je le rappelle, nous sommes en présence d'une comédie d'humour noir. On est d'ailleurs tout de suite dans le vif du sujet puisque la séquence pré-générique (d'abord en sépia puis en couleur, ne me demandez pas pourquoi) nous montre les trois motards agresser une jolie blonde chez elle devant le portrait de son fiancé, portrait qui change d'expression de visage en fonction des sévices subis par la victime ! On nage en plein burlesque et le reste sera à l'avenant. Les situations et les dialogues sont vraiment fort drôles, à l'image de la scène dans laquelle le gérant des pompes funèbres explique le tarif exorbitant de sa prestation à la mère de la victime en lui disant de manière "cash" qu'il lui a fallu reconstituer les jambes de sa fille et que ça coûte des sous ! Impayable !



C'est odieux bien sûr mais on ne peut s'empêcher de sourire béatement devant pareilles excentricités. Bourré d'idées farfelues, The Undertaker and his Pals n'hésite jamais à verser dans le trash irrévérencieux avec notamment les quelques séquences se déroulant dans le restaurant miteux des deux acolytes du croque-mort en chef. Car nos deux larrons servent une drôle de cuisine aux clients, les diverses recettes étant élaborées en fonction des parties du corps prélevées sur leurs victimes ! Vous pourrez donc manger du "Leg of Lamb", avec de la viande provenant des jambes de la pauvre Sally Lamb ou bien encore des "Breast of Chicken", composés des seins de la malheureuse Anne Poultry ! Comme vous le voyez, les jeux de mots basés à partir de l'identité des victimes sont légion et nous font bien marrer ("poultry" étant un synonyme de "chicken"). Encore plus horrible sera la confection des hamburgers dont je vous laisse la primeur de la recette. Petite touche de cannibalisme au programme donc dans ce joyeux foutoir, le tout sur de la musique excentrique qui rappelle encore une fois les œuvres de H.G. Lewis et qui colle parfaitement à l'ambiance. Les acteurs ont tous un jeu théâtral ce qui renforce encore le côté kitsch de l'ensemble et lui donne une patine des plus divertissantes. L'enquête du détective Glass (joué par James Westmoreland) est vraiment sommaire, il faut dire que le film ne dure que 63 minutes donc on n'a pas vraiment le temps d'avoir un scénario digne de ce nom.



Ce personnage, homme à femmes évidemment, nous offre aussi des moments fort drôles, comme lorsqu'il découvre le cercueil qu'a confectionné le gérant des pompes funèbres pour sa défunte secrétaire (il faut dire qu'il ne voulait pas payer des suppléments). Encore plus amusant, son apparente tristesse suite à la mort de ladite secrétaire va s'envoler d'un coup d'un seul quand apparaîtra sa nouvelle secrétaire, une fort jolie blonde du nom de Friday (l'actrice Warrene Ott, qui joue aussi le personnage de Thursday). Bref, si vous aimez les film d'exploitation à micro-budget, les méchants bikers, le gore rigolo et fauché, les acteurs et actrices qui ne savent pas vraiment jouer et l'humour macabre, alors The Undertaker and his Pals est fait pour vous. On regrettera de ne pas avoir une seule scène de nudité mais bon, le film est suffisamment divertissant, revigorant et décalé pour qu'on lui pardonne ce petit oubli. A noter un final cocasse dans lequel tous les morts réapparaissent à l'écran pour se présenter au public ! Fun à souhait !









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