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Auteur
James Herbert

Editeur
Pocket

Date de sortie
1976

Nombre de pages
279

Langue
Anglais

Couleur




Votre note: -
Moyenne: 4
(1 vote)


Un Boeing 747 qui s’écrase près d’Eton : l’une des plus effroyables catastrophes de l’histoire de l’aviation. 332 morts et un seul survivant. On avait enterré les morts, et les vivants essayaient d’oublier. Seul un homme s’obstinait : Keller, jailli des flammes de l’avion, poussé par des forces invisibles, cherchant à comprendre pourquoi, lui, avait échappé à l’accident.
Le jour de vérité approchait, une vérité insupportable pour les innocents habitants d’Eton. Une vérité à laquelle Keller se refusait à croire.

AVIS :

Après deux romans purement horrifiques, "Les Rats" et "Fog", James Herbert se tourne avec sa troisième œuvre vers le monde du surnaturel et des fantômes, avec les conséquences étranges du crash d'un avion près d'Etton. Une catastrophe à laquelle n'a survécu que le copilote, Keller, qui ne se souvient pas des circonstances du drame : son enquête sera au centre du roman, parallèlement aux manifestations paranormales qui vont se multiplier et gagner en intensité dans la ville.

Si la recherche de la vérité va se révéler très classique, avec l'intervention d'un spirite et un dénouement un peu décevant et prévisible, les séquences mettant les vivants aux prises avec les morts sont très réussies. Herbert s'attache à nous décrire assez longuement ses futures victimes, avec leurs (nombreux) défauts et leurs drames, de l'adolescent obèse harcelé par ses camarades à la femme décidant d'empoisonner son mari homosexuel. Etrangement, alors même que ces personnages ne nous sont pas sympathiques, leur sort va se révéler assez glaçant, grâce au talent de l'auteur pour faire naître le malaise.

Certaines situations lui permettent également de développer son goût pour les descriptions très détaillées, comme l'attaque du spirite par les esprits ou les descriptions des cadavres des victimes de la catastrophe aérienne. Pourtant, cette liste d'événements finit par lasser un peu, le schéma restant le même et devenant peu à peu répétitif, d'autant que l'on souhaite voir Keller progresser dans son enquête.

Ainsi, même si certains passages restent très réussis (le groupe d'adolescents s'introduisant clandestinement dans la chapelle), on s'en désintéresse peu à peu. Et comme l'enquête elle-même finit par piétiner (même si, là encore, certaines scènes sont redoutables d'efficacité), avec une conclusion peu inspirée, la dernière partie du livre fait clairement retomber la tension et se révèle bien moins passionnante que tout le reste.

Le Survivant reste néanmoins un roman réussi, avec quelques passages très marquants et certaines situations vraiment stressantes. Mais James Herbert ne semble hélas pas trop savoir quoi faire de son histoire, plongeant peu à peu dans un développement banal et répétitif...

4/6 - Steeve Raoult
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