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Réalisation
Ngai Kai Lam

Scénariste
-

Date de sortie
1988

Genre
rape and revenge

Tagline


Cast
Pauline Wong
Ching-Ying Lam
Elaine Jin
Kelvin Wong
Fui-On Shing


Pays
Hong Kong

Production


Musique
-

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(2 votes)
Kit-Ying est sauvagement violée par plusieurs hommes. Après avoir appris qu’elle avait le sida, elle n’a plus qu’une idée en tête, se venger et c’est ce qu’elle fera.



Ngai Kai Lam est un réalisateur hongkongais relativement prolifique dans les années 80, début 90. Son film le plus connu à ce jour est le ‘’cultissime’’ Ricky Oh: "Story of Ricky"/ Lik Wong, qui est d’ailleurs son avant-dernier film, rien depuis 1992. Dans "Her Vengeance", il nous plonge dans un Hong Kong crasseux de par sa photographie sombre, et par la présentation de la ville, où la plupart des femmes sont des objets sexuels et les hommes, des abrutis ou des voyous, et même le plus souvent les deux en même temps.



Cet ovni cinématographique est un CAT III et a tout ce qui se réfère à cette catégorie, soit un mélange de tragédie, d’humour et de gore. Le métrage débute avec une ambiance très sombre, lorsque Kit-Ying, à la sortie du boulot dans une ruelle peu éclairée, subit une agression sexuelle par une bande de vauriens. S’en suit un brin de mélodrame où on nous démontre la douleur mentale et physique de notre pauvre victime.

Mais sans prévenir, surprise, on change complètement de registre avec des scènes complètement loufoques, tel un gynécologue qui affirme par un simple examen génital que Kit-Ying a le sida ! Que son utérus va pourrir, ses seins rapetissés, etc. On a aussi droit à un paraplégique ninja tueur d’insectes… Vous voyez le genre, hilarant !



Ces scènes dramatiques et comiques nous amènent bien sûr à la vengeance de Kit Ying. Voilà qu’arrive enfin la violence, l’horreur et quelques litres d’hémoglobine. Et là, on a le droit à toute la panoplie, oreille coupée, acide en pleine tronche, etc. Mais malgré les actes de barbaries de notre vengeresse et bien que la version visionnée soit la ‘’uncut’’, on a vu pire, bien pire chez les Hongkongais, juste à penser à "Ebola Syndrome", qui lui mérite complètement son classement. Ici, on a un CAT III version allégée.

La performance de Pauline Wong, Kit-Ying, est tout à fait juste, elle donne un côté sérieux au métrage, toujours dans le ton, on sent qu’elle est aigrie. Par contre, le reste du casting nous offre des performances très caricaturales, tout est sur-joué, mais en même temps, vu le type de film, c’est parfait ainsi.



Par contre, la plus grande faiblesse de Her Vengeance est qu’aussitôt vu, il est aussitôt oublié. Quand le film est terminé, outre quelques scènes rigolotes, il n’en reste rien, du vide. Même la scène de viol ne nous atteint pas, on reste hermétique. Puisque le film n’a de réelle ligne de conduite, on reste simple spectateur externe.

Au final, la plus grande force de Her Vengeance est de sans cesse nous surprendre, tantôt dur, tantôt triste, tantôt tordant. Un divertissement bien sympathique, mais qui ne s’élève pas. À voir entre potes avec une bière à la main.








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