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Une jeune mariée attendant le retour de son époux parti chercher de l’aide après une panne de voiture, rencontre l'excentrique Aaron Quicksilver parcourant les autoroutes américaines. Ce dernier lui relatera une histoire d'horreur à propos d’un représentant qui achète un dentier claqueur de dents avant d'être agressé dans sa voiture par un autostoppeur peu engageant. Quicksilver racontera ensuite à un pickpocket les mésaventures d'un chirurgien dont les mains se rebellent contre sa volonté…



Ce petit film à sketches horrifiques avait de quoi allécher les amateurs du genre avec Clive Barker (la franchise "Hellraiser", "Cabal", etc.) et Stephen King (celui-là, a-t-on vraiment besoin de le présenter !?) comme scénaristes, Christopher Lloyd (l’oncle Fétide de "La famille Addams" et surtout le Doc de la trilogie "Retour vers le futur") comme tête d’affiche, John Landis ("Le loup-garou de Londres") et Clive Barker (encore lui) en figurants de luxe et aussi Mick Garris à la réalisation (producteur et réalisateur sur les séries "Fear Itself" et "Masters of horror"). Les contes de Quicksilver (également connu sous le titre « Quicksilver highway »), est à la base un téléfilm américain diffusé pour la première fois en 1997 sur le réseau Fox. Il est basé sur les nouvelles « Le dentier claqueur » de King et « Le corps politique » de Barker, donc deux histoires seront présentées, liées entre elles par celui qui les raconte, Aaron Quicksilver. Mais seront-elles à la hauteur de leurs célébrissimes auteurs ?

Ainsi, dans le sketch servant de fil conducteur, on retrouve Christopher Lloyd incarnant Aaron Quicksilver, un homme au teint blafard semblant âgé de plusieurs siècles, qui parcourt les routes américaines à bord d’une vieille Rolls Royce tirant une sorte de caravane et arborant un tour de cou faisant penser à un collier de chien assez ridicule. Il sera donc le narrateur de deux histoires qu’il contera à deux interlocuteurs rencontrés sur son chemin.

Dans le premier segment, il va narrer à une jeune mariée laissée seule au bord de la route et dont il va être le sauveur, l'histoire de Bill Hogan, VRP de son état qui achète comme jouet pour l’anniversaire de son fils, un dentier claqueur de dents, dans une épicerie perdue en plein Nevada. Puis, sur la route devant le mener chez lui, il acceptera à contrecœur de prendre un autostoppeur prétendant se nommer Bryan Adams. Il va amèrement le regretter…



Ici, Garris semble assez fidèle à la nouvelle du « King », même si l’effet téléfilm se fait largement ressentir lors de certaines scènes, notamment celles à l’intérieur de la voiture coincée en pleine tempête de sable. Mais l’ensemble semble tout de même très prévisible, un piège se refermant une énième fois sur un personnage n'ayant rien demandé à personne. Et le plus surprenant, c’est qu’ici, aucune morale n’est à déplorer, alors que d’habitude c’est la marque de fabrique des films à sketchs ! Bref, on ne restera pas trop sur ce court tant il semble insipide et qu’il ne montre finalement pas grand-chose de novateur.

La seconde histoire provenant du Sir Barker débute dans une fête foraine où un pickpocket se remplissant les poches et sentant que des policiers sont après lui, va finir dans une attraction tenue par notre hôte Quicksilver qui d’un seul coup ne traîne plus ses guêtres sur les routes ! A quoi nous sert donc le titre anglais !? C’est donc un véritable petit musée des horreurs que tient là notre ami Aaron avec chaise électrique et autres instruments de torture divers. Puis alors que notre videur de poches s’attarde sur une main dont chaque doigt est orné d’une bougie, débute la seconde histoire. Ce sera donc celle de Matt Frewer, un célèbre chirurgien esthétique qui voit un jour ses mains ne plus lui répondre, car elles veulent leur indépendance ! Elles ne désirent qu’une chose : être dissociées du corps sur lequel elles sont pour finir ainsi par prendre le contrôle en toute liberté !



Là, changement de décor, entre le domicile de notre docteur et l’hôpital dans lequel il exerce, on voit plus de pays. Et surtout, ce sketch aura une morale digne des anthologies d’horreur ou encore de "Les contes de la crypte". Certaines scènes de meurtres sont sympathiques et il est assez drôle de voir des mains parler entre elles et tenter de s’organiser en bande pour prendre le pouvoir ! Malgré tout, certains ne pourront s'empêcher de penser à la main de Ash dans la franchise ou la série relative à "Evil dead" ou encore à celle qui court partout dans "La famille Addams", ainsi que celles présentes dans "La main du cauchemar" d’Oliver Stone ou dans le récent "La main qui tue". Alors hommage ou plagiat, on ne sait pas, en tout cas ce segment est un peu mieux que le précédent car les derniers instants sont bien traités. Mais la conclusion du court servant de fil conducteur est un peu apathique et on comprend mieux alors pourquoi ce projet n’est resté qu’au stade de téléfilm !



Au final, malgré les grands noms qui entouraient cette entreprise, ce film réalisé pour la télévision est un gros flop qui ne décolle jamais vraiment la faute à une réalisation molle du genou et des personnages peu charismatiques, dommage car le potentiel semblait pourtant là !









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