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Réalisation
Marc Rohnstock

Scénariste
Marc Rohnstock

Date de sortie
2015

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Isabelle Aring
Anja Becker
Jack van Cuusen
Roland Freitag


Pays
Allemagne

Production


Musique
/

Effets spéciaux



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Moyenne: 1.5
(4 votes)
En 1930, le Docteur Wolffenstein est haï par les villageois pour ses expériences, jusqu'au jour où ils décident de forcer la porte d'entrée de sa résidence pour mettre fin à tout ça. Plus tard, le médecin devenu nécrotique, sa décomposition alarmante le pousse à vouloir s'emparer de l'immortalité en se greffant des parties du corps de malheureuses victimes sur son propre corps. Une bande d'ados venus pour une rave se retrouvent bloqués dans le village à cause d'un problème de voiture sont laissés entre les mains du terrible Dr Wolffenstein...



Marc Rohnstock nous avait offert un beau festival d'éclaboussures avec son excellent "Necronos", multipliant les mise à mort et les litres d'hémoglobine avec un charme d'amateurisme rarement égalé.
Après des mois et des mois d'attente, son "The Curse of Dr Wolffenstein" voit enfin le jour. La promesse de noyer l'écran avec du sang et du gore à foison a été constamment insistante sur sa page officielle sur réseau social. Et lorsqu'on voit enfin le résultat....Quelle déception !

L'intro qui dévoile une certaine amélioration de la qualité technique est déjà loin d'être alléchante; mise à part la présentation du docteur Wolffenstein, le fameux praticien diabolique, et l'intervention haineuse des villageois, pas de gore à l'horizon. Mais en se rappelant de la générosité de "Necronos", on espère quand même qu'Infernal Films va poursuivre leur nouvelle histoire macabre avec une accumulation de délicieuses scènes d'expériences nauséabondes et de tortures jouissives. Et bien non, pas tant que ça.



On tombe sur le cliché du slasher bas de gamme avec une bande d'adolescents qui font leur folie, établient leur romance et racontent leur connerie sans arrêt sans même donner la moindre attractivité pour le spectateur. Des personnages mal joués, sans charisme et têtes à claque qui rencontrent les beaufs de base pour rester bloqués dans le petit coin paumé où rode...euh plutôt où se cache le fameux Dr Wolffenstein.
Car oui on ne le voit que dans son sous-sol, constamment taché de sang, avec quelques victimes qu'il kidnappe une par une sans même qu'on sache comment il s'y prend. On nous met face à un(e) malchanceux(se) directement attaché(e) à la table d'opération et on lui fait subir une mutilation sans jamais tomber dans l'excès de violence.

Non seulement la brutalité se trouve en bas de l'échelle, mais en plus les séquences "gore" sont interrompues et nous regagnons une fois de plus la bande d'ados qu'on se fiche littéralement.

La première victime: une jambe amputée et c'est tout. Deuxième victime: début d'éventration (sans même y voir le contenu abdominal se déverser), machette prise par le docteur en pleine thanatomorphose et...interruption. Nous avons droit aussi à quelques transfusions sanguines (à peine montrée) car le chirurgien a grand besoin du sang de ses victimes pour conserver son organisme, mais là encore le concept, aussi intéressant qu'il soit, n'est même pas exploité correctement.

A part quelques autres coups de machette avec plus ou moins d'éclaboussures, le film n'a pas l'air d'avoir l'envie de s'attarder sur ce qui préoccupe principalement le spectateur: le gore. D'une avarice inattendue et détestable, le nouveau long-métrage de Rohnstock déçoit par son manque d'engagement, d'audace, d'inventivité et d'énergie. Le potentiel est pourtant énorme et le résultat aurait pu faire de ce film un torture-porn absolument colossal et riche en inventivité. Mais ce n'est jamais le cas et chaque mise à mort est navrante tant l'absence d'originalité a l'air de faire la concurrence avec l'absence de chair mutilée.



Sans compter qu'il est nécessaire de supporter le parcours de survie des personnage pendant 10 minutes entre chaque apparition du docteur Wolffenstein. Il a pourtant de la gueule celui-là, mais ses opérations et sa manière de suggérer ses meurtres le rendent tout aussi ennuyant.

Et autant préciser que le film dure quand même 107 minutes et n'est pas fichu de se concentrer uniquement sur la barbaque, les hurlements, l'écoulement de sang et la tripaille mais préfère nous faire passer un moment de comédie romantique fade en présence de jeunes gens banals pour qui on a aucun attachement. Et le rythme fais mal tant il est mal géré.

La poursuite finale, ne relève pas non plus le niveau car le médecin putride plante sa machette toujours de la même manière sur les pauvres jeunes et bien que les FX soient parfois bien visqueux, ils manquent cruellement de réalisme (évident pour un splatter allemand indie, mais là il ne pourra même pas avoir la possibilité de jouer sur un charme quelconque contrairement à "Necronos").



La mort du croque-mitaine confirme également que le budget et le travail sur le gore a été réduit, bien que le sang coule à flot par terre, on a pratiquement aucun détail sur l'état du docteur lors de son agonie censée être spectaculaire. Rien ne vaut ensuite un coup de machette dans la tête et on en parle plus.
Le films s'arrête là, avec la fille survivante qui sort de ce cauchemars de la même manière que les centaines de slashers qui précèdent la réalisation de ce gâchis monumental. Au final, la déception fut intense et rien ne vaut vraiment le coup d'oeil dans ce "The Curse of Dr Wolffenstein"...

Les amateurs de gore et les fans de "Necronos" seront bien déçus.








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