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Auteur
Didier Convard

Editeur
Glenat

Date de sortie
2008

Nombre de pages
56

Langue
Français

Couleur
Oui



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Moyenne: 4
(1 vote)


Abbaye de Vauluisant. 1519. Le roi François Ier confie à la discrétion des moines un mystérieux tableau, à ce point ignoble et dérangeant que personne ne devra plus jamais y poser le regard. Cette toile, un portrait, a pourtant été peinte par un génie. Un homme célébré comme l'une des lumières de son siècle : Léonard de Vinci. Comment cet artiste total, à la sensibilité esthétique parfaite, a-t-il pu accoucher d'une oeuvre aussi torturée ? Et quel sombre secret François Ier veut-il éviter de voir répandu sur la place publique pour ainsi cacher la dernière toile de cet homme qu'il admirait par-dessus tout ? Peut-être faut-il pour le savoir remonter quelques années en arrière, en 1494, à Milan, à l'époque où démarra une étonnante série de meurtres impossibles, commis par un insaisissable tueur, le "voleur de visages". Artiste délicat et cultivé, au faîte de sa gloire, Léonard n'avait théoriquement aucune raison de s'intéresser à cette étrange affaire. Théoriquement...

L'AVIS

Didier Convard est surtout connu pour ses scénarios mettant en scène Templiers et religion, comme la saga du "Triangle secret" par exemple. En 2008, il s'associe au dessinateur Gilles Chaillet et nous emmène à Milan, à la rencontre du célèbre Leonard de Vinci, dans un thriller historique certes inventé de toutes pièces mais à l'intérêt certain.

Dans le premier tome de ce diptyque, Didier Convard nous intrigue d'entrée de jeu avec ce fameux portrait que nul ne doit voir et que nous, lecteurs, ne voyons pas non plus. Que peut-il représenter de si horrible pour que François 1er lui-même tente de le dissimuler ? La suite nous entraîne donc à Milan, belle ville italienne qui va devenir le théâtre macabre d'un mystérieux tueur qui découpe et prélève le visage de ses victimes. Dans quel but fait-il cela ? Les victimes sont-elles choisies au hasard ? Un témoin affirme avoir vu un "monstre noir" sorti des eaux du canal ! Un autre affirme avoir vu une chauve-souris géante planant dans le ciel. Autant de mystère qui permette à Convard de peaufiner son ambiance et de maintenir un certain suspense.

Plus surprenant, l'auteur nous dévoile l'identité du meurtrier dès la moitié de ce premier tome, identité qu'on avait assez vite devinée, mais qui ne semble pas être le sujet principal de l'histoire en fait.

Leonard de Vinci apparaît ici comme un personnage assez complexe et qui cache bien des choses, n'étant peut-être pas celui que l'on croit. Les soupçons du chef de la police locale se porteront d'ailleurs sur lui en fin de volume, ce qui accroît encore le suspense.

Aidé par des dessins bien réalisés et bien mis en couleurs, notamment au niveau des décors savamment reconstitués, Vinci tome 1 est une très bonne entrée en matière et nous donne envie d'enchaîner sur le second volume afin de comprendre les réelles intentions et motivations du "voleur de visage"...

4/6 - Stéphane Erbisti