RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
François Yagopian

Scénariste
François Yagopian

Date de sortie
2009

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast



Pays
France

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5.6
(23 votes)
Un homme dont la femme est zombifiée se voit prit d’étranges hallucinations lui donnant une faim atroce et une confusion lui portant à croire que le corps humain est un délicieux repas...



J'en ai vu des films ultra-gores plus ou moins amateurs et plus ou moins trash...
Mais si on observe le grand travail d'un certains François Yagopian, on remarque qu'en France on peut faire du gore aussi trash qu'un Olaf Ittenbach ou qu'un Brian Paulin.
Le mieux c'est que le rythme est très bon, le gore est très graphique, ça tache et c'est gratiné !
Ce réalisateur français indépendant fait tout en solo, jouant le rôle principal, ajustant lui-même les lumières, manipulant lui-même les masques, gérant lui-même la camera etc. Et arrive à rendre un résultat incroyable.

Mêlant humour noir (très noir), gore qui tache, folie, déviance, trash, les courts-métrages FAIM DE MORT durant 9 à 15 minutes, seulement, sauront ravir TOUS les fans d'hémoglobine et de barbaque; un vrai régal avec du mauvais goût en supplément !

S'inspirant tout simplement "d'Evil Dead" et de "Bad Taste", le réalisateur sait comment nous surprendre avec toute cette inventivité (que ce soit pour le concept ou les effets gore).

Le premier volet est un espèce d'hommage à "Evil Dead" et aux anciennes séries B. On plonge dans l'évolution de la folie du personnage plongeant dans l'envie du cannibalisme. Comparaison de la nourriture à la chair humaine, vous y verrez un œil comparé à un œuf, une langue comparée à du ketchup, une cervelle comparée à des coquillettes ou encore le gland d'un pénis comparé à une fraise et bien d'autres... Très bien réalisé, un bon jeu d'acteur, une superbe bande sonore entraînante, de l'originalité et de la chair à tout va. Le premier court-métrage attachant de François Yagopian n'annoncera que la couleur de ce qui va suivre...




"Faim de Mort 2", lui, commence dès les premières minutes avec une terrible succession de scènes aussi dégoûtantes qu'hilarantes. Bien plus décomplexé, ce deuxième volet va très loin dans la folie et livre des passages digne d'être cultes (j'éviterais de vous spoiler afin que vous puissiez en profiter un maximum). Gardant un bon rythme, le film ne nous lâche pas pendant 10 minutes avec des effets gore encore plus réalistes et réussis ! La générosité du gore rivalise facilement avec un bon nombre de splatters amateurs, des films indépendants allemands et j'en passe. Le budget ne dépassant pas les 400 euros pour chaque opus, Yagopian montre qu'avec de l'imagination, un bon savoir-faire et de la passion, on peut offrir des perles rares dans le cinéma indépendant français contenant des scènes inoubliables.

Après un deuxième opus jouissif et excessif, nous nous retrouvons, pour finir, avec l’opus le plus gore et le plus déjanté de la trilogie !



"Faim de Mort 3", sur une durée de seulement 10 minutes (beaucoup trop court), vous en met plein la gueule de la première à la dernière seconde C’est simple, il ne se passe pas 5 secondes sans qu’il y ait du gore à l’écran (c’est véridique), ça charcute, ça charcute encore et encore et encore comme une orgie incessante. Surpassant clairement ses deux prédécesseurs, le troisième court-métrage mélange toujours cet humour noir déjanté avec le gore putassier qui tache notre écran sans arrêt, avec en plus, plusieurs images "démoniaques" et blasphématrices.

François Yagopian devient plus professionnel au fur et à mesure de ses œuvres, que ce soit au niveau des FX, de l’inventivité, du montage, du rythme etc. Il sait quoi offrir pour faire passer un moment formidable aux amateurs de tripaille, et il donne tout ce qu’il a.

7 mois de travail pour faire cette nouvelle perle du cinéma gore français. Bien que le sujet du film s’écarte assez du titre « FAIM DE MORT » car nous n’avons plus le cannibalisme et les dégustations des deux premiers courts-métrages, nous sommes dans un pur trip de 10 minutes avec le personnage principal (évidemment joué par François Yagopian) face à sa femme à l’aspect de démon : impossible de ne pas penser à Ash de « Evil Dead » quand on assiste à ce combat épique qui surpasse tout ce qu’on a pu voir en termes de duel « héros-monstre ».

On ne se retrouve plus avec les comparaisons entre le gore et la nourriture (sauf une fois), c’était un des points forts des deux premiers films mais on ne va pas râler pour si peu quand on voit tout ce qu’on se prend en pleine poire en seulement 10 minutes…L’humour absurde toujours présent (la mitraillette de « fuck », le gland du pénis retiré au tire bouchon ou le lâché de tampons usagés sont juste inoubliables !)



En trois court-métrages de 10 minutes, François Yagopian offre plus de gore et d’inventivités qu’aucun autre film français n’a su déverser jusqu'à maintenant. Surpassant un nombre incalculable de long-métrages gore plus ou moins indépendants, il est l’un des rares réalisateurs à ne pas s’imposer de limite et à assumer toute sa folie.

Toujours indisponible en DVD (en attendant la prochaine sortie en VHS limitée bientôt disponible sur Manor Video) espérons qu’un jour, un éditeur français envisagera d'éditer cette trilogie en DVD car, il faut le dire: la trilogie "Faim de Mort" est digne d’être une des grandes références du cinéma gore français. Il ne manquerait plus qu’un long métrage aussi jouissif et excessif que cette trilogie pour que le cinéma indépendant français fasse grimper la courbe !

Annonçant gentiment un prochain FAIM DE MORT 4, on a aucun mal à voir et revoir sans modération, ce festival de gore complètement décomplexé, sans limite et sans pitié !









Du même réalisateur :