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Le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui...



L'AVIS :

Bon, soyons clair ! Tobey McGuire restera pour moi le seul et l'unique Peter Parker. Sa prestation dans la trilogie de Sam Raimi est parfaite et m'a fait vibrer à un niveau assez élevée. Après les deux nouveaux Spider-Man réalisé en 2012 et 2014 avec Andrew Garfield, l'annonce d'un nouveau film avec un nouvel acteur (Tom Holland) avait de quoi me laisser perplexe. On n'allait quand même pas encore nous rabâcher la naissance de l'homme-araignée ?? Découvert dans "Captain America Civil War", ce Spider-Man nouvelle génération allait donc avoir droit à son film avec "Spider-Man Homecoming". A l'arrivée, qu'en est-il ?



Le réalisateur Jon Watts a eu l'intelligence de s'écarter totalement des films précédents et de prendre une direction nettement plus "pop-corn movie". Exit les questionnements philosophiques de Peter Parker, exit les histoires d'amour impossibles, exit l'aspect iconique du personnage, exit les drames sombres et brutaux et place au divertissement. Certaines orientations du métrage de Jon Watts pourront surprendre, notamment les fans de la bande-dessinée originale : le costaud et blond Flash interprété par un gringalet typé et brun (Tony Revolori), Tante May en cougar de cinquante ans au lieu d'une petite mamie chétive et frêle (Marisa Tomei), point de Mary Jane Watson, de Gwen Stacy ou de J. Jonah Jameson à l'écran et j'en passe. De quoi déstabiliser le spectateur se pensant en territoire connu.



En fait, "Spider-Man Homecoming" est pensé comme un teen movie et s'adresse à un public moins adulte que ses prédécesseurs. Ce qui ne veut pas dire que les adultes n'y prendront pas de plaisir. Mais il y a moins d'enjeu dramatique et nettement plus de fun. Un calibrage fait pour être en adéquation avec les productions Marvel récentes, qui misent plus sur l'aspect grand spectacle divertissant. Divertissant, "Spider-Man Homecoming" l'est. Cette approche juvénile en fait le parfait film estival que les ados vont adorer. Au rayon des méchants, le tisseur de toiles va devoir affronter le Vautour (excellent Michael Keaton) et Shocker, un super-méchant un peu moins connu que son homologue ailé. On félicitera l'équipe technique responsable du look du Vautour car elle a su moderniser le personnage et lui donner une réelle crédibilité quand à son costume. Niveau scènes d'action, on trouvera le film un peu timide, même si certaines valent le détour évidemment. Celle du bateau se scindant en deux par exemple est plus que spectaculaire et la participation d'Iron Man apporte une petite touche d'humour supplémentaire.



Avec une dimension plus terre-à-terre ("je ne suis qu'une araignée de quartier"), "Spider-Man Homecoming" étonne et se laisse savourer comme une confiserie acidulée. Un choix assumé qui vaut ce qu'il vaut. Je lui préfère largement la trilogie de Sam Raimi mais vu que le film de Jon Watts ne joue pas du tout dans la même cour et n'a pas du tout les mêmes intentions, je vous recommande néanmoins d'aller vous faire une toile avec Spidey, en y emmenant votre progéniture qui va bien s'amuser ! Après, il est clair qu'en ce qui me concerne, je vais oublier assez rapidement Spider-Man Homecoming car il ne dépasse jamais son simple statut de film "sympa" justement. Ça se laisse regarder sans déplaisir, les effets-spéciaux sont très bons mais ça ne marque pas pour autant les esprits...









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