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Auteur
James Herbert

Editeur
Pocket

Date de sortie
1984

Nombre de pages
480

Langue
Anglais

Couleur




Votre note: -
Moyenne: 4.5
(2 votes)


L’apocalypse nucléaire. Londres rasée, anéantie. Ses habitants carbonisés, irradiés, ensevelis sous les décombres. Mais, pour une poignée d’entre eux, réfugiés dans les abris ou les couloirs du métro, la survie est peut-être encore possible. Ils ne se doutent pas que le pire est à venir.
Car, sous la surface de la ville, les rats les épient. Les rats qui ont compris que l’Homme, affaibli, sans défense, est désormais leur proie.

AVIS

En ouvrant le troisième et dernier volet de sa trilogie des rats par une attaque nucléaire sur Londres, James Herbert nous annonce d’emblée la couleur : L’Empire des rats ne sera pas, contrairement aux deux premiers romans, une « simple » histoire d’invasion de rongeurs mutants, mais va renforcer l’aspect catastrophe de son œuvre, ajoutant à la menace animale les conséquences de l’explosion de bombes atomiques au-dessus de la capitale britannique.

Les rats seront évidemment bien présents, mais de façon souvent épisodique, avec quelques passages annexes nous décrivant la fin tragique de personnes qui avaient pourtant survécu à l’apocalypse. Ces courts passages sont d'ailleurs souvent réussis, grâce à l'humour noir et au cynisme de l'auteur, comme lorsqu'il imagine le destin d'un homme enfermé dans son propre abri antiatomique. Herbert se concentre en fait principalement sur les aventures d’un petit groupe de survivant tentant de s’organiser dans un monde dévasté. Blessures, maladies, ravitaillement et vie en communauté sont ainsi les premières préoccupations des personnages, qui seront néanmoins rapidement confrontés aux rongeurs.

Toujours aussi efficaces, ces derniers profitent pleinement de l’avantage du nombre, mais aussi des décors exigus des abris antiatomiques dans lesquels se sont réfugiés les survivants. Leurs attaques sont encore une fois décrites avec beaucoup de détails, et Herbert n’hésite pas à sacrifier quelques personnages importants en cours de route (même si on n’aura finalement que très peu de surprises). Cependant, ces attaques violentes ont moins d’impact que dans les précédents volets, sans doute parce qu’on y a déjà trop souvent assisté.

L'Empire des rats donne en fait l'impression d'un roman hybride, avec ce croisement entre deux thématiques qui auraient peut-être mérité un développement unique. On aurait ainsi aimé aller plus loin dans ce Londres post-apocalyptique, quitte à laisser les rats dans un simple rôle de figuration. Cela aurait ainsi évité l'impression de répétition, encore plus présent que dans Le Domaine des rats, même si James Herbert parvient encore à nous mettre par moments mal à l'aise.


4/6 - Steeve Raoult
LUMIèRE SUR