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Contre toute attente, Danny hérite d’une grande bâtisse perdue au beau milieu de la forêt abritant une station thermale prisée par les retraités. Alors qu’il vient admirer son héritage en compagnie de ses amis, le jeune homme va rapidement se rendre compte que dans ces bois environnants rôdent des cannibales consanguins assoiffés de sang et avides de chair fraîche…



Et elle continue, elle continue… La saga des "détour mortel" (alias "wrong turn") ne semble pas vouloir s’arrêter. Après trois épisodes signés Declan O’Brien, voici un sixième opus réalisé cette fois-ci par un certain Valeri Milev ("code red", "re-kill"), réalisateur encore inconnu dans nos contrées.

Alors que la saga traînait la patte depuis quelques épisodes et ne semblait dorénavant bonne qu’à nous procurer des scènes sanguinolentes sans trop se soucier des histoires qui nous sont narrées, voilà qu’un sixième opus pointe le bout de son nez et tente de nous redonner un semblant de scénario après trois volets bien pauvres d’un point de vue narratif.

Mais que vaut réellement cette nouvelle histoire mettant de nouveau en scène nos trois consanguins, Three Finger, One Eye et Saw Tooth ? Est-ce enfin le renouveau de la série tant attendu ou encore un épisode banal de plus à rattacher à la saga survivalesque la plus prolifique de ce début de siècle ? Réponse dans les quelques paragraphes qui suivent…



Après l’excursion en dent de scie (un quatrième volet supérieur aux troisième et cinquième opus) de Declan O’Brien dans la saga, nous étions en droit de nous attendre enfin à quelque chose de neuf suite au changement de réalisateur opéré. Hé bien oui, du neuf nous en avons clairement ici… mais malheureusement cela ne fait pas mouche, bien au contraire !

En effet , à trop vouloir s’efforcer à nous raconter une histoire plus fouillée que celles des épisodes précédents, Valeri Milev et le scénariste Frank H. Woodward nous offrent là un long-métrage lent et soporifique dans sa première heure. Doté d’une narration bien trop lente pour tenir en haleine le spectateur avide de scènes chocs et de rebondissements, "détour mortel 6" ennuie fermement, entre dialogues longs (et sans réel intérêt pour beaucoup) et scènes momolles en veux-tu en voilà (nous arpentons les salles du château, puis nous partons chasser la biche dans les bois… Quelle tristesse la vie bourgeoise!).

Et quand il n’y a pas grand-chose à raconter, habituellement les "détour mortel" nous balancent quelques scènes bien sanglantes avec en parfaits bourreaux nos trois compères consanguins… Sauf qu’ici il semblait visiblement plus intéressant de nous balancer des scènes érotiques à tout va ! Alors certes, les jeunes femmes qui nous sont montrées sont loin d’être vilaines (deux belles brunes en topless notamment) mais était-ce vraiment indispensable de nous les foutre à poil toutes les dix minutes ?
Un remplissage qui en devient presque pathétique alors que tout ce que veut à ce moment-là le spectateur habitué à la saga c’est de la torture et des scènes bien sanguinolentes témoignant de la folie et de la barbarie de nos consanguins favoris ! Navrant…

Jusqu’à présent, la saga avait su nous tenir en haleine grâce à ses mises à mort sanglantes et originales mais également grâce à ses trois dégénérés violents et sadiques. Dans ce sixième épisode, il faudra clairement attendre une bonne heure avant qu’enfin nous puissions profiter de quelques scènes bien crues comme nous les aimons!



C’est bien malheureux mais comme déjà évoqué dans la chronique de "détour mortel 5", seules les scènes sanglantes arrivent encore à nous surprendre dans cette saga rongée jusqu’à l’os. Et en ce qui concerne les effets spéciaux et autres joyeusetés sanguinolentes, là encore nous ne serons pas déçus du voyage (même si nous avons attendu pour cela une bonne heure de narration pénible et redondante) : coups de machette, tranchage de gorge et dégustation de sang frais, yeux crevés, explosion d’estomac, écartèlement et arrachage de jambes… Certaines séquences font vraiment mal et s’avèrent même assez réalistes (la victime suspendue et saignée comme un porc pour rassasier de sang frais toute la smala suivie de près par un écartèlement violent avec arrachage de jambes et craquements d’os en prime sont probablement les deux scènes à retenir du film) : un beau travail à ce niveau, même s’il est vrai que nous aurions peut-être même voulu en voir encore un peu plus (plutôt que de nous mettre toutes ces scènes érotiques par exemple…).

Les maquillages ont beau parfois être plutôt réussis sur certains visages (une poignée de consanguins de la grande famille qui nous est présentée sont vraiment repoussants), nous devons cependant déplorer le manque réel de travail opéré sur nos trois principaux consanguins, ces chers Three Finger (bien moins foufou que d’habitude soit dit en passant), One Eye et Saw Tooth (des maquillages bien en-deçà de ce que nous avions déjà vu auparavant). Des personnages qui d’ailleurs sont presque écartés du scénario (pendant près d’une heure ne l’oublions pas) pour ensuite nous arriver déguisés, capuche sur la tête, en parfaits adeptes de secte… Ridicule…

Toujours dans l’aspect visuel du long-métrage, nous pourrons également regretter une mauvaise utilisation des lieux (un splendide château, des bois environnants…) pourtant propices à des scènes bien glauques. Les décors ne sont clairement jamais mis en avant (à part peut-être les anciens thermes qu’abrite le château, sinistres à souhait) et c’est vraiment dommageable ici au vu du potentiel des lieux du tournage!



N’allons pas mentir, ce sixième épisode demeure à ce jour le plus mauvais de la saga des "détour mortel". Terriblement lent dans sa narration, embourbé dans des vides scénaristiques comblés par des scènes érotiques presque navrantes à la longue, ce "détour mortel 6" réussit même à mettre de côté pendant un long moment nos trois consanguins phares pour nous livrer une histoire d’une banalité désolante (bon, au moins Valeri Milev a essayé de nous pondre un truc plus original que son prédécesseur Declan O’Brien…)

Restent toutefois quelques scènes sanglantes parfois originales et bien barrées (l’explosion du ventre d’une victime en ouvrant la vanne d’un RIA enfoncé dans l’anus de cette dernière!), preuves que Three Finger et ses acolytes savent encore y faire avec les malheureux qui croisent leur chemin! Une maigre consolation mais bon c’est toujours ça…








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