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Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.



Alors que j'avais beaucoup aimé le premier volet de cette nouvelle saga consacrée à Spider-man, c'est en traînant un peu les pieds que je suis allé voir cette suite. Il suffit parfois d'une affiche très laide, d'une bande-annonce loupée et d'un titre un peu stupide ("le destin d'un héros", rien que ça) pour faire hésiter, et la suite de "The Amazing Spider-man" propose ces trois éléments...



En sortant du film, le constat est simple : j'ai vraiment trouvé ce volet très moyen, bien moins sympathique en tout cas que son aîné, sans parler de l'inévitable comparaison avec le "Spiderman 2" de Sam Raimi. Le film commence pourtant bien, avec une course-poursuite spectaculaire nous faisant une nouvelle fois admirer les envolées de l'homme-araignée (mais Marc Webb n'abuse-t-il pas des effets de style ?) et des effets spéciaux impeccables (mais ne sont-ils pas un peu moins convaincants que dans le film précédent ?), le tout rythmé par la décontraction et l'humour caractéristique du Tisseur (mais n'est-ce pas un peu lourd au bout d'un moment ?). En fait, cette introduction nous rassure autant qu'elle nous effraie, et comporte en germe certains des défauts récurrents du reste du film.



Mais le gros problème vient du scénario : on a l'impression que les scénaristes ont voulu trop en mettre, et sont partis sur plusieurs intrigues différentes qui, finalement, sont très mal développées et se rejoignent à peine. Malgré des premières apparitions prometteuses, qui laissaient notamment espérer un ennemi moins stéréotypé qu'à l'accoutumée, Electro (Jamie Foxx, qui disparaît rapidement sous le maquillage et les effets spéciaux) rejoint vite le rang des super-vilains d'opérette, aux motivations inexistantes. Le Bouffon Vert n'est de son côté absolument pas développé, tout comme son alter ego Harry Osborn (interprété par Dane "Chronicle" DeHaan), comme s'il s'était greffé au film alors que le script était déjà terminé. Quant aux révélations sur les parents de Peter Parker, elles deviennent rapidement anecdotiques.



Finalement, c'est l'histoire entre Peter Parker et Gwen Stacy qui bénéficie le plus d'attention. Eternelle déclinaison sur le thème du "je t'aime mais on ne peut pas être ensemble... quoique si... quoique non... quoique si...", la relation peine à convaincre ici alors qu'elle était un des points forts du premier volet, avec un Andrew Garfield que j'ai étrangement trouvé beaucoup moins convaincant cette fois. Difficile également de ne pas penser aux films de Sam Raimi, puisque le couple Peter Parker / Gwen Stacy ressemble énormément au couple Peter Parker / MJ Watson de la trilogie précédente...

Toujours spectaculaire et toujours amusant, "The Amazing Spider-man : le destin d'un héros" est pourtant nettement moins réussi que le premier volet. La faute principalement à un scénario fourre-tout, qui multiplie les personnages secondaires sans jamais leur accorder de véritable attention, n'attendant que les ultimes minutes pour enfin prendre un peu d'ampleur.