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Réalisation
Lee Sholem

Scénariste
Philip MacDonald

Date de sortie
1954

Genre
robots et cyborgs

Tagline


Cast
Charles Drake
Karin Booth
Billy Chapin
Taylor Holmes
Steven Geray


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Howard Jackson

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(1 vote)
Le docteur Ralph Harrison, travaillant sur un projet de conquête spatiale, démissionne de ses fonctions car il refuse d'envoyer des hommes dans les fusées sans savoir quels dangers sont présents dans l'espace. Il est contacté par le professeur Arnold Nordstrom qui pense avoir une solution à ce problème d'éthique. Nordstrom emmène Harrison dans son immense demeure et lui fait faire connaissance avec sa fille Janice et son petit-fils Brian, un passionné de technologie. Il lui fait ensuite découvrir sa brillante invention : Tobor, un robot capable de ressentir des émotions humaines et qui pourrait sans soucis prendre la place d'un pilote dans une fusée. Harrison va aider le professeur à perfectionner Tobor, sans savoir que des espions sont également sur le coup et veulent à tout prix obtenir les formules du professeur Nordstrom...



Oubliez de suite le titre français totalement ridicule que le traducteur de l'époque a attribué à ce film car de Maître du Monde, il n'en est jamais question ici. Mieux vaut retenir le titre original, Tobor the Great, bien plus représentatif du spectacle proposé. Car c'est bien Tobor (Robot écrit à l'envers) qui est la véritable star de ce petit film de S-F 50's un brin fauché et qui s'adresse à toute la famille, voir même aux enfants en priorité. Si le début du film nous semble assez sérieux, avec cette question pertinente du héros de savoir s'il est responsable d'envoyer des cobayes humains dans l'espace sans avoir fait le tour de la question et sans en connaître les dangers réels, la suite glisse clairement dans le divertissement familial.



Une fois dans l'antre du professeur Nordstrom (interprété par Taylor Holmes), le ton s'adoucit clairement et le petit-fils du professeur, interprété par Billy Chapin qu'on reverra l'année suivante dans le chef-d'oeuvre La Nuit du Chasseur, prend l'ascendant sur les acteurs "adultes". Ce petit génie surdoué suit avec passion les travaux de son grand-père et son unique désir est de savoir quel secret son papy cache dans son laboratoire. Ce secret, c'est évidemment Tobor le robot, véritable attraction du film, que tous les enfants rêveront d'avoir pour ami. Adoptant un design assez percutant, le charisme de Tobor n'est pas si éloigné que ça de celui du célèbre Robby de Planète Interdite qui verra le jour deux ans plus tard. Le but premier de la compagnie de production du film, à savoir Republic Pictures, était d'ailleurs de faire de Tobor une "star" auprès du jeune public, afin de pouvoir utiliser son image dans d'autres productions, notamment des BD et une série télévisée. Au final, Tobor n'a eu droit qu'à deux comics et un pilote de série qui n'a jamais été diffusé. Mais son look est franchement réussi et en fait un des meilleurs robots vu sur un écran.



On imagine bien par contre quel calvaire a du subir l'acteur à l'intérieur du costume. Bien sûr, le petit garçon va s'introduire en cachette dans le laboratoire et manipuler Tobor, ce qui provoquera quelques catastrophes amusantes. Sans avoir un rythme très soutenu, Le Maître du Monde propose quelques péripéties qui parviennent à nous distraire, et notamment une partie dans laquelle des espions (certainement Russes !) kidnappent le professeur et son petit-fils afin d'obtenir des formules secrètes. Le scénariste n'y va pas avec le dos de la cuillère puisqu'il n'hésite pas à prendre le jeune Billy Chapin pour cible afin de faire pression sur le grand-père. Le jeune acteur reçoit des claques et il est même menacé avec un chalumeau ! Heureusement, Tobor viendra à son secours grâce à un émetteur placé dans un stylo et mettra une belle raclée aux méchants espions.



Réalisé par Lee Sholem, un spécialiste des petits budgets et des tournages ultra-rapides, Le Maître du Monde a le bon sens de ne pas vouloir en faire trop et se contente de situer son action sur Terre, ce qui évite d'avoir un budget trop conséquent pour des décors futuristes. La mise en scène est assez statique malheureusement mais cela renforce le côté naïf et vintage du métrage. Si Le Maître du Monde (pfff, non mais c'est vraiment ridicule comme titre....) n'est pas inintéressant, il faut tout de même avouer que son aspect simpliste et sa candeur le réserve avant tout aux adultes qui ont gardé leur âme d'enfant. Leur progéniture apprécieront sûrement quant à eux...


Disponible en DVD chez ARTUS FILMS






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