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Réalisation
Jennifer Kent

Scénariste
Jennifer Kent

Date de sortie
2013

Genre
monstres

Tagline


Cast
Essie Davis
Noah Wiseman
Daniel Henshall
Hayley McElhinney
Barbara West
Ben Winspear…


Pays
Australie

Production


Musique
Jed Kurzel

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.6
(16 votes)
Suite au décès de son mari, Amélia éprouve le plus grand mal à élever seule son fils de six ans. Persuadé qu’il est entouré de monstres en tous genres, le petit Samuel s’entoure de pièges et autres armes pour se protéger, un acharnement contre ces êtres imaginaires que sa pauvre mère ne supporte plus. Lorsqu’ils découvrent un livre intitulé « Mister Babadook », Samuel est persuadé que ce fameux Babadook est la créature qui hante ses rêves et vient lui rendre parfois visite, menaçant parfois même de les tuer, lui et sa mère. Quand Amélia croit apercevoir également le Babadook, cette dernière prend soudainement conscience que ce croquemitaine pourrait bien être réel.



Depuis son rôle d’assistante sur le tournage de "dogville" de Lars Von Trier, l’australienne Jennifer Kent écrit et réalise ses propres films. Son court-métrage intitulé "monster" reçut de nombreux prix et fut sélectionné dans plus d’une quarantaine de festivals internationaux.
En 2014, elle nous présente "the babadook" au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, une oeuvre qui survolera la compétition en remportant 4 des 6 prix décernés aux long-métrages. Prix du jury (ex-aequo avec "rigor mortis"), prix du public, prix de la critique et prix du jury jeune, "the babadook" créa l’évènement, une surprise alors que les favoris en compétition cette année-là étaient "dark touch" (qui rentrera à la maison bredouille), « miss zombie » (qui raflera tout de même à "the babadook" le Grand Prix du festival) et "the sacrament" (le nouveau Ti West qui repartira avec le Prix Syfy).

Mélange très habile de film de croquemitaine (un monstre semble hanter la maison d’Amélia et son fils) et de film paranormal (possession) , le tout saupoudré d’une belle petite dose d’humour, "the babadook" s’avère bien plus surprenant que ce que l’on pourrait penser en lisant le résumé du long-métrage de Jennifer Kent, un synopsis nous donnant l’impression d’avoir affaire à un banal film de croquemitaine.



Délaissant quelque peu les effets spéciaux en tous genres (auxquels on pourrait s’attendre en visionnant un film de croquemitaine/monstre), "the babadook" préfère faire la part belle aux relations familiales et extérieures qu’entretiennent Amélia et son jeune fils Samuel. Car il est indéniable que Jennifer Kent a privilégié dans son film le traitement des personnages principaux, à savoir notre tandem Amélia-Samuel, devant le croquemitaine Mister Babadook.
En effet, ce qui semble le plus important ici n’est pas le monstre en lui-même mais plutôt ce qu’il va engendrer d’un point de vue mental et psychologique sur Amélia et son fils.

Le cadre familial est donc très important dans "the babadook" : très vite, nous sommes plongés dans cette famille mono-parentale, suivant les relations mère-fils mais également celles qu’ils entretiennent avec le monde extérieur. Une famille qui nous est d’emblée dépeinte comme fragile psychologiquement et émotionnellement parlant. Endeuillée suite au décès de son mari le jour de la naissance de son fils, Amélia élève seule Samuel, un garçon de 6 ans turbulent et obnubilé par cette sensation d’être en proie sans arrêt à des monstres, pur fruit de son imagination pense-t-on alors...

Une obsession qui rend Samuel parfois incontrôlable, ce dernier passant son temps à parler de monstres et créatures en tous genres, fabriquant des pièges et des armes pour se défendre contre ces êtres imaginaires qui hantent ses nuits. Un comportement qui ne tarde pas à avoir des conséquences néfastes sur les relations mère-fils (Amélia ne supporte plus son enfant par moments, pestiférant contre ce dernier et aspirant tellement à un retour au calme au sein de son foyer) mais également sur les relations avec leurs ami(e)s (Samuel est si turbulent et imprévisible que personne ne semble vouloir les voir, ce qui les force à s’isoler du monde extérieur). Une situation dramatique qui se dégrade au fil des jours, si bien qu’Amélia, seule avec cet enfant éreintant, nous apparaît fatiguée, lasse, à bout. Les colères et les réprimandes sont de plus en plus fréquentes, les gestes d’affection de moins en moins montrés, rien ne va en s’améliorant. Cette relation que l’on voyait déjà fragile au départ devient de plus en plus instable. Exténuée, fatiguée d’entendre toujours les mêmes « idioties » de Samuel et surtout non soutenue par son entourage qui semble les éviter comme la peste, Amélia va sombrer lentement dans la folie.



L’un des gros points forts de "the babadook" est sans conteste son casting. Essie Davis (Amélia) et Noah Wiseman (Samuel) nous offrent des interprétations remarquables, chacun à sa façon.

D’un côté, nous avons le jeune Samuel qui nous amuse la plupart du temps par ses mimiques, son innocence, sa naïveté et son obstination à vouloir combattre les monstres. Il apporte presqu’à lui seul cette touche d’humour si caractéristique du long-métrage de Jennifer Kent (ses pièges et ses armes plus ou moins réussis, ses petites réflexions qui font mouche…). Et il faut bien l’avouer : malgré la détresse de sa pauvre mère qui supporte de moins en moins son fils et vire à la folie, on ne peut s’empêcher parfois de rire devant certaines séquences…

A l’inverse donc, nous avons Amélia qui vit une véritable descente aux Enfers : sa santé mentale se dégrade, elle semble perdre la tête et est victime de crises aigües et violentes (certaines scènes nous montrant Amélia comme hystérique et possédée font froid dans le dos et rappellent un certain "shining"). Elle représente, avec bien entendu notre Babadook, le côté sombre du film.

Car si "the babadook" amuse à plusieurs reprises, il ne faut pas en oublier pour autant cette composante importante qu’est cette ambiance parfois angoissante qu’il distille. Comme de nombreux films paranormaux et autres films de maisons hantées, nous avons en effet droit à un énorme travail effectué sur le son (les bruits sourds contre le bois, les portes qui grincent, et au contraire les silences ténébreux qui parfois sont bien plus inquiétants que tout le reste), à des scènes lugubres à souhait (tournées dans une maison plongée dans l’obscurité d’une nuit silencieuse) et de bien jolis jeux de lumière et d’ombrage. S’invitent même à la fête des éléments fantastiques et surnaturels, voire cauchemardesques, comme ces insectes qui rampent sur les murs ou ses séquences nous montrant Amélia comme possédée, allant et venant dans la maison avec une rapidité surprenante, comme transportée dans les airs!



Alternant séquences tragiques, scènes angoissantes et passages humoristiques sans jamais tomber dans les excès, "the babadook" nous gratifie d’un scénario à première vue facile d’accès mais qui s'avère finalement suffisamment fouillé et rondement mené pour nous donner plusieurs compréhensions possibles du film (qui aime vaciller entre réalité et fiction/imagination), ce dernier finissant sur une sorte de question ouverte où le spectateur choisira lui-même son interprétation.
Mené tambours battants par un casting remarquable, le film de Jennifer Kent réussit le pari de nous faire passer par toutes les humeurs possibles. Du rire à l’effroi il n’y a parfois qu’un pas…








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Badaboum !

Portrait de Lionel Jacquet

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Alors, voilà le film qui « conjugue avec un formidable talent la grammaire horrifique pure et une profondeur thématique bouleversante. » Critikat. Com
Ou qui « Dans un geste élégant et assuré, déploie ses visions d'effroi qui s'allient à la grande plasticité d'un film, visuellement saisissant. ». Le Monde.
Tous les clichés des films de possession et de maison hantés y passent, la multiplicité des « références » fait froid dans le dos (c’est bien d’ailleurs la seule chose qui fasse froid à cet endroit, le comble pour un film censé faire peur ! ).
Le seul truc que l’on se plait à faire en regardant ce machin, c’est de noter de quel film est tiré telle ou telle séquence ( Ah tiens, là c’est « the omen », à tiens là c’est « l’exorciste », non de Dieu mais c’est « Montclare « ! Mille Diouuuu « Amityville » !.
Malgré une campagne de presse savamment orchestrée , on nous prend encore pour des cons. Alors, autant les autres je l’en fous, autant ça me fais un peu mal à la tabatière arrière d’avoir payé 8.50 euros pour me taper une compilation .
Bref, si c’est ça le renouveau du film d’horreur…j’en vomis mon quatre heure. Burppp

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On peut clairement se demander si le film n'est pas ouvertement parodique, tant il s'acharne à enfiler les clichés du film d'épouvante et du drame familial. Loupé dans ces deux aspects, ce film paresseux gâche en plus un boogeyman au formidable potentiel et fait finalement plus rire qu'autre chose.