RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Votre note: -
Moyenne: 2.6
(9 votes)
Nell Sweetzer n’a pas été complètement guérie par son dernier exorcisme. Elle est de retour et avec elle… ses démons.



Parmi la flopée de films de possession de ces dernières années, "Le Dernier exorcisme" était celui qui m’avait laissé le "meilleur " souvenir, grâce à scénario un peu moins convenu et quelques passages efficaces, malgré l’aspect found footage qui m’agace souvent. Hélas, le genre étant décidément à la mode, le film de Daniel Stamm voit maintenant arriver une suite, un second dernier exorcisme, dont l’intérêt n’était dès le départ même pas discutable : il n’y en avait aucun.



"Le Dernier exorcisme part II" (j’aurais pu faire un paragraphe sur ce titre traduit à moitié, mais je vais vous épargner ça) prend place juste après la fin du premier. La jeune Nell, ayant survécu à son exorcisme, a perdu la mémoire et est envoyée dans un centre pour jeunes filles perturbées à la Nouvelle-Orléans. Pas de bol, le démon Abalam a toujours envie de s’introduire en elle (si vous n’aviez pas saisi la métaphore sexuelle de la possession, cela va vous être martelé pendant tout le film). Et quel meilleur moyen pour la séduire que de la faire devenir folle en la harcelant de visions, d’hallucinations auditives ou d’apparitions soudaines ? Pour avoir déjà essayé, non, ce n’est pas la méthode de drague idéale.



Bienvenue donc à la foire aux jump-scares d’Abalam, où tout est prétexte à vous faire exploser le son à la tronche, souvent pour rien (mon dieu, un ami approche derrière Nell et met sa main sur son épaule !), où tout le monde finit par avoir un comportement suspect et où l’électroménager n’en fait qu’à sa tête. Le scénario de Damien Chazel ne va rien nous épargner, et surtout pas ces personnages qui débarquent de nulle part, ou disparaissent totalement sans crier gare. Et cette pauvre Ashley Bell, si inquiétante dans le premier volet, semble ici se demander ce qu’elle fait là…



Tout ça pour nous mener à une scène d’exorcisme qui ne sauvera pas le film, puisqu’il ne s’y passera absolument rien. De toute manière, on prend bien soin à nous cacher tout débordement de violence, la caméra sortant littéralement de la pièce pour nous éviter toute scène un peu sanglante. En gros, le film ne fait pas peur et n’est pas violent, laissant le cahier des charges désespérément vide. Ah si, nous aurons bien droit à quelques épileptiques, quelques gros mots prononcés du bout des lèvres (et qui choquent immédiatement la pauvre actrice qui les prononce) et une petite lévitation pour le plaisir.

C’est très pauvre, et donc absolument sans intérêt. On espérera ainsi que ce Dernier exorcisme soit cette fois bien le dernier, surtout si les scénaristes restent possédés par cette volonté d’édulcorer un maximum un film de ce genre. Pauvre cinéma d’horreur.








Du même réalisateur :