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Mark Baines et sa femme Jennifer exploitent une vieille mine d'argent au Mexique, la Quemada. Une ancienne légende terrorise les mineurs et lorsque Jennifer met à jour la tombe d'une momie, ces derniers refusent de retourner travailler. Mark et Jennifer décident d'aller explorer les galeries de la mine et découvrent une pièce enfouie sous les décombres. Ils remontent à la surface avec un coffre en forme de main contenant de la poussière. Durant la nuit, Mark, sous les effets de l'alcool, ouvre le coffre. La poussière se métamorphose en une main momifiée. Cette dernière a le pouvoir de prendre possession des corps qu'elle touche; Seul moyen de lever la possession : se trancher la main gauche...



Les Doigts du Diable est dû au réalisateur mexicain Alfredo Zacarías, qui avait mis en scène "Les Abeilles" en 1978. L'idée du film, à savoir une main coupée vivante, n'est pas nouveau dans le cinéma fantastique. On pense aux différentes versions de "Les Mains d'Orlac", à "La Bête à Cinq Doigts", à "The Crawling Hand" ou à "La Main du Diable" par exemple. La même année que Les Doigts du Diable est également sorti "La Main du Cauchemar" d'Oliver Stone. L'originalité du film d'Alfredo Zacarias est que cette main vivante peut posséder les personnes qu'elle touche. Un peu à la manière de "Hidden" quelques années plus tard, différents personnages possédés vont devenir une menace pour Jennifer, chacun se transmettant la malédiction après s'être tranché la main.



Une approche bienvenue mais qui ne parvient pas à transcender le film, tant la réalisation et le rythme peinent à satisfaire le spectateur, qui a l'impression de visionner un épisode d'une série-télévisée du dimanche après-midi. On a même droit à un moment à une pseudo course-poursuite entre deux voitures qu'on croirait provenir d'un épisode de Derrick, si vous voyez le genre. Si le début du métrage semblait prometteur et lorgnait vers le film d'aventure et le film de momie, la suite va se révéler bien plus calamiteuse, à tel point qu'on se demande parfois si on ne regarde pas une parodie. La scène dans laquelle un policier possédé emmène Jennifer chez un docteur pour se faire couper la main est à ce titre assez révélateur ! Lorsque les deux personnages entrent dans le cabinet de consultation, ils surprennent le médecin en train de bécoter son assistante d'infirmière, pourvue évidemment d'une poitrine plutôt généreuse.



Sans sourciller, le médecin accepte de couper la main du policier, comme ça, avec un laser qui cautérise en même temps la plaie. Mais bien sûr. On nage souvent en plein délire dans Les Doigts du Diable mais ici, ce n'est pas à l'avantage du film. Pour brasser encore plus large, le réalisateur nous balance un prêtre, histoire de nous la faire aussi façon L'Exorciste. Comble du ridicule, Jennifer, qui au début était une cartésienne pure et dure, réfutant toute histoire de légende ou de malédiction concernant la mine d'argent, va donc voir ce prêtre et lui dit cash que la tombe de son mari n'a pas été profané mais que c'est ce dernier qui est sorti lui-même de terre !



Un peu nanar Les Doigts du Diable ? Bah pas qu'un peu en fait ! Niveau casting, on trouve Samantha Eggar (vue dans Chromosome 3 bien sûr) et Stuart Whitman, qui a l'air de se demander ce qu'il fout dans ce film tant il met peu d'entrain à interpréter le père Cunningham. Et pour corser le tout, on a une partition musicale franchement atroce et caricaturale, qui en fait des tonnes dès que la main vivante est à l'écran. Les très rares effets horrifiques, extrêmement soft, ne viendront pas redresser la barre et on aura bien du mal à avoir une quelconque sympathie pour Les Doigts du Diable, dont le final parachève de le décrédibiliser. A oublier...









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