RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 3
(2 votes)
Osiris décide de passer le relai de la monarchie à son fils Horus. Ce qui met Seth en colère et ce dernier débarque à la cérémonie consacré à la gloire de son neveu pour s'emparer du pouvoir suprême...



Rarement un film n'aura subi un tel bashing peu avant sa sortie et cela dès la vision de la bande-annonce. En voulant plonger dans la mythologie égyptienne, Proyas ("The Crow", "Dark City", "i robot") s'attire les foudres de ses contemporains. Mais qu'en est t-il réellement ? Quelques tentatives de réponses vont suivre.

On saluera d'abord la tentative louable de nous plonger dans une Égypte fantasmée : celle précédant l'Histoire et l'avènement du règne de l'homme. Cela nous change des adaptations prenant pour cadre le monde gréco-romain. Bénéficiant d'un budget colossal de près de 140 millions de dollars, cet énorme Blockbuster se devait de rencontrer son public. Pas évident suite à l'annulation par la Fox peu avant sa diffusion de la série "Hieroglyph" il y a deux ans. Bien qu'intéressant le public, l'Egypte semble peiner à intéresser les producteurs. Autant dire que l'avenir de ce sous-genre - le néo-péplum en pagne- était attendu au tournant.



Le réalisateur a mis pourtant pas mal d'atouts dans sa manche. Avec en tête d'affiche, Gérard Butler (300) en dieu Seth, et Nicolaj Coster-Waldau (Jamie Lannister dans « Game of thrones »). L'affrontement entre les deux est titanesque et c'est l'occasion de transformations animales aux allures de manga (l'ombre des « Chevaliers du zodiaque » se fait ressentir).

La variété des décors concourt aussi à ne pas laisser le spectateur de marbre, et la quête initiatique d'Horus nous emmène des enfers (Anubis) au Ciel sur la barque de Râ. Le rythme effréné renvoie aux sérials des années 60 qui auraient été dépoussiérés et modernisés via des CGI un peu trop envahissants. Une certaine candeur dans le scénario est à souligner comme le fil rouge de l'intrigue : l'amour, que celui-ci soit humain ou concerne les Immortels.



Justement, évoquons les Dieux qui sont la raison d'être du projet. Si le film s'intéresse principalement au combat entre Horus et Seth, les autres ne sont pas forcément négligés. Revue de détails des troupes :
-Horus (Nicolaj Coster Waldau) : cynique et égoïste maître de l'Air.
-Seth (Gérard Butler) cruel dieu du désert.
-Hathor (la toute mignonne Élodie Yung), déesse de l'Amour.
- Râ (Geoffrey Rush) qui a droit aux scènes les plus inventives-pas loin de l'univers d'un Terry Gilliam- frôlant sans cesse le kitsch néanmoins.
-Thôt, le dieu du savoir un brin mégalo.
-Nephthys, la protectrice
-Anubis guidant les morts jusqu'au Jugement de l'Âme.
-Osiris, Isis, etc.



On est agréablement surpris par un profil plus qu'ébauché de certains d'entre eux. En plus, Alex Proyas sait suffisamment manier la caméra pour rendre les séquences d'action lisibles. Bien plus réussi que « Le choc des Titans 2010 » et sa triste séquelle ou encore les derniers ersatz sur la vie d'Hercule qui rivalisaient dans le nanar, "Gods of Egypt" attire la sympathie en traitant son histoire au premier degré !









Du même réalisateur :

CROW - THE
I ROBOT

Ringards of Egypt

Portrait de Steeve Raoult

1.02

Avec son visuel à peine digne des Asylum, ses acteurs médiocres (Butler et Coster-Waldau au casting, c'est se tirer une balle dans le pied), une histoire décousue multipliant les ellipses et des combats loupés... Si on se demandait si Proyas avait encore quelque chose à offrir après les très moyens I Robot et Prédictions, voilà un élément de réponse.

LUMIèRE SUR