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CONNEXION


Genre
survival horror

Systeme
PlayStation

Developpeur
Capcom

Annee
1999

Votre note: -
Moyenne: 4.3
(8 votes)


Vous êtes Regina, un agent secret envoyé en mission sur une île coupée du monde à la recherche d’un professeur menant des expériences bien étranges. Vous découvrirez très vite que cette île est, en réalité, infestée de dinosaures assoiffés de chair et de sang ! Il vous faudra déjouer des énigmes parfois difficiles ainsi que maîtriser totalement votre déplacement pour affronter des hordes de dinosaures qui ont une seule idée en tête : vous tailler en morceaux pour mieux vous dévorer…



Un survival horror avec des dinosaures, ça vous tente ? Nous sommes en 1999 et Capcom cartonne avec les deux premiers Resident Evil, tandis que le troisième arrive bientôt. Et comme depuis Jurassic Park en 1993, le dinosaure est à la mode, quelle meilleure idée que de réunir le système de jeu de Resident Evil, et d’y intégrer les dinosaures emblématique du film de Steven Spielberg. Allons donc nous faire chasser par des Vélociraptors et des T.Rex sur Ibis Island !

Sans surprise donc, nous retrouvons les éléments phares des Resident Evil. Regina, notre nouvelle héroïne, se déplace de la même manière que Leon et Claire, à une petite nouveauté près : elle peut viser tout en se déplaçant. Pas vraiment une révolution donc. La jeune femme dispose d’un inventaire limité, comprenant ses 3 armes, ses munitions, ses objets-clés et toute sa panoplie de produits chimiques : dans Dino Crisis, nous pouvons combiner divers liquides afin d’obtenir des soins puissants ou des poisons plus ou moins dangereux pour nos ennemis.



Des ennemis que nous découvrirons d’ailleurs bien vite. Même si un jeu nommé « Dino Crisis » ne laisse aucun doute sur la nature de la menace, j’avoue avoir été surpris de découvrir le Tyrannosaure dès la cinématique d’introduction (par ailleurs sublime). Il n’apparaîtra que plus tard dans le jeu, en tant qu’ennemi invincible et récurrent (qui a dit « STAAAARS » ?), laissant la vedette aux Velociraptors, aux Compsognathus, aux Pteranodons ou aux Therizinosaures. Evidemment, chacun de ces ennemis représente une menace plus directe qu’un mort-vivant s’approchant doucement : rapides, puissants, parfois résistants, les dinosaures vous mèneront parfois la vie dure et il faudra régulièrement les piéger derrière des barrières électriques afin d’économiser nos précieuses munitions.

Certaines de leurs apparitions sont d’ailleurs de grands moments, surgissant de n’importe où sans que l’on s’y attende, ce qui entraîne parfois une scène « Danger ! » où il faudra détruire votre manette en explosant les touches d’action pour éviter une mort certaine. Pourtant, malgré ces effets de surprise et cette menace certaine, on peine à retrouver l’ambiance des premiers Resident Evil. A vrai dire, ce sont rapidement les énigmes qui prennent le pas sur l’action, avec de très nombreux casse-têtes, parfois bien retors. Le scénario peine également à convaincre, les explications manquant parfois de clarté, loin du merveilleux côté rentre-dedans de Resident Evil ou du fantastique cauchemardesque de Silent Hill.



Avec son centre de recherche isolé, son savant fou, ses militaires surentraînés et ses énigmes, Dino Crisis revendique clairement sa filiation à Resident Evil. Mais si l’idée d’y incorporer des dinosaures est alléchante, le jeu ne parvient pas à renouveler l’ambiance du manoir ou de Raccoon City, avec un scénario lorgnant plus du côté de la série B (« Carnosaur 2 » par exemple) que du chef d’œuvre…

Notez enfin que le jeu comporte 3 fins différentes, vous donnant accès à de nouveaux costumes et à d'autres modes de jeu.

5/6 - Steeve Raoult