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Auteur
Julian C. Hellbroke

Editeur
Trash editions

Date de sortie
2014

Nombre de pages
150

Langue
Français

Couleur




Votre note: -
Moyenne: 4.4
(3 votes)


Des clochards, des sans-abris disparaissent mystérieusement dans les ruelles glauques du Bronx ou sont retrouvés dévorés. La détective Gamble Farley est chargée de l’enquête et doit faire équipe avec Joshua Amelin, un flic porté sur la bouteille, raciste et grande-gueule mais néanmoins efficace. Croyant que les responsables des meurtres sont une secte de cannibales, les deux policiers vont découvrir une vérité bien plus terrifiante…

L'AVIS :

Après avoir signé l’excellent "Pestilence" sous le pseudo de "Degüellus", Julien Heylbroeck fait de nouveau parler de lui avec "Garbage Rampage" mais sous un nouveau pseudonyme, celui de "Julian C. Hellbroke". L’écrivain aurait-il un souci avec son nom ou une multiple personnalité ? Mystère ! Ce qui me rassure, c’est qu’il a écrit sous son vrai nom le roman "Stoner Road". Tout n’est pas perdu donc !(rires)

En tout cas, avec ce nouveau roman, il confirme ce que je pensais de lui. Même si j’ai préféré « Pestilence », pour son univers médiéval et son personnage charismatique, l’écriture de Julien dans "Garbage Rampage" est toujours aussi agréable à lire et nous entraine sans difficulté aucune à la suite des deux héros du récit qui vont devoir affronter une menace qui va dépasser leur entendement !

Même si j’ai laissé un certain suspens dans le résumé de l’histoire, la sublime couverture du livre nous dévoile le pot-aux-roses : les rues du Bronx sont la proie de rats mutants avides de chairs humaines ! Sérieusement ?? Oui !! C’est même des hommes-rats mutants si on veut être précis ! Vous l’aurez compris, on nage ici en pleine série B littéraire et une adaptation cinématographique de "Garbage Rampage" nous rappellerait autant l’époque bénie du cinéma bis italien façon Bruno Mattéi (style "Les Rats de Manhattan" par exemple) que les films US à petit budget tels "Basket Case" (les plus attentifs et fins connaisseurs remarqueront d’ailleurs un petit clin d’œil à ce film et à son héros portant un panier en osier dans les pages du roman) ou plus encore "C.H.U.D.", dont la thématique est semblable à ce neuvième roman paru chez Trash Editions.

Créatures mutantes vivant dans les égouts de la ville, sortant la nuit pour massacrer quiconque croise leur chemin et issues d’expériences scientifiques basées sur les méfaits de la pollution, expériences que les hauts placés de la ville tentent d’étouffer bien sûr, les hommes-rats de "Garbage Rampage" nous apparaissent comme des monstres cruelles et repoussants, mordant, griffant et dévorant les humains pour se nourrir, certes, mais aussi pour étendre leur désir de domination, ne laissant aucune chance aux hommes alors qu’ils kidnappent les femmes pour s’accoupler avec ! Mesdames, si vous aimez les amants poilus…

La force du livre, outre ses monstres carnivores et ses scènes gores jouissives, provient du duo de flics antagonistes, dont la confrontation, tout comme la coopération, donne tout son piment au récit. Il en va de même pour les descriptions du décor, très détaillées, et qui nous plongent totalement dans les rues crades, sordides et miséreuses du Bronx, dans lesquelles une faune hétéroclite tente de survivre : clochards, prostituées, gourou aveugle, c’est une véritable cour des miracles qui prend vie au fil des phrases de l’auteur, nous rappelant l’univers on ne peut plus décadent du film "Street Trash" de Jim Muro. On appréciera également le personnage de Mackenzie Foster, employée d’une agence de sécurité alimentaire qui va, par amour du travail bien fait, être amenée à découvrir l’innommable. Devenue un témoin plutôt gênant, elle va connaître un sort des plus funestes, qui aurait pu la transformer en super-héroïne toxique, mais pas dans ce roman malheureusement pour elle.

"Garbage Rampage" est une lecture plaisante, pas prise de tête, qu’on parcourt avec délectation et entrain. De la vraie littérature bis en somme, par un auteur des plus intéressants et même si ce roman se montre moins original que "Pestlience" de par ses influences, il reste un divertissement de qualité !

SITE DE L'EDITEUR : http://trasheditions.wix.com/trasheditions


4/6 - Stéphane Erbisti
LUMIèRE SUR