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Réalisation
Divers

Scénariste
Divers

Date de sortie
2014

Genre
Sketches horrifiques

Tagline


Cast
Divers


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Divers

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.5
(2 votes)
26 lettres de l’alphabet. 26 histoires. 26 façons de mourir. Chaque réalisateur de chaque sketches proposés dans « the abc’s of death 2 » s’est vu attribuer une lettre par laquelle commencera le titre de son segment horrifique.



En 2012 apparaissait en festival puis en direct-to-video un certain "the abc’s of death" (autrement dit « l’abécédaire de la mort »). Compilation de 26 histoires horrifiques mettant en scène pour chacune d’elles une mort originale avec comme seules contraintes un budget de 5000€ par segment et une lettre de l’alphabet par laquelle doit commencer le titre de chaque sketches, "the abc’s of death" reçut un bon (voire très bon) accueil là où il se présenta. Un succès tel qu’une suite vit le jour deux ans plus tard sous le titre peu original mais suffisamment explicite "the abc’s of death 2".

Une suite qui reprend exactement les mêmes ingrédients que l’opus précédent. Toujours 26 lettres de l’alphabet, toujours 26 personnalités du cinéma fantastique qui doivent livrer une histoire dont le titre commence par la lettre décernée.
Des personnalités qui proviennent cette fois encore des quatre coins du Globe mais dont les noms ne vous parleront pas systématiquement à chaque segment, à l’inverse d’un premier opus qui comprenait peut-être plus de tête connues.

Parmi les têtes d’affiches proposées ici, nous pourrons bien-entendu citer Vincenzo Natali ("cube", "cypher", "splice"...) mais aussi Evan Louis Katz ("cheap thrills"), Aharon Keshales ("rabies"), les Soska Sisters ("American Mary", "see no evil 2"), Alejandro Brugués ("Juan of the dead"), Jim Hosking ("the greasy strangler"), Steven Kostanski ("the void") ou encore le duo frenchy Alexandre Bustillo et Julien Maury ("à l’intérieur", "livide", "aux yeux des vivants"...) qui en profitent pour rejouer avec Béatrice Dalle.



Présenté durant les festivals français de Strasbourg et de Gérardmer, "the abc’s of death 2" rassemble des réalisateurs, producteurs, scénaristes ou encore maquilleurs qui se lancent donc dans ce nouveau défit artistique avec plus ou moins de réussite...

Après un premier opus réussi et ayant marqué les esprits par le biais de certains segments fort réussis (nous pensons bien évidemment à « L is for Libido » et « X is for XXL » mais aussi à « D is for Dogfight », « Y is for Youngbuck » et « T is for Toilet »), cette suite de l’abécédaire de la mort nous propose à nouveau quelques bonnes surprises.

Dans un devoir de synthèse, et surtout pour éviter toute énumération longue et pompeuse, je ne reviendrai pas sur chacun de ces 26 sketches mais je vais plutôt revenir sur les particularités de ce second opus, ses points forts comme ses points faibles... Bref les faits marquants !

Là encore, nous constatons aisément que les réalisateurs de chaque segment ont eu droit à une totale liberté artistique.
Croquis, dessins animés d’animation ou plus communément films : à chacun sa façon de narrer une petite histoire devant durer 3 à 7 minutes.
Jouer la carte du gore (« Z comme Zygote »), du trash (« Y comme Yeux de la jeunesse », « T comme Torture porno »), du mauvais goût (« X comme Xylophone »), de la torture (« J comme Jésus », « I comme Invincible »), de l’heroïc fantasy (« W comme Wargame »), du sexe (« V comme Vacances »), de l’absurde (« G comme Grandpa »), du fantaisiste (« P comme P-p-p-p... flippant », « H comme Histoire de prise de tête »), du thriller (« S comme Séparés »), du futurisme (« U comme Utopie »), du zombie movie (« O comme Ochlocratie »), du politico-religieux (« F comme Fatale chute »)... Là encore à chacun sa manière de mettre en scène, toujours avec humour, une mise à mort originale !

Mais vous vous en doutez certainement : les films à sketches présentant souvent (pour ne pas dire toujours) des histoires inégales, "the abc’s of death 2" n’échappe pas à la règle et nous livre ici des segments pouvant aller du pire au meilleur.
Toutefois il est agréable de constater que nous avons là un bien plus grand nombre de sketches divertissants que dans le premier opus. En effet, alors que son aîné nous proposait beaucoup d’histoires maladroites (certaines un brin longuettes, d’autres bâclées et sans grand intérêt, et enfin certaines à la limite du hors-sujet) cassant le rythme général, "the abc’s of death 2" nous parait plus homogène d’un point de vue qualitatif.



Alors même si ce second opus ne gagne par forcément des points sur l’aspect « originalité » (les segments les moins recherchés étant « C comme Condamnation à mort », « U comme Utopie » et « H comme Histoire de prise de tête »), il en gagne indéniablement sur l’aspect « divertissement ».

En effet, à l’inverse de "the abc’s of death" premier du nom, rares sont ici les segments dispensables (pour ne pas dire ratés), ces derniers se comptant sur les doigts d’une seule main à notre grande surprise (« K comme Kaput » et « H comme Histoire de prise de tête » principalement) et se retrouvent contrebalancés par des sketches rythmés, drôles et sacrément divertissants. Alors certes l’originalité bat moins son plein ici mais on s’amuse plus (en tout cas on s’ennuie moins...) !

D’ailleurs, force est de constater qu’à l’instar de "the abc’s of death", ce sont une fois de plus les asiatiques qui sortent leur épingle du jeu en nous en mettant plein les mirettes et en jouant la carte la plus flagrante de l’originalité dans cet opus! Alors que « O comme Ochlocratie » nous plonge en plein tribunal où des zombies jugent une humaine « normale » car cette dernière a tué des morts-vivants, « I comme Invincible » nous montre la torture d’une pauvre mère devenue immortelle par des enfants désireux de toucher l’héritage, tandis que « Y comme Yeux de la jeunesse » nous fait vivre les vilaines pensées d’une jeune fille qui imagine les pires atrocités qu’elle pourrait faire subir à ses parents qu’elle ne supporte plus (un film réalisé par le maquilleur Soichi Umesawa baignant dans un trash bienvenu et des effets spéciaux parfois grand-guignolesques rappelant les productions Sushi Typhoon et plus particulièrement les cinémas de Noboru Iguchi et Yoshihiro Nishimura).



Démarrant de bien belle manière (l’introduction avec son livre qui dévoile des pages morbides est réussie et macabre à souhait), "the abc’s of death 2" joue la carte du divertissement et de l’humour avec un rythme fort soutenu (les rares sketches dispensables sont vite oubliés, gommés par d’autres segments « punchy » qui s’enchaînent relativement bien) plutôt que la carte de l’originalité (tout l’inverse de son aîné en quelque sorte).

Après quelques sketches « gentillets » où l’humour fait mouche sans grande difficulté (« A comme Amateur » et son tueur à gage fort maladroit, « B comme Blaireau » avec ses vilaines bêbêtes qui s’attaquent à un journaliste détestable, « E comme Equilibre » avec ses deux Robinson Crusoé un brin décalés), "the abc’s of death 2" enchaîne ensuite des segments relativement différents les uns des autres de par les thématiques abordées (absurde, torture, thriller...) pour finir sur un bloc de 5 sketches réussis (les lettres V à Z) mêlant humour et scènes sanglantes et/ou trashs (« Z comme Zygote » finira en apothéose, dans des flots de sang et d’effets spéciaux saisissants, cet abécédaire de la mort).

POUR FINIR :
S’il fallait retenir certains segments de "the abc’s of death 2", ce serait pour ma part :
« A comme Amateur » (pour son côté clipesque et son montage soigné)
« G comme Grandpa » (un Jim Hosking qui annonce ici "the greasy strangler" de bien belle manière : trash, absurde, nudité gériatrique, mauvais goût et excentricité sont de la partie)
« O comme Ochlocratie » (un tribunal de zombies jugeant des humains normaux !)
« S comme Séparés » (un thriller monté en split-screens avec un final inattendu)
« V comme Vacances » (entre sexe, tromperie, vengeance et violence sanguinaire)
« W comme Wargame » (pour son côté heroïc-fantasy et son univers mêlant fantastique, kitsch et gore/trash)
« Y comme Yeux de la jeunesse » (car le grandguignolesque omniprésent, servi par des effets spéciaux à la Sushi Typhoon, fait un bien fou)
« Z comme Zygote » (pour son côté irréaliste et sa séquence d’ « accouchement » très gore)








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