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480 avant J-C, les Grecs tentent de résister à l'inexorable avancée de l'armée Perse. Pendant que les Spartiates menés par leur roi Léonidas se sacrifient aux Thermopyles. Le reste des cités-états hellènes se liguent pour livrer une bataille maritime sous le commandement de l’athénien, Thémistocle. L'armada perse est, elle, commandée par la terrible Artémise...



Si Zack Snyder avait su s'emparer du comics de Franck Miller pour en faire l'adaptation que l'on connaît (un mélange pas toujours subtil mais efficace de virilité et de sous texte crypto-gay), cette fausse suite – étant donné qu'elle se déroule un peu avant-pendant-après le premier opus (si vous arrivez à suivre !)- infiniment plus complexe, autant sur le plan narratif que dans son décorum, était à redouter. D'autant plus que Snyder a laissé sa place de réalisateur au quasi inconnu Noam Murro («Smart People» une comédie avec Ellen Page, et c'est tout!).

Rescapés du casting de «300», Lena Headey réendosse avec force et conviction le rôle de la reine Gorgo et chose étonnante, son rôle est plus important qu’on aurait pu le penser ; et Rodrigo Santo, celui du roi dieu Xerxès. Xerxès bénéficie même de l'histoire de sa genèse, car non il s'agissait bien d'un simple mortel avant qu'il ne soit transformé. L'aspect étonnant de cette séquelle est de nous montrer les aspérités et les failles des personnages, en l’occurrence des deux principaux leaders orientaux, que sont Xerxès et son amirale, Artémise.



Et oui, une femme à la tête d'une armée Perse au Vème siècle avant J-C ! Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une simple réappropriation de l'Histoire, car il s'agit ici d'un fait et non d'une simple légende. C'est à Eva Green («Casino Royale», «Kingdom of Heaven», «Dark Shadows») qu'échoit le rôle en question. Étonnante prestation d'ailleurs, oscillant entre le kitsch assumé (inhérente à ce type d'adaptation) et une présence charismatique, rendant honneur à son protagoniste, passée dans l'ombre de l'Histoire officielle. D'ailleurs, parlons en des femmes dans cet épisode puisque même absentes, elles sont mentionnées verbalement, comme lorsqu'bun jeune homme montre son épée qui lui a été fournie par sa mère.



Eva Green donnera même de sa personne (je me demandais : « combien de temps il va falloir attendre pour que l'on voit les seins de la comédienne ! ») face à son rival, Sullivan Stapleton («Animal Kingdom»), qui bien qu'ayant moins de présence que Gérard Butler, arrive à composer un Thémistocle plus fin stratège que gros bourrin. Que les amateurs de bastons se rassurent, ces dernières sont de la partie et c'est même un petit exploit que d'arriver à nous montrer une bataille navale d'une telle ampleur (l'arrivée des navires perses sur la vague donne encore la chair de poule), qu’il me tarde de revisionner en 2D pour profiter du travail fait notamment sur la lumière et en terme de colorimétrie.



Pas exempt de défauts (on se demande à quoi sert souvent la voix off de Lena Headey, surtout quand elle répète la fameuse prophétie des oracles, une audace narrative souvent payante mais pas toujours), 300 : la naissance d'un empire n'arrive pas à insuffler l'impact émotionnel de son modèle. Mais en l'état et malgré cela, voilà un film qui s'assume parfaitement, et sait même distiller des doses d'humour lorsqu'il le faut.









Du même réalisateur :

300 : LA NAISSANCE D'UN EMPIRE

300 : Coloscopie d'un empire

Portrait de Lionel Jacquet

1.02

Mais pourquoi me suis-je infligé un tel film ? Déjà que j'avais trouvé le premier très mauvais et très moche. Rien de nouveau sous les jupettes donc.

C'est nul...

Portrait de Steeve Raoult

1.02

Aussi nul que l'original, un spectacle puéril et laid devant lequel on ne se "polira pas le phallus". Pas même devant cette hilarante scène de sexe dont le cinéma risque de longtemps se souvenir !