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Le Monde entier est tombé entre les griffes de puissantes multinationales avides de pouvoir et d’argent. Responsables d’avoir déclenché des guerres un peu partout sur la planète, ces PDG d’entreprises sont devenus la cible numéro 1 d’une organisation chargée de rétablir la justice et la paix appelée « le Conseil des 9 ». Pour mener à bien leurs missions pacifiques, les neuf membres du Conseil comptent sur des mercenaires à qui ils envoient des mandats d’arrêt de mort. Ces chasseurs de primes, les Bounty Killers, vont alors entrer en compétition et tuer un maximum de dirigeants d’entreprises crapuleux et assoiffés de pouvoir.



Petite série B post-apocalyptique passée presqu’inaperçue dans nos contrées, "bounty killer" est pourtant une bonne surprise. Découvert lors de l’édition 2014 du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, pendant la Nuit Fantastique durant laquelle il fut projeté après "sharknado" et "big ass spider", le film d’Henry Saine aura probablement su marquer les esprits des festivaliers encore debouts à plus de 4h du matin (et dont votre rédacteur faisait partie comme d’accoutumée) pour assister à ce long-métrage au scénario fortement aguicheur.

Adaptation d’un comic-book, "bounty killer" est doté d’un scénario en effet intelligent (le capitalisme règne en maître et les guerres que se lancent les multinationales anéantissent progressivement l’Humanité, obligeant des chasseurs de primes à stopper ces dirigeants d’entreprises) tout en étant décomplexé. Entendons par là que l’histoire écrite par Henry Saine en balance plein les mirettes avec des scènes d’action en veux-tu en voilà, des folles courses-poursuites dans le désert, des bonnes grosses batailles avec gunfights à gogo...



Car quand on regarde "bounty killer", on pense inévitablement à "Mad Max 2 – le défi" ou plus récemment à "Mad Max : fury road". Avec ces rednecks des temps modernes (le visage peint, ceux que l’on appelle ici « les gitans » sont de vrais sauvages vivant dans le désert), ces courses-poursuites acharnées sur de grandes étendues de terre au volant de bolides bricolés astucieusement ou encore ces bagarres témoignant d’une sauvagerie parfois folle, nous avons là tous les ingrédients que nous retrouvons dans les deux films de George Miller.

Le genre de film où on ne s’ennuie pas une seule seconde, l’action étant souvent au rendez-vous tout au long du récit. Un rythme soutenu dû également à la bonne dose d’humour distillée, si ce n’est déjà par son scénario parfois fou-fou, par des personnages secondaires servant d’acolytes à nos deux principaux bounty killers, Mary Death (une chasseuse de primes sexy et talentueuse, véritable machine de guerre en jupe très courte interprétée par une Christian Pitre vue notamment dans "les experts : Miami") et Drifter (l’amant de Mary Death, interprété par Matthew Marsden vu entre autres dans "Tamara", "John Rambo", "resident evil extinction" ou encore les seconds volets de "transformers" et "anaconda"). D’un côté nous avons donc dans la galerie des seconds rôles apportant humour et gaieté Jack, le porteur d’armes bête et maladroit de Drifter (joué par le quasi inconnu Barak Hardley) et de l’autre côté Jimbo, un passeur un brin fou-fou lui aussi (interprété par Abraham Benrubi, ce cher Kubiac dans "Parker Lewis ne perd jamais"). Entre balles, bières, cris et déconnades, ces deux loustics apportent indéniablement leur pierre à l’édifice et pourront tantôt s’avérer des aides précieuses pour nos chasseurs de primes tantôt de véritables handicaps!



Esprit grindhouse oblige, l’action rime pas mal ici avec bagarres grand-guignolesques (nous pensons notamment à "planete terreur (grindhouse)"), scènes saignantes et trashs (énucléation, écrasement de crânes, décapitation, égorgement, extirpation de viscères... Tout n’est certes pas tip-top visuellement parlant, certains effets étant quelque peu kitchs et d’autres étant quelque peu survolés, mais que c’est bon !) : une bonne humeur qui règne en maître ici et réjouira à coup sûr le spectateur amateur de ce genre de film, comme ce fut le cas par exemple un peu plus tard du sympathique "turbo kid" qui restera lui aussi quasi-inconnu du Grand Public malheureusement...

La musique attrayante et remuante (quand on parle de "turbo kid" justement...) est également un atout pour séduire le spectateur lors de certaines séquences, tout comme l’utilisation d’images animées et de couleurs criardes très cartoon ou comic-book qui rappellent sans hésitation le génial "super" de James Gunn ou encore le fameux "Scott Pilgrim" d’Edgar Wright.



Mélange de films post-apocalyptiques ("Mad Max 2 – le défi" en chef de file) et d’action/combat (on pense notamment à "kill bill") avec une petite touche grindhouse ("planete terreur (grindhouse)") : voilà la recette pour obtenir "bounty killer".
Doté d’un scénario original et bourré de rebondissements, le film d’Henry Saine saura vous tenir en haleine jusqu’à un final pétaradant durant lequel les balles fusent, les corps volent et le sang gicle à gogo.
Un bon gros délire que voilà !








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