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Réalisation
Evan Kelly

Scénariste
Josh MacDonald

Date de sortie
2010

Genre
thriller

Tagline


Cast
Stephen Chambers
James Gilbert
David Patrick Flemming
Matthew Amyotte
Glen Matthews
Mary-Colin Chisholm


Pays
Canada

Production


Musique
/

Effets spéciaux



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Moyenne: 3
(2 votes)
Quatre vieux copains rejoignent Tyler à son chalet dans le but d’y disperser les cendres de sa défunte mère. Ils y découvrent un étrange « corridor » qui les poussera vers la destruction et la mort...



Le film indépendant The Corridor est le premier long métrage réalisé par Evan Kelly. C’est un thriller surnaturel tourné dans le blanc de l’hiver canadien.

Dès le départ, on nous emmène dans la folie du personnage central, Tyler. Lorsque ses amis pénètrent dans sa demeure, ils y découvrent Pauline, la mère de Tyler, morte, par terre. Soudainement, Tyler fait irruption du placard et il a complètement perdu la tête. Il attaque ses amis, couteau à la main. Il se retrouve alors interné dans un hôpital psychiatrique durant une durée indéterminée. À sa sortie, ses vieux amis décident de de le soutenir malgré les évènements passés, et vont au chalet, pour l‘accompagner dans ce moment difficile.



Jusque là, le film est très prometteur. Les personnages sont relativement attachants, ils ressemblent à nos amis, nos voisins. Kelly crée une ambiance intime, immersive. Au chalet, il prend son temps pour nous faire découvrir la personnalité et les difficultés de chaque personnage. Le casting, constitué de jeunes adultes, relativement inconnus, est crédible. On arrive à croire que c’est une vieille bande de potes, qui se réunie et qui partage sur le passé, le présent et l’avenir, comme on le ferait tous.

Lors d’une sortie dans les bois, ils découvrent un « corridor », un genre de sentier surnaturel. C’est alors que, ‘’petit à petit’’, la folie s’empare de notre bande de joyeux lurons. Le couloir les possède, et leurs comportements se mettent à changer. Les secrets de chacun deviendront sources de leurs malheurs.



Hélas , plus le film avance, plus il perd en force. L’intimité et la subtilité quittent l’écran pour laisser place à une suite d’évènements relativement loufoques, qui nous laissent perplexes. Le rythme du film est complètement changé, on passe à la vitesse supérieure ! La seconde partie du métrage est très décalée de l’ambiance dans laquelle on baignait. On y croyait, mais on y croit de moins en moins.

Nous avons droit à quelques scènes ensanglantées qui sont convenables, mais côté corridor, là, il y a un soucis. On voit clairement le manque d’expérience et de budget. On est presque aveuglé par ce sentier CGI.... Donc, malheureusement, on décroche peu à peu. On n’arrive plus à être touché par le destin des protagonistes. Du coup, on regarde de l’extérieur, un film qui nous avait fait pénétrer dans un univers plutôt intimiste.



Bien évidemment, j’ai été séduite par l’environnement. On retrouve la végétation du Canada, l’hiver, la vraie neige, celle qui colle au pantalon et qui craque quand on la piétine. Plusieurs scènes ont lieu à l’extérieur, mais cette froide beauté n’est pas exploitée comme elle aurait pu l’être. Elle n’est vraiment que décor, aucune mise en valeur.

Malgré quelques déceptions, The Corridor est loin d‘être mauvais. Il a même remporté le prix du choix du public à Fantasia 2011, mais suite à une si agréable entrée en matière, on attend plus de la suite, plus de finesse. N’oublions pas que le film n’est pas une grosse production, avec beaucoup de novices à bord, donc, sous cet angle, ils ont fait du bon boulot.









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