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Auteur
James Herbert

Editeur
Pocket

Date de sortie
1979

Nombre de pages
252

Langue
Anglais

Couleur




Votre note: -
Moyenne: 3.3
(3 votes)


Dans le secret de leur repaire, à seulement quelques heures de Londres, les rats mutants s'étaient reproduits. Les hommes n'avaient pas encore décelé leur présence.
Les jeunes rats ne tenaient plus en place, en proie à une faim qu'ils ne comprenaient ni ne pouvaient satisfaire. Mais le monstrueux mutant qui les dominait, leur cerveau, leur ancêtre à tous, lui, savait et se souvenait. La bave coulait de sa gueule quand il se rappelait le goût de la chair humaine.


AVIS :

Deuxième volet de la trilogie des rats de James Herbert, Le Repaire des rats prend place quelques mois après les événements de Londres : les rares nuisibles survivants se sont cachés dans une forêt de la périphérie de la capitale anglaise, apprenant à éviter l’homme… avant que la faim de chair humaine ne prenne à nouveau le dessus. Encore une fois, le livre d’Herbert ne va nous révéler aucune surprise, ou presque.

Si vous lisez ce roman juste après Les Rats, vous serez ainsi en terrain connu : l’auteur se contente de reprendre une trame semblable, avec la même progression, des premières manifestations plutôt anodines (un buisson qui bouge, un animal entr’aperçu) aux carnages les plus sanglants. On n’évitera ainsi aucun lieu commun, et on retrouvera les éternels politiciens refusant de bouger le petit doigt avant qu’il ne soit trop tard, le héros s’en sortant toujours miraculeusement et le final dans l’antre des créatures. Plus qu’une suite, c’est une déclinaison du roman précédent, dont la principale nouveauté est le nouveau lieu d’action des rats : la forêt.

Pourtant, encore une fois, cela n’empêche pas le livre de James Herbert de se dévorer rapidement, et d’être vraiment efficace, autant dans ses phases de suspense que dans ses tueries toujours aussi détaillées. Mais le fait de savoir exactement ce qu’il se passera dans les chapitres suivants enlève quand même un peu d’intérêt à l’ensemble (on sait bien avant les héros où se trouve le fameux repaire par exemple), malgré quelques personnages hauts en couleurs (l’exhibitionniste !) et quelques passages très réussis (les rats attaquant par surprise les militaires).

Le Repaire des rats, c’est donc Les Rats à la forêt. Si le style direct et efficace d’Herbert permet de passer un excellent moment à la lecture, l’impression de déjà-vu et de redondance est souvent présente. On en retiendra néanmoins quelques séquences remarquables, et des personnages plutôt sympathiques, qui permettront généralement de passer outre la banalité et la prévisibilité de l’histoire.

4/6 - Steeve Raoult
LUMIèRE SUR