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Un avion atterrit à l'aéroport international John F. Kennedy avec toutes lumières éteintes et les portes scellées. L'épidémiologiste Dr. Ephraim Goodweather et son équipe sont envoyés pour enquêter. À bord, ils trouvent deux cents six corps et seulement quatre survivants. La situation se dégrade quand les corps commencent à disparaître de la morgue. Goodweather et un petit groupe se retrouvent à devoir se battre pour protéger les leurs et même la ville entière d'une ancienne menace envers l'humanité.




Créée par Guillermo del Toro et Chuck Hogan, The Strain est arrivée cette année sur les écrans après un long processus de création : dès 2006, le réalisateur mexicain avait présenté le projet mais avait cessé les négociations quand la Fox Boadcasting Company lui demanda d’en faire une comédie. Suivant les conseils d’un agent, il choisit alors d’en faire une série littéraire, et s’associa avec Chuck Hogan, à qui l’on doit notamment Princes of thieves, adapté avec succès par Ben Affleck pour "The Town". Trois livres plus tard ("The Strain", "The Fall" et "The Night eternal" – "La Lignée", "La Chute" et "La Nuit éternelle" en version française), l’idée d’en faire une série télévisée aboutit enfin, prévue pour durer entre trois et cinq saisons, le dernier volet de la trilogie nécessitant selon Del Toro d’être développé sur davantage d’épisodes.



The Strain reprend le thème très à la mode du vampire, et va s’attacher à en respecter les codes classiques pour poser les bases de son univers. La première partie, nous décrivant l’arrivée d’un vampire dans un nouveau pays, caché dans son cercueil, est ainsi clairement inspirée du "Dracula" de Bram Stoker, tout en réactualisant le tout : cette fois, le monstre prend l’avion, et ses désirs de conquête passent par le contrôle des médias et d’internet. Le vampirisme lui-même est traité de façon clinique, avec la transmission de parasites s’infiltrant dans le corps de la victime.

Pourtant, malgré cette base alléchante, la série va avoir du mal à se mettre en route, prenant un peu trop de temps pour nous présenter les différents personnages et choisissant une approche un peu trop sérieuse et austère dans les premiers épisodes. Heureusement, cela va être très rapidement corrigé, The Strain assumant pleinement après quelques épisodes son statut de série B décomplexée et devenant parfois très efficace. L’enquête peu passionnante laisse peu à peu la place à des épisodes rappelant Carpenter ou "Une nuit en Enfer", et les vampires nazis côtoient des versions étonnantes de Van Helsing (David Bradley, que l’on a notamment déjà vu dans la saga "Harry Potter" et dans la série "Game of Thrones") ou de Mina Harker.



Les moments forts s’enchaînent ainsi avec le retour des vampires auprès de leurs proches ou la traque du Maître (LE véritable loupé de la série, tant son allure prête à sourire), avec une certaines touche d’humour et de cynisme, mais aussi quelques passages plus effrayants, comme l’exploration des tunnels du métro. La série varie ainsi les plaisirs et réussit parfaitement à nous tenir en haleine et à nous donner envie de voir la suite. On regrettera néanmoins la qualité de beaucoup d’effets spéciaux, et quelques passages vraiment moins réussis.

Il faudra donc deux ou trois épisodes à cette première saison de The Strain pour réellement décoller et devenir intéressante. Passée cette épreuve, la série devient étonnamment addictive grâce à un scénario décomplexé s’amusant des différents clichés du genre tout en respectant la mythologie de base du vampire. Et si on a du mal à s’imaginer aller au bout des 13 épisodes après les premières heures, on finit par attendre impatiemment la suite d’une histoire dont le rythme et l’intérêt deviennent toujours plus importants.




LISTE DES EPISODES :

1. Night Zero
2. The Box
3. Gone smooth
4. It's not for everyone
5. Runaways
6. Occultation
7. For services rendered
8. Creatures of the night
9. The Disappeared
10. Loved ones
11. The third rail
12. Last rites
13. The Master



4/6 - Steeve Raoult



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