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Réalisation
Jesse Baget, Elias Benavidez, Andrés Borghi, Jay Holben, Mike Kochansky, James & Jon Kondelik, Bryan Norton, Antonio Padovan, Ryan Patch, Marc Roussel

Scénariste
Jesse Baget, Elias Benavidez, Andrés Borghi, Mark Byers, Jay Holben, Mike Kochansky, Michael Koehler, James & Jon Kondelik, Bryan Norton, Antonio Padovan, Christopher Probst, Marc Roussel, Mark Thibodeau

Date de sortie
2015

Genre
sketches horrifiques

Tagline


Cast
Landon Ackerman
April Adamson
Ali Adatia
Emily Alatalo
Steve Anderson Jr.
Anthony Backman
Ron Basch
Sergio Berón
Angela Besharah
Steven Bordelon
Pilar Boyle
Paula Carruega
Drew Davis
Andy Dylan
Alastair Forbes
Zoe Fraser
Griffin Gluck
Jake Goodman
Adrian G. Griffiths
Zion Healy
Brendan Heard
Renee Intlekofer
Bob Jaffe
Finn Kobler
Patrick Logothetti
Brian Majestic
James Markidis
Robert McLaughlin
Cole & Evans Meyers
Andrea Monier
Damien Monier
Jonathan Nation
Jamie Neese
Bill Oberst Jr.
Julian Richings
Helen Rogers
Tyler Rossell
Carrie Seim
Reno Selmser
Michael Serrato
Christie Lynn Smith
Jared Mark Smith
Kristina Uranowski.


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Hamdija Ajanovic, Pablo Borghi, Mark Byers, Sam Estes, Christopher Guglick, Michael John Mollo, Buck Sanders, Marco Werba

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)
La veille d’Halloween, une jeune femme trouve sur son seuil une cassette VHS montrant une série de contes macabres qui pourraient être réels. Mais le vrai danger est le mystérieux personnage au masque de citrouille brandissant une arme blanche qui a déposé la vidéo. L’a-t-il fait dans le but de trouver sa prochaine victime ?



Il y a peu près deux ans de cela, sortait directement en DVD le premier "All Hallows Eve". Et rétrospectivement, on peut dire qu’il n’était pas si mauvais que cela si on le compare à la majorité des films à sketches horrifiques qui pullulent. En fait, il était surtout effrayant parce que l'antagoniste principal était un clown horrible, un peu dans la veine d’icelui qui sert de mètre-étalon en la matière, celui vu dans "Ca", l’adaptation éponyme d’un roman de Stephen King. Ce deuxième opus va-t-il se différencier de son devancier ?

En ce qui concerne le court-métrage servant de fil rouge, All Hallows Eve 2 ne change pas vraiment de son prédécesseur puisque lors de la fête d’Halloween, une jeune femme insère une cassette vidéo dans son magnétoscope, la VHS ayant été déposée sur le pas de sa porte par un individu énigmatique faisant le pied de grue à l'extérieur de son appartement mais surtout, tenant un couteau dans une main et arborant un masque de citrouille du plus bel effet ! Et, bien sûr, les segments pseudo horrifiques se succèdent à l’écran…

Toutefois, contrairement au premier film de la franchise qui présentait trois courts-métrages en plus de celui englobant le tout, All Hallows Eve 2 nous en donne a priori plus pour notre argent. Ainsi, cette nouvelle anthologie présente ni plus ni moins que huit segments plus celui servant de fil conducteur ! Mais ici, exit Damien Leone, réalisateur de l'intégralité des courts du premier. Ce qu’il faut savoir pour la petite histoire, c’est que vous aurez ici plus une compilation de sketches horrifiques avec des réalisateurs et scénaristes différents à chaque fois. Pourquoi ? Et bien parce que ce All Hallows Eve 2 n’est en fait qu’un fourre-tout prétexte à agencer entre eux des segments estampillés « épouvante » réalisés à des dates distinctes (le plus ancien datant de 2004, les plus récents de 2013), n’ayant sans doute pas marché lors de certains festivals et reliés par un fil rouge non plus avec un tueur clownesque sanguinaire comme mascotte mais un psychopathe mutique version Michael Myers du pauvre avec un masque de cucurbitacée orange ! Reste à savoir s’il va, à l’instar du fantôme féminin de "Ring" ou comme son prédécesseur, sortir de la télévision à la fin du métrage afin d’occire celui ayant visionné la vidéo !



Voici, dans l’ordre d’apparition à l’écran, un petit topo des courts présentés :

« Jack attack » : ça commence par une mère qui apprend à son fils à sculpter une citrouille pour Halloween ce qui, soit dit en passant, constitue un très bon tutoriel sans besoin d’aller sur youtube ! Saviez-vous en effet, que l’on pouvait conserver les graines du potiron afin de les passer au four et de les déguster en amuse-gueule avec du sel ? Non ? Eh bien moi non plus ! Mais maintenant, vous savez ! La maman est interprétée par la ravissante Helen Rogers, la jeune fille qui skype avec son petit ami (à qui elle montre d’ailleurs sa jolie poitrine) dans "V/H/S" et vue aussi dans le très bon "The sacrament". A part ça, ça se termine très rapidement même si le concept était vraiment sympathique, mais la fin est acceptable, donc on a envie de visionner la suite.

« The last Halloween » : des enfants masqués viennent toquer à la porte d’un couple ayant perdu leur enfant unique il y a un certain temps déjà et vivant en autarcie en étant barricadés à mort. L’idée de base est moins intéressante que celle de son prédécesseur car pas hyper originale puisque ça ressemble a du home invasion movie version Halloween, mais son dénouement est assez chouette. Donc on veut bien continuer le visionnage.

« The offering » : un père et un fils sont sur une route enneigée et vont, semble-t-il, faire une offrande de nourriture à une bête. Seulement voilà, le père a oublié le morceau de viande, quel con ! Quelle déception que celui-ci ! D’une durée hyper brève, il est carrément hors-sujet puisque ne se rapporte pas à Halloween et surtout sa fin est prévisible au possible ! Heureusement, le calvaire est de courte durée !

« Descent » : c’est le plus ancien du lot mais aussi l’un des plus longs. Il conte la paranoïa d’Andrea, une jeune femme coincée dans un ascenseur avec un éventuel tueur en série. Ce thriller urbain est assez convenable car on est bien sous tension et la fin est potable car inattendue. Notons pour l’anecdote que l’actrice principale, April adamson, n’a joué que dans des courts ou des épisodes de séries ! Quelle carrière ! Encore une fois, on se demande quel est le rapport avec Halloween ?



« M is for Masochist » : il ne s’agit ni plus ni moins que d’une deuxième chance pour ce segment dont le titre laisse fortement penser qu’il a sans doute été recalé du casting de l'un des "ABC of Death". Il narre l’histoire de jeunes adolescents qui se retrouvent à une fête foraine et qui vont jouer à un jeu sanglant. Le concept, même s’il était de prime abord sympathique, est très mal exploité à l’écran et paraît bien trop sage par rapport à ce qu’on est en droit d’attendre pour ce type de film ! Mais pour notre salut, cela ne durera que trois minutes ! Et le lien avec Halloween mes amis, il est où ?

« A Boy's life » : c’est l’histoire d’un jeune garçon singulier dont le père est mort pendant la guerre et qui a peur d’un monstre soi-disant caché sous son lit. Sa maman, un peu distante et dépassée, ne le croit pas et il va, tel l’enfant dans "3615 code Père Noël", tendre des pièges façon Rambo afin de capturer l’ennemi invisible. D’une durée proche des vingt minutes, ce segment était long et pénible à regarder tant on s’embête à mourir et qu’on en devine le twist final dès les premiers instants de visionnage ! Doit-on encore se demander pourquoi Halloween n’est pas au rendez-vous ?

« Mr. Tricker's Treat » : après la découpe de la citrouille et les gamins déguisés venant faire du porte-à-porte afin de quémander leur pitance, voici un troisième segment s’intéressant à la mythologie d’Halloween. Ici, on s’attachera plus au décorum, à savoir tout ce qui est toiles d’araignées, chapeaux de sorcières, squelettes, chauve-souris, fantômes et autres cadavres en décomposition de bon aloi. D’ailleurs, ceux ornant le jardin de monsieur Tricker semblent plus vrais que nature... Même si ce court a enfin un rapport direct avec le thème principal du film, on ne peut pas dire que l’on soit gâté. C’est trop bref, mou du genou et tellement peu innovant que l’on a hâte que ça se conclut au plus vite. A éviter à tout prix ! Notons qu’une version différente existe et propose une autre coupe de la fin faite par les producteurs de l'anthologie. Peut-être est-elle visible sur le DVD ? Enfin si ça vous dit hein, parce que moi…

« Alexia » : cette histoire, comme « Parallel monsters » de "V/H/S Viral", prend le parti d’être tournée entièrement en espagnol (avec sous-titres) dans un film principalement en langue anglaise, ce qui est quand même un petit risque. Ici, on assiste à une sorte de "Unfriended" sans que l’action ne se passe uniquement que sur des écrans d’ordinateur avec ce jeune homme qui, à partir du jour où il coche la case « unfriend » de son ex petite amie décédée un an auparavant sur son Facebook, se retrouve hanté par celle-ci via son moniteur. Rien à voir avec Halloween encore une fois, mais on termine en beauté avec une trame et une fin qui tiennent à peu près la route, même si cette dernière se devine assez aisément dès le milieu du segment.

Quant au court-métrage servant de fil conducteur à l’ensemble du récit et qui n’a pas de titre véritable, son twist ultime est à l’identique de "All Hallows Eve", donc il n’a aucun intérêt !



Quiconque a vu l'original pourrait dire qu'il a été fabriqué à moindre coût, mais qu’au moins il essayait de divertir. All Hallows Eve 2 est lui, complètement banal, pas effrayant pour deux cents et donne l’impression de n’être globalement qu’un gros conglomérat de n’importe quoi fait à la va-vite par des fainéants ! Pourtant, même si le jeu des acteurs et les effets sont assez satisfaisants et convaincants dans l’ensemble, la plupart des histoires manquent cruellement de gore et d’une fin convenable (quand elle existe !), un comble pour un film censé divertir et terroriser les gens à Halloween ! Heureusement, chaque histoire est relativement courte (entre 3 et 10 minutes en moyenne, la plus longue faisant 17 mn), ce qui nous permet de moins nous ennuyer, mais surtout nous laisse l'espoir que la prochaine sera une perle ou pas ! Un dernier conseil pour ceux qui voudraient en faire un troisième : je leur suggère de s’asseoir tranquillement pour essayer d'écrire un meilleur scénario en faisant, je ne sais pas moi, laisser par le croquemitaine de service plutôt un DVD sur le seuil de la porte dans l’histoire fil rouge qu’une cassette vidéo. A part vos grands-parents, vous connaissez, en effet, encore beaucoup de personnes qui possèdent un lecteur VHS, mais surtout qui s’en servent !?









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