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Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d'Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…



L'AVIS :

Réalisateur remarqué avec son premier film "Dans le Noir" en 2016, David F. Sandberg s'est montré des plus courageux avec son second long métrage puisqu'il a accepté le défi de faire une suite à "Annabelle", film que je n'ai pas vu mais qui s'est fait littéralement démonter et conspuer par la sphère des cinéphiles experts en frissons, qui avait pourtant acclamés "Conjuring : les Dossiers Warren", dont Annabelle est un spin-off. Etant donné qu'Annabelle 2 se déroule avant Annabelle, je me suis rendu au ciné sans avoir vu ce dernier, ce qui ne devait pas posé de souci de compréhension. Ce fut le cas. Qu'en est-il du film lui-même ? Quand vous avez commencé à visionner des films d'horreurs il y a 33 ans, ce qui est donc mon cas, il n'est plus facile d'être surpris ou d’éprouver quelques doux frissons vu que les recettes "pour faire peur", je les connais sur le bout des doigts. Annabelle 2 ne m'a donc pas fait peur, ce qui n'est pas le cas de la majorité des spectateurs présents hier dans la salle, dont une copine, Carole Caron pour la nommer, qui a fait deux ou trois bonds sur son fauteuil ! L'ambiance a bien fonctionné sur elle, ce qui n'était pas gagné au départ, les "bouffeurs de pop-corn" (qu'il faudrait interdire durant le film !) n'aidant pas à y entrer, dans l'ambiance justement !



Si j'ai trouvé les jump-scares assez téléphonés et prévisibles, il n'en reste que j'ai bien apprécié le film dans son ensemble et que je comprends parfaitement qu'il puisse foutre la pétoche à une large majorité du public. Il faut dire que David F. Sandberg connaît bien ses classiques et qu'il maîtrise totalement les ficelles "pour faire peur". Annabelle 2 puise son inspiration dans des thématiques classiques et parfaitement huilées pour que ça fonctionne : une pincée de Ring avec la présence du puits, une pincée de L'Orphelinat pour son décor aux multiples portes et cloisons amovibles, une pincée de films de possession, une pincée de films à base de démons auxquelles s'ajoute tous les codes du film de maisons hantées (portes qui claquent, meubles qui bougent, lumières qui s'allument ou s'éteignent toutes seules, ombre maléfique etc). Secouez le tout, rajoutez une partition musicale puissante et stressante qui n'hésite pas à forcer le trait, voire même à se montrer un peu trop envahissante (composée par Benjamin Wallfisch), une bonne poignée de jump-scares comme précédemment évoqué et vous obtiendrez au final un film de trouille plutôt efficace et qui fait le job.



Bien sûr, ce n'est pas l'originalité qui prône ici, on peut même dire qu'on nage dans le classicisme absolu, mais on ne peut nier le savoir-faire du réalisateur et de son équipe, tout comme on sera assez épaté par le casting et notamment les deux petites héroïnes du film : Talitha Eliana Bateman et Lulu Wilson. La mise en scène se révèle de plus vraiment bonne, tout comme la photographie. On sent que le film n'a pas été fait à la va-vite et qu'il a bénéficié d'un soin particulier. L'histoire est des plus correctes et nous donne l'explication sur les événements ayant amenés cette poupée à devenir l'incarnation du Mal. La scène d'introduction est assez admirable et nous rappellera l'une des séquences phares du film de Mary Lambert : "Simetierre".



Si le final verse un peu dans l'aspect théâtral, l'ultime séquence a l'intelligence de faire le lien avec Annabelle premier du nom d'après ce qu'on m'a dit et vous savez quoi, eh bien ça m'a donné envie de le voir malgré les avis plus que mitigés. Défi réussi pour David F. Sandberg en ce qui me concerne. Annabelle 2 est un bon film d'épouvante et on voit bien que tout a été mis en oeuvre pour faire flipper le spectateur. Sans chercher à renouveler le genre ou à s'affranchir des codes balisés, Annabelle 2 s'en sert de bien belle manière et tire son épingle du jeu grâce à son approche respectueuse du genre.








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