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Alors qu’il était dans le coma suite à une fusillade ayant mal tourné, le shérif Rick Grimes se réveille soudainement dans un Monde dévasté et peuplé de morts-vivants. Après avoir fait la rencontre de deux rescapés l’ayant informé que des poignées de survivants s’étaient regroupés non loin de là, à Atlanta, Grimes décide de partir à la recherche de sa femme et de son fils, persuadé que ces derniers sont encore en vie et qu’ils sont parmi les rescapés en question.

Une fois arrivé à Atlanta, le malheureux va tomber nez à nez avec des hordes de zombies affamés qui vont rapidement l’encercler. Alors qu’il pensait la fin toute proche, Grimes est secouru par un jeune homme qui va alors le présenter au groupe de survivants auquel il appartient. Avec ces derniers, Grimes va apprendre à survivre… et à tuer.






Série télé inspirée de la bande dessinée éponyme à succès, "the walking dead" devint très rapidement culte aux yeux de millions de téléspectateurs. Les histoires narrant des invasions de morts-vivants ont toujours fait mouche chez les fans de cinéma de genre et notre série ici ne fait pas exception à la règle.

Bien que l’idée de départ ne soit pas très inventive (un virus semble avoir engendré une prolifération de zombies affamés et des survivants tentent de survivre dans un Monde plongé dans le chaos), il faut bien reconnaître que cette série parvient assez facilement à se démarquer grâce à une histoire riche en péripéties, des personnages divers et variés que l’on suit avec engouement dans leurs mésaventures et des effets spéciaux réussis n’ayant pas à rougir face à certains blockbusters (bien au contraire).

Et que dire de cette ambiance de fin du Monde qui plane tout au long de la série : une plongée dans un pessimisme omniprésent, un chaos ayant décimé toute une population… Un Monde qui s’écroule et qui voit se multiplier, au Grand Damne des quelques survivants, des créatures sorties tout droit des Enfers et avides de chairs humaines. Dès le premier épisode, à l’image de l’introduction d’un "28 jours plus tard" avec son Londres dévasté, un sentiment de solitude et d’insécurité nous parcourt (de grandes plaines désertes, des villes transformées en véritables cimetières, un silence parfois inquiétant et menaçant, une poignée d’êtres égarés seulement qui font leur apparition…) et ne cesse de nous faire comprendre que nous sommes vulnérables face à cette menace grandissante qui grouille dans les rues et les campagnes avoisinantes.

Voilà donc l’ambiance qui règne tout au long des six premiers épisodes de la série (et encore longtemps après…) "the walking dead". Une ambiance qui ne peinera pas à tenir en haleine le téléspectateur qui enchaînera probablement d’une traite les six épisodes de la première (et courte) saison.



"The walking dead", c’est également un casting fort intéressant, une galerie de personnages tous différents les uns des autres et ayant pour une bonne partie d’entre eux ce « petit quelque chose » qui fait qu’on ne les oublie pas au fil des épisodes et que l’on est curieux de savoir ce qui va leur arriver, en bien comme en mal.
Des personnages que l’on suit de contrée en contrée et que l’on découvre au fur et à mesure sous plusieurs aspects (certaines et certains se dévoilent réellement plus ou moins rapidement). D’ailleurs, les deux derniers épisodes (indéniablement moins entraînants et moins rythmés que les précédents) se distinguent par cette volonté de nous en dévoiler plus sur la psychologie des personnages, sur les questionnements qui fourmillent au sein du groupe de survivants… Bref sur leurs interrogations face à ce Monde chaotique qui les entoure.

Bien que cette galerie de personnages s’avère fort attrayante, cette dernière fait également la part belle aux stéréotypes que nous connaissons bien (le policier servant et dévoué prêt à combattre le Mal, les racistes haineux et bagarreurs, le jeune geek qui prend les devants, le vieux sage…) sans pour autant tomber dans l’exagération (la blonde aux gros seins qui fait saliver ou l’homosexuel sur qui on aime blaguer ne sont pas de la partie par exemples…).

Et que dire des effets spéciaux? Hé bien que ces derniers nous en mettent plein la vue! Même si l’on pouvait s’attendre à du bon boulot dans le domaine des effets spéciaux et des maquillages en voyant dans le générique dès l’introduction du premier épisode le nom de Greg(ory) Nicotero (*), on ne peut que rester les yeux écarquillés devant certains morts-vivants (*l’homme ayant travaillé sur les effets spéciaux et maquillages de très nombreux films tels que "day of the dead", "intruder", "re-animator 2", "Freddy sort de la nuit", "l’antre de la folie", "une nuit en enfer", "planète terreur"…).



Affamés, sanguinolents, mutilés… les zombies de "the walking dead" sont carrément effrayants (surtout quand ces derniers sont pris seul à seul devant la caméra). Les maquillages (veines violettes, yeux en sang, dents pourries…) sont très réalistes et prouvent qu’il ne suffit pas de faire dans la surenchère de gore (même si certaines scènes sont très sanglantes et cruelles comme la mise à mort d’un cheval par exemple) pour avoir un métrage de zombies réussi (on pense notamment au terrifiant "l’enfer des zombies" de Lucio Fulci, véritable chef d’œuvre en la matière). Les bruitages (bruits de pas, craquements, grognements…) sont également bien conçus et participent au réalisme saisissant de certaines séquences.

On appréciera également de voir des zombies peu énergiques, lents, à la démarche bancale et maladroite (même si ces derniers peuvent parfois s’avérer étrangement vifs et n’hésitent pas à grimper à un grillage ou à monter à une échelle) et non des morts-vivants à "l’armée des morts", certes plus tenaces et rapides, mais tellement plus éloignés du concept de départ du film de zombie (Fulci, Romero et compagnie). Les morts-vivants qui effrayent, ce sont bien ceux qui ont cette démarche de pantin, ces yeux vides et cette bouche grande ouverte laissant échapper un filet de sang coulant le long du menton…

Effets spéciaux ne riment pas uniquement avec zombies : les décors sont également remarquables. Paysages déserts, villes abandonnées, ruelles vides, magasins pillés et saccagés, vitrines brisées, voitures accidentées… Un Monde post-apocalyptique de toute beauté qui fait parfois froid dans le dos!

Loin de certaines séries bien niaises, "the walking dead" est probablement l’une des séries télé de cette deuxième décennie à voir. Histoire parsemée de péripéties, personnages attrayants, effets spéciaux saisissants et ambiance post-apocalyptique effrayante : si cela vous met l’eau à la bouche alors n’hésitez plus!


Six épisodes dans la première saison :
1. Passé décomposé (Days gone bye)
2. Tripes (Guts)
3. T’as qu’à discuter avec les grenouilles (Tell it to the frogs)
4. Le gang (Vatos)
5. Feux de forêt (Wildfire)
6. Sujet-test 19 (TS-19)



5/6 - David Maurice



Heureusement que c'est court...

Portrait de Steeve Raoult

4.02

Le faible nombre d'épisodes est la qualité principale de cette première saison, qui fait ainsi illusion mais comporte en germes les défauts qui deviendront insupportables dans les saisons suivantes. On tourne très vite en rond, l'intrigue s'essouffle après deux épisodes et les personnages sont rarement intéressants. Restent des effets spéciaux généralement réussis, et une ambiance (post-)apocalyptique très réussie...

Simply the best !


6

Que dire de plus sur cette formidable série réussissant à être mieux que la BD, et portée par un acteur charismatique qui s'affirme progressivement à chaque saison. Immanquable.