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Elena Gilbert est une jolie adolescente de 17 ans vivant dans la petite ville de Mystic Falls en Virginie. Depuis le décès de ses parents, Elena vit avec son frère Jérémy, 15 ans, dans la maison familiale avec leur tante Jenna.

Alors qu’elle remonte progressivement la pente après cet évènement douloureux, Elena va faire la connaissance d’un jeune homme nommé Stefan. Rapidement tombée sous le charme de ce dernier, la jeune fille va cependant apprendre que Stefan et son frère Damon sont en réalité des vampires…




"The vampire diaries" : voici enfin venue l’heure de nous attarder un peu sur ce phénomène planétaire, cette série tant aimée par une population certes en grande partie adolescente mais au nombre impressionnant de fans, plus ou moins hérétiques!

Inspirés par les romans de L.J. Smith « Journal d’un vampire », Julie Plec et un certain Kevin Williamson (le fameux scénariste des années 90 ayant œuvré sur "scream", "scream 2", "the faculty" ou encore "souviens-toi… l’été dernier"), en mal de succès ces derniers temps (sa nouvelle collaboration avec Wes Craven sur "cursed" en 2005 n’a pas fait de grosses étincelles), décident de se lancer le défi de porter à l’écran (le petit écran même) une série sur les vampires.
Entre les "true blood" et autres "Buffy contre les vampires", "Angel", "young Dracula", sans oublier les sagas des "twilight", "underworld" et "Blade" que nous ne présentons plus, il faut bien reconnaitre que depuis les années 90 les vampires ont le vent en poupe en matière de sagas ciné et séries télé. "The vampire diaries" vient confirmer cela : cette saga est devenue en l’espace de quelques épisodes un véritable phénomène.

Très souvent comparé à la saga ciné "twilight" pour ce côté très teenager et cet esprit dramatico-fantastique (voire même romantico-fantastique), "the vampire diaries" demeure une saga d’honnête facture, du moins pour ses deux premières saisons diront certains…
Sortie en 2009, la première saison comporte 22 épisodes durant chacun 42 minutes et des poussières. C’est notamment sur cette dernière que nous allons revenir le temps de quelques paragraphes.



Autant le dire d’emblée à l’attention des anti-"twilight" (et ils sont nombreux à lire cette critique…ou pas!), ce n’est pas parce que certaines similitudes avec cette saga vampirique se font ressentir que cela signifie que je vais tirer à boulets rouges sur "the vampire diaries". La série dont il est question ici ayant suffisamment de particularités pour ne pas sombrer dans le plagiat pur et dur et suffisamment de (petits) points forts pour éviter d’être comparé à cette chose filmique dont on est bien content de ne plus trop entendre parler…

Ce qui est particulier quand on veut critiquer la saga "the vampire diaries", c’est que pour chaque item (scénario, rythme, casting, effets spéciaux…) on arrive à une sorte d’équilibre entre les points forts et les points faibles. Une première saison qui s’avère donc pour ma part d’honnête facture sur l’ensemble des items que nous allons lister ci-après.

Commençons donc par le commencement : le scénario. Alors certes, nous avons droit au traditionnel film très « twilightien » avec cette belle jeune fille qui tombe amoureuse du beau gosse mystérieux, sombre et fraîchement arrivé dans cette petite ville. S’ensuivent bien-entendu les fameuses scènes d’amourettes, de câlins, d’accolades : ce genre de scènes qui, passé un certain âge, s’avèrent souvent niaises et chiantes il faut le reconnaître… De même, nous avons droit aux autres clichés des séries pour ados (plus ou moins boutonneux, la Science fait des miracles de nos jours) et notamment ces beaux acteurs, jeunes et musclés avec cette belle chevelure et ce regard qui en fait fondre plus d’une. Autant de petits (gros) détails qui nous rappellent que le public ciblé ici est majoritairement adolescent. A ce titre, le pari est plutôt réussi (il suffit de voir d’ailleurs l’audimat ou encore la cote de certains acteurs lors des apparitions publiques pour s’en rendre compte) et nous ne bouderons que très peu au final ces quelques remarques relatives à l’esprit teenage de la saga.

Car en effet, l’histoire se suit plutôt bien au fur et à mesure que nous avançons dans la saga et les multiples rebondissements font que nous demeurons attentifs au moindre petit évènement qui viendrait soudainement s’imbriquer dans le scénario. Tout parait bien ficelé, les incohérences se font (très) rares et cette façon d’entremêler certaines sous-histoires est plutôt bienvenue, surtout quand cela se fait avec simplicité et sans générer de « fouillis scénaristiques » (certes, les situations parfois s’entremêlent, on revient parfois en arrière, on reparle de choses survenues 5-6 épisodes avant, on rajoute un nouveau personnage soudainement… mais on ne perd pas pieds et ça c’est très appréciable).

Malgré tout, bien que l’histoire semble très riche en péripéties, on pourra cependant regretter certaines lenteurs et parfois un manque d’originalité dans une poignée d’épisodes de cette première saison. Par ailleurs, dans le même esprit, on constate des passages assez similaires, des répétitions dans certaines séquences, principalement dans la relation Elena-Stefan qui semble quelque peu tourner en rond et ne pas apporter grand-chose au scénario par moments.



Parlons-en du casting justement! Le trio d’acteurs formé par Elena et les deux frères vampires Stefan / Damon est sans nul doute le noyau dur de la saga. Même si, comme dit avant, les relations entre Elena et Stefan sont souvent sans grand intérêt et répétitives (bon et pis un peu trop mielleuses…), on apprécie le troisième personnage, Damon. Radicalement opposé, ce personnage apporte de l’humour, de la noirceur également et franchement une sacrée dose de punch à une grande partie des épisodes! A ce titre, il devient rapidement le personnage central de la saga, celui par qui la plupart des choses arrivent, celui qui est au cœur de presque toutes les sous-histoires… et celui qui aime mettre son petit grain de sel!

Par contre, une fois passé ce trio de personnages, restent des personnages secondaires pour lesquels nous ne portons que très peu d’intérêt au final, chacun restant assez distant de la lumière projetée sur notre trio. Certains personnages irritent même par moments (Matt et cette tristesse qu’il essaye de faire ressentir, Bonnie et cette attitude un peu enfantine parfois…).
Cependant, malgré le fait que nous ne soyons pas plus que cela attirés par ces personnages entourant le trio fatal, il est intéressant de voir comment les scénaristes essayent de nous familiariser à eux, notamment en nous plongeant dans leur intimité, leur vie familiale et en nous confrontant à leurs soucis (Bonnie et sa grand-mère sorcière, Caroline et sa mère avec qui elle est en parfaite opposition, Matt et sa famille peu aisée qui s’enfoncent toujours u peu plus dans leur malheur…).

Du côté des effets spéciaux, il faut bien admettre qu’il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, à la différence de la saga "true blood" par exemple, bien plus démonstrative dans l’hémoglobine. Demeure cependant le minimum syndical : les morsures au cou, les envolées de nos vampires et leur façon de se mouvoir, quelques maquillages faciaux (veines prononcées, yeux vides…) et le tour est joué.

La musique quant à elle colle parfaitement aux diverses séquences et s’avère assez variée avec des groupes comme Placebo, Gorillaz ou encore Smashing Pumpkins.



Au final, cette première saison de "the vampire diaries" est plutôt convaincante. Alors certes nous ne sommes pas ici face à un chef d’œuvre mais cette histoire vampirique très axée ados est suffisamment rythmée, parsemée de rebondissements et accrocheuse (de part quelques personnages et leurs interactions) pour s’y intéresser.



4/6 - David Maurice



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