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Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d'un véhicule militaire piloté par l'Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s'est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…



Il aura donc fallu attendre 30 ans après le médiocre "Max Max : au-delà du Dôme du tonnerre" pour que le personnage interprété à l'époque par Mel Gibson revienne sur nos écrans. Trente ans d'annonces contradictoires, de retours manqués, de projets annulés pour qu'enfin débarque ce "Mad Max : fury road", attendu comme le messie à une époque où le cinéma de genre est devenu bien trop sage, et où les remakes et relectures se succèdent sans aucune ambition. Mais ça, c'était avant que George Miller, bien loin d'Happy Feet ou de Babe 2, revienne à ses premières amours pour tout faire péter.



Peu de films peuvent se vanter d'avoir généré autant d'attentes que le quatrième volet de la saga consacrée au Road Warrior. Encore moins peuvent prétendre y avoir répondu, et ceux qui ont dépassé les espoirs les plus fous se comptent sur les doigts d'une main ayant imprudemment tenté de rattraper un boomerang au vol. Fury Road est de ces oeuvres là : tout ce que vous espériez est là, et même beaucoup plus. Suivant la maxime "too much is never enough", le film nous en fout plein les yeux et plein les oreilles pendant 2 heures, allant jusqu'à faire passer "Max Max : le défi" pour un film d'action plutôt calme et gentillet.



A l'image de ce second volet, Mad Max 4 transcende des éléments qui auraient pu faire sombrer le tout dans une ringardise insupportable : scénario réduit à sa plus simple expression, personnage principal on ne peut plus archétypal (que Miller ose d'ailleurs reléguer au second plan pendant un long moment), méchants aux looks improbables, clins d'oeil pas toujours très fins, ralentis et accélérations, répliques honteusement destinées à devenir cultes et une furieuse tendance à toujours en rajouter, quitte à nous balancer le dies irae de Verdi en pleine course-poursuite ou à insister lourdement sur la présence d'un char occupé par un guitariste infernal. Et franchement, tous ces ingrédients qui auraient pu provoquer l'indigestion se marient à merveille, tous ces petits défauts qui auraient été handicapants pour n'importe quel autre film deviennent autant de détails jubilatoires... et on en redemande.

Le film ne nous laisse ainsi aucun répit, et nous réserve des scènes de poursuite dans le désert interminables et absolument fabuleuses, avec des dizaines de véhicules, dont les occupants voltigent de véhicule en véhicule : je n'ai franchement pas le souvenir d'avoir déjà vu ça au cinéma, en tout cas pas dans Fast & furious 14, ni même dans les deux premiers "Mad Max". Le sens du rythme de Miller fait des merveilles, les cascades et les décors naturels renforcent l'intensité de l'action, et le duo Hardy / Theron fonctionne parfaitement.



Bref, Mad Max : Fury road est LE film qu'on attendait... et qui parvient à nous offrir en se montrant encore plus furieux, encore plus intense que dans nos plus fous espoirs. Une oeuvre épique, une série B monstrueusement jouissive qui dynamite le cinéma actuel, que l'on a envie de revoir à peine sorti de la salle. On en vient même à redouter la (les ?) suite déjà annoncée, tant il risque d'être compliqué de passer après ce monument...








Impressionant

Portrait de Lionel Jacquet

5.04

Scotchant, bluffant, une aventure dont on ressort secouée avec un large sourire aux lèvres. Du vrai cinéma d'action quoi.